Critique de film

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Le Dernier Rite

"The Haunting in Connecticut"
affiche du film

Pour se rapprocher de la clinique où leur fils malade d'un cancer est hospitalisé, les Campbell décident d'emménager dans le Connecticut. Ils ne savent pas que la charmante maison victorienne dans laquelle ils vont loger est un ancien dépôt mortuaire. Jonah, le fils du propriétaire, va bientôt les mettre en contact avec des morces maléfiques...

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Trailer - The haunting in Connecticut (2009)
Par : Damien Taymans

The Haunting in Connecticut
Trailer vo publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Dernier Rite - Chimio, c’est chez toi !
Par : Wizzdumb

Alerte ! Alerte ! Front orageux chargé de couillonnades avant même de voir le film : la terrible mention « basé sur des faits réels » qui surgit dès qu’on glose sur la péloche en question, tel un Caïn de la pub qui essaie de se faire un paquet de beurre sur le dos de son Abel de long-métrage. Ce genre de mise en garde commence doucement à taper sur le système car, quitte à nous prendre pour des cons, autant y mettre les formes : voyez seulement William Castle et ses ambulances à la sortie des cinémas ou ses fameux « tinglers » incorporés aux sièges de cinéma qui vous tapaient une drille au derche quand il le fallait (et on cause années 60’ là !). Non, non : maintenant, c’est la tagline paresseuse répétée à l’envi – quitte à être mensongère – qui vend le produit.

Soit. Cette fois-ci au moins, on n’a pas droit à un nouveau found footage où la sœur d’untel lance une casserole pour effrayer le labrador de machin bidule. C’est toujours ça de gagné…
Mine de rien, on sent que le réalisateur Peter Cornwell est quelqu’un de bonne foi. Il y a une envie de rendre hommage aux classiques, de privilégier une mise en scène conventionnelle (sans être péjorative), et de donner du corps à ce pitch ectoplasmique. Le voilà parti pour raconter l’histoire de Sara et Peter Campbell (respectivement Virginia Madsen et Martin Donovan) qui, malgré des difficultés financières pesantes, décident de louer une maison au rabais pour être plus proches de l’hôpital où leur fils (Kyle Gallner, sorte de mini Robert Pattinson essoré de la franchise Twilight) est soigné pour un cancer. Mais voili voilou, la maison, c’est pas pour rien qu’elle est déclassée ! Y a du fantôme dans l’air, de l’esprit frappeur et des visions effrayantes en pagaille…

Partant de ce postulat de base, Cornwellse cache gentiment derrière le côté « véridique » pour faire le quota syndical dans sa première partie (références à Poltergeist, Shining, un plan de coupe qui est une référence ouverte – espérons un hommage – à l’Amityville de Rosenberg) et se contente d’aligner les scare jumps, ainsi que le jeu cadre/hors cadre, avec une régularité aussi surprenante qu’un réveille-matin en pleine semaine de boulot. Histoire de plomber vraiment l’ambiance, Cornwell marque la densité des personnages par des intrigues secondaires qui cassent le rythme déjà plan-plan et qui semblent superfétatoires : le père, ancien alcoolo, va-t-il craquer ? (Ouuuuh, sumspemse !), le fils qui trimballe le crabe pourra-t-il vaincre les méchants parce qu’il fait désormais partie des Chevaliers du Zodiaque ? La mère trouvera-t-elle Dieu à force de jouer avec son chapelet ou sert-elle juste de caution morale pour un public avisé des Etats-Unis ? Louable sur papier, mais à force de se disperser avec des semblants de pistes dramatiques, on fait quoi, nous spectateurs hein ? On s’intéresse à quel aspect du patchwork ? Aux fantômes ? Aux mystères du passé ? À Moïse ? À la bière ? Incapable de se focaliser sur une ligne de conduite précise, Cornwell préfère noyer le spectateur avec des gimmicks sonores intempestifs (des effets de manches qui se répètent ad nauseam) et une bande-originale omniprésente qui fait presque oublier que le silence est un des meilleurs alliés de ce genre. Comme si Cornwell voulait combler son vide par du bruit.

Et pourtant ! Dans la deuxième partie, il craque le slip. Il prouve enfin que certaines scènes, apostrophées au début, témoignent d’une réelle volonté de marquer les gens. On sent l’esthète, le gars qui veut quelque chose de plus ramassé mais qui, perdu entre le bof et le Bosch, laisse faire et regarde déjà au loin son bébé partir avec déception dans un final pataud et complaisant.
Last but not least : je tiens à souligner l’esprit d’à-propos des sous-titres français qui m’ont fait hurler de rire avec cette phrase mémorable : « quand ils ont déplacé les tombes, ils sont tombés sur un os ».

Fausse histoire vraie, Le Dernier Rite pille les classiques (Poltergeist, Amityville, Shining, The Messengers) pour un frisson qui ressemble plus à une caresse de puceau. Malgré un deuxième acte qui rehausse le niveau, le mal est déjà fait et on se dit been there, done that.


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