Critique de film

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Death sentence

"Death sentence"
affiche du film

Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l'existence de Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu'il fait le plein d'essence avec son fils aîné, Brendan, la route de Nick va croiser celle d'un gang. Son fils n'y survivra pas. Bien qu'arrêté, le coupable, Joe Darly, est vite libéré. Pour Nick, il n'est pas question qu'il puisse s'en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même l'assassin de son fils. Après avoir abattu Joe, Nick tente de revenir à son ancienne vie auprès de sa femme, Helen, et de son fils survivant, Lucas. Nick croit que tout est fini, mais il a du sang sur les mains, et le grand frère de Joe, Billy, le chef du gang, est sur ses traces. Jusqu'où iront les deux hommes au nom de leur famille ?

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Trailer - Death sentence (2007)
Par : Damien Taymans


Death Sentence Trailer vf HD par morlok_502

Les critiques à propos de ce film

Critique de Death sentence - Attention, ce fillm tue...
Par : Chroniqueurs
Tags : Vigilante

Par Dante

James Wan fait office, depuis un petit moment, de surdoué du cinéma de genre. Après l’ouragan Saw, et le moins bien réussi mais tout de même respectable Dead Silence, le jeune génie australien enchaîne avec Death sentence, vigilante hardcore et méchamment décomplexé.

Les vigilantes ont toujours fait figure à part dans le registre de l’action. Appelé aussi film de vengeance, elle n’a connu jusque-là rien de bien notoire, comme le moyen Man on fire de Tony Scott. Après le récent A vif qui a porté à controverse, Death Sentence est destiné à ravager une fois de plus les codes et les préjugés qui courent sur le genre. Complètement décomplexé, Wan se lâche et qui d’autre que Kevin Bacon aurait pu incarner ce père de famille qui tombe dans la spirale de l’autodestruction.

Porté par un scénario simple mais efficace, qui ne laisse pas libre champ à la violence gratuite mais offre de la place aux émotions et à l’histoire, le film est donc parfaitement calibré, aucun temps mort mais aucune overdose de violence non plus. James Wan évite de tomber dans le manichéisme simplet qui colle souvent aux films d’action, et nous offre le portrait torturé et douteux d’un homme qui n’a plus rien à perdre, mais qui n’a rien à envier aux malfrats qu’ils pourchassent. Il évite de tomber également dans le pathos en nous livrant des scènes larmoyantes à souhait, mais préfère suggérer et miser sur la performance des acteurs. Côté scénario donc, le film est irréprochable et parfaitement calibré. Ni trop bourrin, ni trop longuet.

Et ce n’était pas un pari gagné d’avance quand on voit les scènes d’action qui ponctuent le film. Cruauté sans pitié, langage ordurier (pas une seule réplique sans insulte), réalisme le plus complet et blessures rarement suggérées. James Wan opte pour une approche plus réaliste avec l’utilisation de nombreux plans en caméra sur l’épaule. Et n’hésite pas à nous montrer les membres arrachés et les balles pénétrer la chair. La violence du film est portée également par l’interprétation subjuguante de Kevin Bacon, qui passe du bon père de famille travailleur au tueur sans pitié. À noter également les sales gueules des malfrats et l’apparition inattendu de John Goodman, à des années lumières de ces compositions habituelles mais qui reste tout de même excellent. James Wan s’y permet même un petit clin d’œil à son Saw, soyez attentif.

Un film bourrin et décomplexé comme on aimerait en voir plus souvent, mais qui évite tout de même la surenchère de gore en misant sur la psychologie des personnages. Une alchimie qui fonctionne et qui conforte James Wan dans sa conquête du cinéma de genre. À ne pas manquer.


Critique de Death Sentence - "Tout le monde pense avoir raison dans une guerre"
Par : Quentin Meignant

Décidément, on ne sait plus où donner de la tête avec James Wan ! Après avoir créé une des sagas les plus populaires de la décennie (Saw), après nous avoir fait trembler de peur avec Dead Silence, voici que le réalisateur malais nous propose Death Sentence.

Explorant alors un nouveau domaine du genre, le vigilante movie, Wan avait pour mission de faire aussi bien que lors de ses deux œuvres précédentes, ce qui, admettons-le, est loin d’être une sinécure ! On sait pourtant désormais que Wan ne manque pas de talent et d’imagination et c’est donc avec une certaine impatience que le film était attendu. Dès la présentation des personnages, on se rend une nouvelle fois compte que l’esprit du jeune réalisateur foisonne en tout cas de superbes idées.

Wan nous présente ainsi bien adroitement la famille idéale par le biais de tranches de vie filmées à l’aide du caméscope familial. Bien plus efficace qu’une prise de contact traditionnelle, cette méthode permet de plonger directement dans le propos sans perdre de temps. Plutôt que de nous montrer un noyau familial à la 7 à la maison comme beaucoup de cinéastes l’auraient fait, Wan parvient à nous faire éprouver un certain amour, une certaine compassion envers les membres de la famille alors que le drame approche.

Cet événement dramatique donne tout bonnement l’impression d’assister à une hallucination d’une violence extrême. Wan nous retire le bonheur qu’il nous avait mis sous les yeux pour y soumettre la douleur d’un père, la haine viscérale due à une violence inutile et gratuite. Cette séquence à la pompe à essence est sans doute la plus puissante du métrage : effets gores softs mais efficaces, caméra virevoltante et bande originale explosive sont au programme tandis que surviennent alors d’immenses instants d’émotion.

Ces moments d’une intensité dramatique exceptionnelle sont mis en valeur par une musique ultra-émouvante mais surtout par le jeu d’acteurs fantastiques qui prestent là le plus beau rôle de leur carrière, sans doute transcendés par le scénario efficace de Ian Jeffers et Brian Garfield. Ainsi, Kevin Bacon, qui incarne Nick Hume, le personnage central, joue de la manière la plus puissante qui soit et ne peut que bluffer l’ensemble du public. Pourtant, l’acteur de (déjà) 50 ans n’en est pas à son coup d’essai au point de vue des réussites cinématographiques : Hypnose, Apollo 13, Mystic River,…

C’est après ces instants dramatiques que le film s’accélère inévitablement et que la violence va crescendo pour… ne plus jamais retomber ! La vengeance va s’avérer être terrible pour les deux camps et Wan n’en rate d’ailleurs pas une pour nous surprendre et souligner les faits dans toute leur gravité.

Nous gratifiant de rebondissements d’une incroyable efficacité, le réalisateur nous retourne la tête, nous ébouriffe avec toute cette violence livrée froidement avec des portraits psychologiques pointus et de qualité. Jusqu’à un final mémorable, Wan parvient à émouvoir et à choquer, nous offrant même des dialogues de qualité et soulignant les relations père-fils dans les deux familles en cause, tout ça sans verser dans le mélo…

Ce Wan est décidément invincible et n’en finit plus de nous étonner. Avec Death Sentence, on peut désormais l’affirmer : le réalisateur a fait son entrée chez les (très) grands du cinéma de genre ! Le bonhomme n’en finit pas de nous régaler !


Critique de Death sentence - La mort en héritage
Par : Chroniqueurs

Par The creeper

Peu épargné par les critiques (l’excellent Saw est constamment et irrémédiablement dévalué), frustré par l’incompétence crasse des costards-cravate d’Hollywood (la production chaotique de son deuxième et bon film Dead Silence), James Wan canalise sa colère et la libère de la plus belle manière qu’il soit avec l’éprouvant Death sentence.
Ultime représentant d’un genre ultra codifié qui voit un citoyen modèle subir un traumatisme personnel remettant en cause les valeurs auxquelles il croyait et l’obligeant à prendre les armes pour se faire justice.

Nick Hume (Kevin Bacon impérial, comme d’hab’) est vice-président d’une importante compagnie d’assurances, heureux mari et père de deux garçons, dont l’aîné est promis à une carrière de hockeyeur pro. Tout va donc pour le mieux. Jusqu’au soir où, alors qu’il fait le plein de sa voiture, Nick voit son fils prodigue se faire égorger sous ses yeux par un voyou, accomplissant par ce meurtre un rite initiatique qui lui ouvrira les portes d’un gang. Anéanti par cette perte, il va définitivement péter un câble lorsque la justice sera incapable de punir convenablement le coupable. Aux yeux de Hume, pas d’accord possible. C’est la prison à vie ou rien. Et quand il décide de se rétracter au dernier moment, c’est pour mieux suivre sa proie et se venger. Le début d’un engrenage fatal, pour lui et sa famille…

Premier changement notable pour Wan, ce n’est plus son compère Leigh Wannel (présent au générique en tant qu’interprète d’une petite frappe) qui signe le scénario. Brian Garfield adapte ici son propre roman Death sentence donc, séquelle d’un autre de ses romans, un certain Death wish (dont l’adaptation ciné est titré en V.F Un justicier dans la ville). Mais si Joe Kersey (Bronson dans le film de Winner) avait une forte conscience sociale de son environnement, Nick Hume a lui une vision circonscrite à un cocon familial idyllique. Ce qui à l’écran se traduit par la présentation de cette famille sous forme d’un enchaînement d’extraits vidéo des meilleurs moments vécus et immortalisés (anniversaire, noël, récompense sportive…). Une unité familiale artificielle qui, de prime abord, rend difficile une implication émotionnelle. Or, la famille Hume est conforme à cette introduction, voir le dîner où la dispute entre les deux frères reste assez soft et vite maîtrisée par un père attentif et compréhensif. Surtout, cette vidéo figure un passé idéalisé et ressassé comme si tous étaient déjà morts. Une entrée en matière pour le moins morbide, quand bien même les images nous montrent une famille nageant en plein bonheur. D’un extrême, le film passera à un autre lorsque nous sera présentée une famille cette fois-ci dysfonctionnelle au possible, un père revendeur d’armes (John Goodman) et « employant » un gang auquel appartiennent ses deux fils homicides.

Nous avons donc deux mondes en constante opposition. Nick Hume vit dans un univers sécurisant et aseptisé, tandis que celui du gang est crade et dangereux. A ce contact, Nick verra une transformation autant physique que psychique opérer. De même que la réalisation se fera plus sèche et brutale. Ce qui n’empêche pas Wan de prendre soin de ses plans et de livrer des scènes d’action impressionnantes de violence et de lisibilité. Pas de caméra à l’épaule mais des séquences tournées à la steadycam qui, tout en permettant d’être au plus près des acteurs lors de leurs déplacements ou affrontements, donne une fluidité remarquable à l’ensemble. La poursuite dans les rues de la ville est un petit chef-d’œuvre de tension et de désorientation qui se voient décuplées par les mouvements souples et circulaires de la steadycam.
Une réalisation qui deviendra beaucoup moins lyrique lorsque le vigilante Hume partira à l’assaut du repaire du gang, figurant sa nouvelle détermination.

C’est une fois qu’il aura failli à la protection de sa famille, qu’une deuxième chance lui est offerte. Revenant d’entre les morts (les traits cadavériques prêtés par Bacon ajoutent à cette impression), il accomplit sa mutation finale pour devenir aussi enragé que ses adversaires. Une dernière partie dans le plus pur style comic-book, plans iconiques et violence graphique à l’appui et où on a l’impression de voir à l’œuvre un punisher suicidaire. De toute manière, il n’a plus rien à perdre. D’ailleurs, il avait tout perdu avant même de se lancer dans cette vendetta.
Outre qu’il délaissera son deuxième enfant, sa femme sera réduite au rang de présence fantomatique. Une impression particulièrement prégnante lorsqu’un Nick Hume complètement paniqué rentre chez lui afin de fermer toutes les issues, la caméra constamment à ses trousses, occultant toute image de sa femme dont la présence ne sera trahie que par sa voix. Ne réapparaissant qu’au moment où la dernière porte aura été verrouillée. Wan utilisant cette « absence » dans le plan comme point de tension paroxystique.

Dans des sociétés apolitiques soumises au pragmatisme comme seul horizon collectif, le renouveau du vigilante flick traduit dorénavant la fuite en avant d’individus confrontés à la perte des illusions envers un système déficient et incapable d’apaiser leurs peines
Une prise de conscience individuelle aussi violente que destructrice.
Un film éreintant, ne faisant aucune économie de sentiments et constamment habité par la rage de Wan qui livre ici son film le plus accompli.

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