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Décès de Stan Winston

18 juin 2008 | Par : Gore Sliclez

Un génie s’en est allé...

C’est avec tristesse et stupéfaction que le monde du cinéma fantastique apprend la nouvelle du décès de Stan Winston, dimanche à l’âge de 62 ans. Véritable légende des effets spéciaux, ce Californien au teint perpétuellement hâlé, la barbe poivre et sel et l’éternel sourire au coin des lèvres était d’abord un personnage très sympathique avant d’être terriblement doué pour le maquillage.

Originaire de Virginie, le jeune Winston débarque à Hollywood en 1969. Il rêve d’être acteur, mais c’est vers l’art du maquillage qu’il se dirige finalement. Il connaît l’histoire du cinéma et sait y puiser son inspiration. Il fait son apprentissage au sein des studios Disney - 6000 heures de cours - et remporte moins de trois ans plus tard son premier trophée, un Emmy, pour les effets du téléfilm Gargoyles. Troisième caractéristique : Winston est doué.

Depuis, il a créé quelques-unes des créatures les plus fameuses du cinéma. Sa spécialité : les poupées mécaniques animées électroniquement ou animatronics. Nombre de celles qu’il a imaginées ont contribué au succès de bien des films célèbres. Le monstre de The Thing (1982) de John Carpenter, c’est lui. Le cyborg de Terminator et sa suite (1984, 1991) de James Cameron, encore lui. La reine des Aliens (1986) du même Cameron, toujours lui. La créature de Predator et sa suite (1987, 1990), idem. Sans compter les maquillages ou accessoires de Edward aux mains d’argent (1990) et Batman le défi (1992) de Tim Burton, de Entretien avec un vampire (1994), les animaux de Congo (1995) ou de L’Île du docteur Moreau (1996), les jouets vivants de Small Soldiers (1998), les revenants du Sixième Sens (1999)... Sans oublier, bien sûr les tyrannosaures, vélociraptors, tricératops et autres ptéranodons des trois Jurassic Park, la grande oeuvre de Winston, qui n’a cessé de se surpasser à chaque épisode, jusqu’à son nouveau record : un spinosaure grandeur nature de six mètres de haut, 13 tonnes et 1000 chevaux de puissance, plus élaboré qu’un robot de la Nasa.

Ce sont également ces studios qui se sont occupé du maquillage impressionnant des monstres de Wrong Turn. À la tête d’un studio d’effets spéciaux qui porte son nom, il s’associe en 1993 à James Cameron au sein de Digital Domain, société dévolue aux images de synthèse.

Enfin, Stan Winston c’est aussi quatre Oscars, six Saturn Awards, trois Bafta ou encore deux Emmy Awards parmi les nombreuses récompenses reçues.
Il travaillait dernièrement sur le prochain Terminator (Terminator Salvation : The Future Begins) comme superviseur des effets spéciaux.
So long Stan…

Commentaires

RIP Stan...

18 juin 2008 | Par Damien

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