Critique de film

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Daybreakers

"Daybreakers"
affiche du film

En 2017, un virus transforme la moitié de la population mondiale en vampires. Ceux-ci doivent être capturés avant que la race humaine ne soit totalement exterminée. Un groupe de vampires découvrent comment sauver les humains...

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Trailer - Daybreakers (2009)
Par : Damien Taymans


Daybreakers par 110laurent

Les critiques à propos de ce film

Critique de Daybreakers - Sang pour sang B
Par : Geoffrey Marmonier

Réalisateurs en 2003 d’un Undead alléchant dans ses intentions mais plutôt raté au final, les Australiens Peter et Michael Spierig avaient tout de même réussi à faire parler d’eux avec ce zombie flick fauché mais inventif. Suffisamment en tout cas pour que le studio Lionsgate accepte de financer leur nouvel essai, un film de vampires intitulé Daybreakers. Et bien leur en a pris, car Daybreakers est d’une toute autre trempe que Undead, et révèle deux réalisateurs à suivre.

Non pas que le film soit d’une originalité folle, puisqu’on y retrouve des gros morceaux de Matrix (les « fermes d’humains » où on pompe le sang, l’élu à cheval entre les deux mondes), ainsi que de Blade (les armes des humains, la voiture de Willem Dafoe), mais les frères Spierig arrivent à créer un univers cohérent et à faire du neuf avec du vieux. Le film fourmille ainsi de détails inédits ou d’idées inventives, comme la mutation des vampires lorsqu’ils sont privés de sang ou se nourrissent d’autres vampires, ou encore la technologie adaptée à ce peuple noctambule (des tunnels parcourent toute la ville, les voitures sont équipées de vitres filtrant les UV et de caméras, des hauts parleurs annoncent le lever du soleil, etc), ce qui rend le tout extrêmement plausible.

Visuellement, le film est magnifique, et les frangins démontrent tout leur savoir-faire en termes d’effets spéciaux et de création de décors, si bien qu’on a souvent l’impression qu’il a coûté trois fois plus que son budget somme toute assez modeste (21 millions de dollars pour un film de SF, c’est plutôt dérisoire). Mais surtout, Daybreakers est un bonne série B jouissive, pensée entièrement en termes de plaisir du spectateur, et qui réussit pleinement dans cette optique. Les scènes d’action sont peu nombreuses mais bien fichues (on appréciera particulièrement la poursuite en voiture à vitres teintées), et le casting solide permet de s’attacher aux personnages (ce qui est une évolution plus qu’agréable, le jeu approximatif des acteurs étant une des grosses carences de Undead). Ethan Hawke assure correctement dans son rôle de sauveur sans peur et sans reproches, mais ce sont surtout Sam Neill et Willem Dafoe qui remportent le morceau. Le premier est excellent en bad guy sans scrupules prêt à sacrifier sa propre fille pour ne pas perdre la face, tandis que le second, pour une fois dans le camp des gentils, apporte classe et décontraction à un personnage se récupérant les meilleures répliques du film.

En clair, Daybreakers est une excellente série B, humble dans ses intentions (le film fait du neuf avec du vieux mais ne s’en cache pas et le fait bien), mais ne prenant pas le spectateur pour un idiot, et suffisamment inventive pour ne pas être oubliée dès la sortie de la salle. Une vraie bonne surprise comme on aimerait en voir plus souvent.


Critique de Daybreakers - Revival vampirique
Par : Damien Taymans

Réduite à néant par les récentes divagations de Stephenie Meyer et sa saga Twilight, piège à minettes se pâmant devant la représentation de l’amoureux idéal, la mythologie vampirique se devait de trouver un digne héritier pour rehausser sa réputation sur les toiles immaculées des cinémas. Daybreakers, nouvelle pellicule des frères Spierig coupables jusqu’ici du soporifique Undead (des effets spéciaux réussis brossés par les frangins eux-mêmes et un rythme plombant) réhabilite la créature des ténèbres, lui offrant au passage un vampirocentrisme des plus étonnant.

2019, le monde est passé aux mains des suceurs de sang qui cohabitent avec les derniers représentants humains qui résistent à coups de pogne ou sont élevés dans un garde-manger pour bourgeois à canines. Edward Dalton (Ethan Hawke) est un vampire rebelle (il refuse de s’alimenter à même la carotide et préfère faire carême au risque de dépérir) qui trime dans le département de recherche d’une énorme multinationale afin de trouver un substitut à l’hémoglobine qui, un jour ou l’autre, finira par manquer. Le jour où il rencontre Audrey, jeune survivante humaine, il découvre du même coup un secret biologique qui pourrait changer complètement la donne…

Si le prénom du héros ne manque pas de rappeler le scintillant Cullen de Twilight, le métrage en est l’antithèse parfaite. Féroce et palpitant, Daybreakers séduit par la peinture de cette société dominée de la tête et des épaules par les monstres d’hier devenus les maîtres d’aujourd’hui. Les derniers représentants humains rasent les murs de ce monde déshumanisé et tentent de survivre clandestinement au sein d’un régime totalitaire calqué sur les dictatures qui sévirent durant le XXème siècle. De leur côté, les vampires s’affaiblissent de jour en jour, suivant l’extinction du genre humain : peu à peu, la lie vampirique sillonne les rues en quête de sang, mendient auprès de leurs congénères ou les dévore, accélérant du coup leur propre disparition. Le scénario des frères Spierig fournit une alternative sociétale parfaitement pensée et orchestrée, un univers que le tandem déploie dans ses moindres détails, soumettant toute dissonance de la société humaine à une parade technologique (les bagnoles équipées de filtres anti-UV) ou organisationnelle (les souterrains deviennent les avenues des bestioles sitôt que le jour point). Les Spierig, artificiers de talent, prouvent leur capacité en matière de mise en scène en menant conjointement leur récit dans deux mondes distincts, symboles du passé, du présent et de l’avenir pour ce héros déchu contre son gré de sa condition humaine qui conserve, en tant qu’hématologue, une fonction "humanisante" et constitue leur plus fidèle allié dans la caste vampirique. Aux côtés du fascinant Ethan Hawke, les charismatiques Sam Neill et Willem Dafoe apportent leur prestigieuse contribution à cette berline du registre bis.

Sans le moindre temps mort, Daybreakers déroule une intrigue maligne comme pas deux, menée par un casting de gueules et portée par une réalisation plutôt convaincante (quelques scories au niveau des effets numériques et quelques effets faciles en amenuisent la portée). Du sang frais pour les créatures de la nuit qui pourront de nouveau ressortir de l’ombre sans craindre de briller de mille feux mais bien de se consumer dans un seul...


Critique de Daybreakers - Ode aux vampires
Par : Quentin Meignant

Si, à l’heure actuelle, les vampires font (hélas) le plus souvent parler d’eux par l’entremise de la franchise Twilight, il semble que, depuis quelques années, les suceurs de sang connaissent un véritable regain d’intérêt, tant auprès des réalisateurs que dans le giron des amateurs de films de genre. Parmi ceux-ci, l’assemblée du BIFFF avait pu découvrir en 2009 le brillant Morse et sa vision du thème vampirique changea du tout au tout en 2010 avec le réjouissant Daybreakers, projeté comme première œuvre de la Fantastic Night. Le film des frères Spierig, qui avaient déjà proposé voici quelques années le savoureux Undead, était annoncé comme l’actioner SF de l’année aux Etats-Unis. Daybreakers place son action en 2019, où un terrible fléau s’est abattu sur la race humaine, transformant plus de la moitié de celle-ci en vampires. L’ordre social s’en retrouve bien entendu bouleversé et ce son les suceurs de sang qui sont devenus l’espèce dominante de la planète. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche hématologique. Il refuse de se nourrir de sang humain et œuvre sans relâche à la mise au point d’un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d’hommes. Lorsqu’il rencontre Audrey, une survivante humaine, il découvre un secret biologique qui peut tout changer. Désormais, fort d’un savoir que vampires et humains veulent s’approprier à tout prix, Edward se retrouve au centre d’un affrontement absolu dont l’enjeu décidera de l’avenir des deux espèces...

Là où Undead donnait dans la gaudriole low budget, les frères Spierig changent leur style du tout au tout en abordant Daybreakers, film budgétisé à hauteur de 26 millions et dollars, et le montrent dès une entame assez proche du fabuleux Bienvenue à Gattaca. Doté d’une esthétique futuriste cosy et léchée, le métrage démarre néanmoins sur les chapeaux de roues avec quelques séquences particulièrement bien senties au niveau comico-horrifique, les vampires se faisant notamment des infusions de sang. Inversant clairement les codes d’un genre qui veut que la créature malfaisante soit minoritaire, les frères Spierig parviennent donc d’emblée à instiller le grain de folie nécessaire à l’œuvre.

Celui-ci ne la quittera d’ailleurs plus par la suite, les deux cinéastes redoublant d’ardeur au moment d’entrer dans l’action pure et dure. Usant de l’hémoglobine avec brio, présentant nombre de séquences spectaculaires au rythme échevelé, Daybreakers s’offre comme un véritable cadeau fait aux geeks de tout poil. La générosité du final pour véritable exutoire, l’œuvre toute entière semble instantanément culte, les réals donnant même dans l’orgie sanguinolente à la Braindead.

Percutant, drôle et spectaculaire, Daybreakers est l’image même de la réussite faite film. Preuve que les vampires sont encore capables de prouesses autres que les serial lovers de Twilight, la bande des frères Spierig est une ode à l’horreur échevelée. Se rapprochant presque du zombie flick de par son traitement particulièrement gore, le film constituera sans aucun doute l’une des grosses réussites de 2010 et l’un des hauts faits d’armes dans la filmographie de deux frères qui désirent encore grandir…


Critique de Daybreakers - Welcome to vampire land
Par : Fred Pizzoferrato

Les Spierig Brothers se sont signalés à la communauté cinéphilique en 2003 avec une modeste production nommée Undead. Quoique largement perfectible, cette sympathique série B mélangeant gore et univers western devint rapidement un film culte mineur et laissait supposer un second long-métrage du même tonneau. Surprise, les frangins prennent tout leur temps et ne reviennent à la mise en scène que six ans plus tard, via un Daybreakers encore un peu maladroit mais nettement plus maîtrisé et réussi. Véritable bonne surprise dans le cinéma de genre récent, l’œuvre des Spierig Brothers mêle avec qualité anticipation, fantastique et horreur, aboutissant à une peinture réaliste d’un monde futur dans lequel les vampires ont supplantés les humains.

L’intrigue se situe en 2019, après qu’une épidémie a transformé la majorité de la population terrienne en vampires. Seuls 5% des humains subsistent mais les nouveaux maîtres du monde se sont rapidement adaptés à la situation, circulant le jour via des véhicules sophistiqués ou un réseau de tunnels souterrains leur permettant d’éviter la mortelle lumière solaire. Néanmoins, le peu d’humains subsistant entraîne un grave problème puisque la famine menace les vampires, contraints de se rationner pour survivre. Les perspectives s’annoncent sombres et l’extinction parait inéluctable lorsque les dernières ressources en sang humain auront disparues. Le manque de nourriture transforme d’ailleurs les créatures assoiffées en goules agressives attaquant toutes formes de vie… ou de non-vie. Le docteur Edward Dalton, un hématologiste devenu vampire, travaille auprès d’une firme pharmaceutique à la mise au point d’un substitut nutritif au sang humain. Ses travaux semblent sur une impasse mais sa rencontre avec des résistants humains change drastiquement ses opinions sur le sujet. En effet, un ancien vampire a retrouvé son humanité suite à une violente mais brève exposition aux rayons du soleil et le docteur Dalton commence à penser que la seule solution envisageable consiste à guérir les créatures de la nuit…

Profondément original, en dépit d’influences diverses allant de Bienvenue à Gattaca à Dark city en passant, comme le précise le slogan de l’affiche quelque peu réducteur, de Matrix à Blade, le scénario de Daybreakers développe surtout un univers cohérent et travaillé. Malgré un budget relativement serré, les Spierig Brothers ont, en effet, confectionné un monde tout à fait plausible. Voitures protégées des rayons solaires et équipées de système de pilotage diurne, bar dans lesquels on sert du sang ou du café dilué d’un zeste d’hémoglobine pour les hommes d’affaires en costume-cravate, système de tunnels souterrains permettant une vie active durant les heures du jour, résistants armés de lampes à ultra-violets et d’arbalètes,…le monde de Daybreakers s’avère une belle réussite et reste tout à fait plausible jusque dans ses petits détails, souvent intéressants et bien pensés.

Au niveau du casting, Daybreakers s’est adjoint des acteurs de premier plan, à commencer par un Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca, Assaut sur le central 13, Lord of war,…) des plus convaincant. A ses côtés nous retrouvons le grand Willem Dafoe (La dernière tentation du Christ, la saga Spiderman et Antichrist) en vampire redevenu humain et à présent partisan de la résistance, lequel délivre quelques répliques humoristiques bienvenues. Enfin, face à eux se dresse le méchant mégalomane Sam Neill (La malédiction finale, la trilogie Jurassic park) toujours aussi suavement impeccable dans son rôle de businessman capitaliste impitoyable.

Les Spierig Brothers, pour leur part, offrent une mise en scène réussie et alternent efficacement moments dramatiques et scènes spectaculaires, passant de l’intimiste au déferlement d’explosions avec bonheur. Les vampires, littéralement pulvérisés au moment de leur mort, sont largement décimés lors d’un final très efficace même si légèrement attendus. Les séquences d’action ou de suspense (la course poursuite en voiture est une superbe réussite, Ethan Hawke tentant de conduire son véhicule en dépit des impacts de balles laissant passer les mortelles radiations solaires) sont souvent très bien menées et voisinent avec des jolis passages basés sur le relationnel entre les différents protagonistes. Daybreakers se permet même une petite satire sociétal et dépeint un grand patron capitaliste buvant le sang des masses, tant au sens propre qu’au sens figuré. Une idée sympathique. Les décors et effets spéciaux, quasiment parfaits, donnent évidemment un panache supplémentaire à ce métrage qui, tourné pour seulement 21 millions de dollars, parait en avoir coûté au moins le triple et se montre plus généreux qu’une grande partie des blockbusters science-fictionnels récents.

Joliment filmé avec une belle photographie un peu terne et artificielle rendant justice à l’univers décrit, Daybreakers n’est pas exempt de l’une ou l’autre scorie mais s’impose comme une très belle variation sur le thème du vampire et s’inscrit résolument dans le domaine assez restreint du « divertissement intelligent ». Peut-être pas un classique immédiat ni un chef d’œuvre absolu mais en tout cas une très jolie surprise qui donne un vrai sang neuf au mythe du vampire !


Commentaires sur le film

Vraiment bon !!

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Dommage que ce film fût une daube au niveau des critiques américaines en janvier, moi j’ai adoré, tout comme vous !!

18 avril 2010 à 17:04 | Par Gilbert Noreau

0 etoiles

j’ai jamé vu se film mé il a l’air nul !!!!!

6 juin 2010 à 13:06 | Par ,bhgghgfdhghsd

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