Critique de film

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La Dernière maison sur la gauche

"The Last house on the left"
affiche du film

Les Collingwood possèdent une maison isolée, sur les berges d'un paisible lac. C'est là, qu'un soir, leur fille, Mari, et sa copine Paige se font enlever par un psychopathe évadé, Krug, sa compagne Sadie, son frère Francis et son fils, Justin. Laissée pour morte, Mari tente désespérément de contacter ses parents, John et Emma, qui sont sa dernière chance de survie. Elle se réfugie dans une cachette qu'elle croit sûre, mais la bande l'y retrouve, et le cauchemar reprend de plus belle. Sitôt informés du drame, John et Emma Collingwood se rendent sur place, prêts à toutes les extrémités pour sauver Mari. Les tortionnaires de leur fille maudiront à jamais le jour où ils échouèrent dans "La Dernière maison sur la gauche"...

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Trailer - La dernière maison sur la gauche (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La dernière maison sur la gauche - La vengeance est un plat qui se mange froid...et saignant !
Par : Samuel Tubez
Tags : Perversion / sadisme

Wes Craven (ici accompagné de Sean S. Cunningham) continue de jouir tranquillement de ses succès passés en produisant des remakes à la pelle de ses illustres faits cinématographiques. Avant « A Nightmare on Elm Street 2010 », on reçoit donc à ce jour La dernière maison sur la gauche version 2009. On en attendait pas grand-chose (et même rien du tout à vrai dire) et pourtant, l’œuvre parvient quelque peu à se démarquer de l’univers aseptisé du remake sans couille et sans imagination du tout-venant hollywoodien.

Deux adolescentes sont kidnappées, violées et tuées par un gang de voyous. A la suite de divers évènements, les tueurs trouvent involontairement refuge chez les parents de l’une des victimes. Lorsque les hôtes se rendent compte à qui ils ont affaire, ils décident de faire payer très cher aux tortionnaires leurs actes meurtriers.

Le coup de l’arroseur arrosé, ici appliqué au « rape and revenge », ça possède toujours autant son petit charme ironique. A l’époque (1972, les débuts de Wes Craven dans le cinéma d’épouvante), La dernière maison sur la gauche parvenait avec une tonalité crue et ses situations extrêmes à créer un véritable malaise auprès des spectateurs ébahis par tant de cruauté. Aujourd’hui, beaucoup de tabous sont tombés et il est dès lors plus difficile de traumatiser l’audience. Reprenant à peu de chose près la trame de l’original (l’une ou l’autre liberté risquent toutefois de peut être secouer les connaisseurs), cette version 2009 affiche une brutalité telle qu’elle redonne foi en l’horreur hollywoodienne et à ses sempiternels remakes. Dennis Iliadis (Hardcore) livre ici un film osé (même si un poil en dessous de la cruauté affichée par la version Craven), totalement dénué d’humour et qui possède en outre une mise en scène réellement inspirée. Ainsi, une scène de viol s’avère relativement insoutenable et l’instant où l’une des victimes prend la fuite renferme une grande poésie (si, si). En outre, l’interprétation est de manière générale à la hauteur, ce qui rend l’ensemble franchement convaincant et prenant. Non vraiment, cette Dernière maison sur la gauche est une bonne petite surprise !

Voilà un remake qui, en respectant la trame et le ton de son modèle, s’avère tout à fait honorable. Brutal et totalement dénué d’humour, La dernière maison sur la gauche est l’un de ses films sans aucun compromis qu’on aimerait voir plus souvent sortir des studios hollywoodiens. Comme quoi, il y a encore de l’espoir, les amis !


Critique de La dernière maison sur la gauche - A la source du rape and revenge
Par : Fred Pizzoferrato

Réalisé en 1972, La dernière maison sur la gauche fut le premier film du jeune Wes Craven, une œuvre crue et brutale, non dénuée de scories mais à la puissance singulière et durable. Le métrage, déjà inspiré par La source de Bergman, lança une vague, un temps fructueuse, dite du « rape and revenge », donnant par la suite des métrages tels Le dernier train de nuit, La proie de l’autostop et I spit on your grave. Par la suite, Last house on dead end street, Last house on the beach, Last house near the lake, Last house in the woods, Last house on hell street exploitèrent le schéma ou, du moins, un titre porteur au point qu’on vit même un Baie sanglante promptement rebaptisé « Last House On The Left 2 ». Fred J. Lincoln, acteur dans le film de Craven reconverti dans le X dirigea et joua même dans un porno référentiel nommé Last whorehouse on the left. Bref, une descendance nombreuse qui donna à l’original la réputation d’un monument du cinéma d’exploitation des années 70.

L’idée d’un remake devait forcément intéresser Hollywood, tenté depuis quelques années par la relecture sanglante des classiques (réels ou supposés) de l’horreur. Wes Craven, décidé à exploiter son fond de commerce après la réussite critique et commerciale de La colline a des yeux version Aja, lança donc l’idée d’une révision de son premier long-métrage. Difficile pourtant d’envisager une nouvelle Dernière maison sur la gauche à notre époque, certes plus permissive au niveau du gore, mais également moins encline à explorer les sentiers malsains empruntés par l’original. De même, la version 1972 semblait solidement ancrée dans un contexte particulier et une remise au goût du jour s’imposait. Ce fut au cinéaste grec Dennis Illiadis, précédemment auteur de Hardcore, un long-métrage consacré à la prostitution à Athènes, de relever le défi.

La première difficulté consistait sans doute à retrouver la spontanéité et l’approche violemment rageuse du métrage de Wes Craven après près de quatre décennies d’imitations souvent peu convaincantes. Dennis Illiadis y parvient pourtant en reprenant l’intrigue pratiquement à l’identique mais en effectuant des ajustements mineurs pour mieux coller à notre temps. Marie et son amie Paige partent en ville pour faire la fête, croisent la route du jeune Francis et le suivent dans un motel pour y fumer quelques joints. A la fin de l’après-midi, le père de Francis, une brute nommée Krug, débarque en compagnie de sa compagne et d’un de ses amis. Récemment évadé de prison, Krug décide de kidnapper les deux filles, les emmènent en forêt et les viole avant de les laisser pour mortes. Le gang finit par échouer dans une maison isolée où vivent les parents de Marie, lesquels découvrent peu à peu la vérité. Lorsqu’une Marie agonisante revient chez elle, les parents décident de rendre coup pour coup à Krug et compagnie.

Au niveau du scénario, La dernière maison sur la gauche se montre plus cohérent que son modèle, remplaçant les coïncidences et événements peu plausibles par un enchainement de situations nettement plus logiques. L’humour pénible se trouve également évacué, Illiadis supprimant totalement l’inutile enquête policière menée par des flics incompétents et censée atténuer la noirceur du propos par des éléments comiques ratés et déplacés. Malheureusement, Illiadis simplifie aussi la donne en ôtant au métrage certains passages perturbants, lesquels renvoyaient finalement dos à dos les parents et les assassins, tous étonnés d’avoir sombré dans une véritable spirale de violence. La fameuse séquence du viol, longuement étirée en 1972, se montre ici fort timorée et élude toutes les humiliations antérieures pour ne garder qu’un bref passage pratiquement dénué d’impact. La force brute de la scène donnait, chez Craven, un caractère malsain et déplaisant au long-métrage mais tout cela est globalement évacué par le remake, lequel traite le viol non comme le pivot central de l’intrigue mais comme une scène parmi d’autres qui, jamais, ne fait naitre le moindre dégoût chez le spectateur.

L’opposition entre les « gentils » et les « méchants » verse également dans un certain manichéisme, les premiers incarnant la famille américaine typique issue d’une publicité télévisée alors que les seconds s’apparentent aux grands méchants loups des contes de fées. Le rapprochement avec « Le Petit Chaperon Rouge », déjà perceptible en 1972, se montre ici encore plus évident et se teinte d’une certaine morale diffuse, les jeunes filles trop libérées finissant par tomber dans les griffes du croque-mitaine avant que leurs parents ne viennent les secourir. Un peu schématique sans doute. Certaines caractérisations des personnages semblent d’ailleurs introduites dans le seul but de se révéler utiles au moment opportun : la demoiselle championne de natation et le papa médecin apportent deux éléments cruciaux qui permettront à l’intrigue d’avancer ultérieurement. Cependant Illiadis démontre également un réel sens du suspense et adopte la devise du grand Alfred en donnant aux spectateurs toutes les informations utiles mais en laissant ses personnages agir avec un temps de retard. La question n’est donc plus de savoir si la violence finira par éclater mais bien de deviner quand et comment la situation évoluera vers le chaos et la barbarie. De bons choix donc pour une orientation très portée sur le thriller tendu et redoutablement efficace. Au niveau de la mise en scène, Illiadis se met au diapason de ses ambitions en rendant l’ensemble bien plus professionnel. Si cette nouvelle version ne possède pas l’aspect quasiment documentaire de l’original, le cinéaste opte pour une réalisation solide dénuée de l’amateurisme de Craven.

La dernière maison sur la gauche traitant essentiellement des relations entre une poignée de personnages placés dans une situation extrême (comme en témoigne l’accroche publicitaire « jusqu’où iriez-vous… »), le choix des acteurs s’avérait primordial. Garret Dillahunt assure donc la délicate succession du menaçant David Hess et adopte un jeu plus posé mais tout aussi efficace. Dillahunt traduit admirablement la dangerosité à peine dissimulée de ce redoutable prédateur spécialisé dans la manipulation des plus faibles et rend son personnage vraiment terrifiant. Mais, alors que Hess volait la vedette de toute la distribution dans le métrage de Craven, ce remake se montre plus homogène et le reste du casting s’avère tout aussi convaincant. Si on peut regretter la transformation de « Krug et compagnie » en criminels plus conventionnels (loin des Freaks aux yeux hagards d’antan, parfois étonnés de leurs propres actes), la démarche est compréhensible et cohérente avec un métrage voulu sérieux, dramatique et réaliste.

Reste que La dernière maison sur la gauche refuse de reprendre certains éléments, jugés sans doute trop choquants, de l’œuvre de Craven (la scène de lesbianisme forcé et l’humiliation à base d’urine des deux adolescentes, la fameuse fellation conclue par une violente castration buccale). Paradoxalement, Illiadis « compense » cette relative retenue en donnant dans la violence exacerbée, éludant la suggestion malsaine pour se vautrer dans un gore démonstratif mais moins percutant. Le cinéaste transforme ainsi le « rape and revenge » tenté par le thriller d’auto-justice en survival plus classique mais, heureusement, La dernière maison sur la gauche assume au final son statut de production revancharde en offrant au spectateur une dernière séquence virant au Grand-Guignol mais bien sympathique. Alors que la seconde moitié du film voulait se dédouaner du thème de la justice personnelle en transformant la vengeance en pulsion de survie, la toute dernière scène renoue avec l’esprit « vigilante » de l’original : son héros condamne à mort l’immonde Krug et applique lui-même la sentence.
Illiadis offre enfin une conclusion réellement réactionnaire à son métrage, jusque-là assez timoré au niveau du « message » et, en cautionnant finalement la peine de mort, le cinéaste retrouve in extremis l’énergie des Dirty Harry et autres Death wish des seventies, lesquels ne craignaient pas de montrer le « héros » supprimer le « méchant » sans lui chercher des excuses. Le véritable problème de cette scène réside malheureusement dans l’utilisation ridicule d’un four à micro-ondes pour l’exécution de la peine capitale, terminant La dernière maison sur la gauche sur une note légère et humoristique peu à sa place dans l’univers développé. Il eût été beaucoup plus efficace de montrer Krug abattu d’une balle dans la tête par les parents de sa victime mais les producteurs ont optés hélas pour ce « gag » final inadéquat laissant le spectateur quitter la salle avec le sourire et non la nausée.

La dernière maison sur la gauche constitue donc un remake très efficace, beaucoup plus professionnel, cohérent et maîtrisé que l’original. L’extrême violence visuelle ne l’empêche pas, non plus, d’être moins brutal et plus réservé, le réalisateur ayant troqué la violence rugueuse et le malaise viscéral au profit d’une vengeance sanglante et d’une conclusion nettement moins dépressive. En dépit de ces réserves, le remake se montre une bonne surprise, globalement réussie et bien menée qui rejoint La colline a des yeux, Massacre à la tronçonneuse ou L’armée des morts au rang des remakes réussis de classiques de l’horreur des seventies.


Critique de La Dernière Maison sur la Gauche - Revenge allégé
Par : Chroniqueurs

Par Alexis W.

Alors que l’Amérique connaît une vague de remakes sans précédent, il y avait de quoi se montrer suspicieux envers celui de La Dernière maison sur la Gauche. Mais voilà, Dennis Iliadis a sur se montrer respectueux envers l’œuvre de Wes Craven et son métrage fut loué par la quasi entièreté des fantasticophiles. Certes la réalisation est belle, les acteurs excellents et le film arrive à se démarquer de celui deCraven, par une approche plus esthétisante et moins voyeuriste, mais c’est peut-être par là que le bât blesse, car, en édulcorant un peu la violence des actes afin de toucher un plus large publique, Iliadis pond un film un peu fadasse et moins attirant que l’original. Les motivations de la bande de Craven étaient en effet toutes autres, son film étant purement voué à l’amusement, ce qui se transforme ici en une œuvre au ton plus sérieux dont la volonté est clairement d’être plus hard.

Ceci rend d’emblée la bande moins terrifiante, même si Iliadis s’échine à donner aux deux comparses de Krug un comportement assez fêlé sans, malheureusement, insister assez sur leur caractère démentiel, ce qui leur confère un rôle un peu en deçà de ce que l’on aurait pu espérer. L’aspect bien trop gentil du jeune fils de Krug vient, lui aussi, perturber les ambitions du cinéaste, car une fois de plus, sa présence délaye la violence et la tension ambiante. Même si son personnage est intéressant, il fait effet tampon entre la violence brute et le ressenti du spectateur. De plus, bien que le sort de Paige, la copine de l’héroïne, soit peu enviable, le traitement réservé à cette dernière est largement plus soft que dans l’original. S’il est certain que la séquence de viol demeure tout de même éprouvante, la façon dont les faits sont exposés demeure quelque peu absurde, la faute à un climax pas toujours bien établi.

Si, au final, on s’attendait à un rape and revenge en bonne et due forme, ce sont plutôt de scènes presque anodines (la suture d’un nez) que La Dernière Maison sur la Gauche tire son essence. A ce titre, Iliadis ne parvient jamais véritablement à poser les bases d’un véritable rape and revenge car, là où Craven parvient à rendre ses personnages détestables, le réal grec n’y parvient guère. Dès lors, la jouissance de la vengeance finale de l’original demeure relativement discrète dans ce remake. Malgré ces défauts par rapport à une œuvre originale qui aura marqué son époque, le film de Dennis Iliadis ne sombre jamais dans le putassier et se montrer relativement efficace la plupart du temps. De plus, l’interprétation est excellente, la réalisation fort correcte, voire même parfois inventive lors de certains plans aquatiques et autres poursuite.

Malgré un manque d’insiste sur le côté revenge du métrage ( l’absence d’interminables scène de tortures malsaine et autres violences gratuites n’étant heureusement pas une tare), le film oscille donc entre l’excellent et le moyen. Mais un peu plus de méchanceté et de hargne dans certaines scènes n’aurait nullement nui au métrage. Au final, le remake d’Iliadis oscille entre le propret et le crado soft, qui s’il n’entache pas la mémoire de l’original, n’en atteint jamais l’intensité et la violence viscérale.


Commentaires sur le film

la derniere maison vers la gauche

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Moi,jai beaucoup aime ce film jai surtout trois coup de coeur envers les personnages il ya sutout mari et peaje et surtout justin. .ca ma beaucoup plus le contexte de l`histoire.Mais je trouvait que mari fesait vraiment pitier mais tout au long de l`histoire elle a reste forte et courageuse !

21 août 2009 à 16:08 | Par audrey
Le dernier remake de Wes

3 etoiles

On l’a compris depuis un moment, les films de Craven sont peut être un peu surestimés. Sans être réellement subversive, cette nouvelle version s’avère très soignée et franchement, on y croyait pas !

31 août 2009 à 21:08 | Par Isokilla
La dernière maison sur la gauche

4 etoiles

4 février 2012 à 12:02
La dernière maison sur la gauche

4 etoiles

4 février 2012 à 12:02

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