Critique de film

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Dark fantasy

"Temnyy mir"
affiche du film

Parti en expédition dans les villages reculés du nord du pays, un groupe d’étudiants en anthropologie exhume un ancien bouclier. D’un simple contact avec cette relique, Marina se retrouve malgré elle possédée et dotée de pouvoirs surnaturels terrifiants. C’est dorénavant à elle que va revenir la mission de combattre les forces du Mal incarnées par le redoutable Kostya…

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Trailer - Dark Fantasy (2010)
Par : Damien Taymans


Dark Fantasy ( bande annonce ) par guiderapide

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dark Fantasy - Gloubi boulga de blockbusters hollywoodiens… à la Russe
Par : Fred Pizzoferrato

Grosse production en provenance de Russie, Dark Fantasy tente de mélanger anciennes mythologiques et modernisme au long d’un récit brouillon, alternativement divertissant et pénible. Vendu comme le premier blockbuster russe en 3D, le film ne compte, par ailleurs, qu’une vingtaine de minutes en relief, une décision étrange et frustrante (du moins pour le public des salles de cinéma), motivée pour des raisons budgétaires.

L’intrigue envoie une bande d’étudiants ethnologues et leur professeur vieillissant au cœur des forêts reculées de Russie, là où le folklore et les traditions restent vivaces. Rapidement, une des demoiselles du groupe, Marina, l’inévitable lolita gothique dépressive, découvre la tombe d’une sorcière et retire des mains du cadavre un bouclier. Investie par des forces maléfiques, Marina sombre dans une sorte de coma et son visage se couvre de stries noirâtres. Heureusement les secours, appelés par téléphone portable, débarquent rapidement et se proposent d’évacuer la jeune fille. Cette hâte rend un des étudiants soupçonneux et, en effet, les soi-disant secouristes révèlent leur vraie nature : des militaires démoniaques en quête d’un pouvoir ancestral enfoui à l’intérieur du bouclier retrouvé par Marina. Rapidement, la situation échappe à tout contrôle et les étudiants se retrouvent, sans le vouloir, coincé au milieu d’une guerre séculaire entre des démons et des sorcières.

Débutant comme une énième variation autour d’Evil dead (une bande de jeunes partis en forêt rencontre des forces maléfiques) ou du Masque du démon (une sorcière réveillée s’empare de l’esprit d’une demoiselle), le film s’oriente, par la suite, vers une voie plus moderne sans guère se préoccuper d’offrir un univers cohérent. Plutôt que d’introduire sa mythologie de manière progressive, le cinéaste (auteur de Shadow boxing 2 : Revenge, un gros succès dans son pays) préfère, au contraire, empiler les références, tant visuelles que scénaristiques. Des sorcières sorties d’un roman de fantasy (ou du Seigneur des anneaux), des combattants vêtus de noir à la Matrix, des combats à l’arme blanche inspiré par l’école hongkongaise et un affrontement séculaire entre deux races surnaturelles rivales qui rappelle, pour sa part, Underworld. Même l’opposition entre l’archaïque et l’ultra-moderne semble inspiré de productions japonaises comme Les guerriers de l’apocalypse tandis que les états d’âme des adolescents au prise avec le surnaturel ou tourmenté par leurs amours contrariées plaira aux admirateurs de la saga Twilight. Bref, rien de bien novateur en dépit d’un écrin séduisant et de passages divertissants dans lesquelles des sorcières vêtues de tenues médiévales affrontent à l’épée des militaires démoniaques utilisant, eux, des mitrailleuses et des hélicoptères. Une opposition sympathique, soutenue par des effets spéciaux efficaces même si leur nature synthétique s’avère, parfois, trop voyante pour emporter l’adhésion.

L’épuisant et interminable climax convie, pour sa part, les comics super-héroïques et le Wu Xia Pian chinois, revisité par des tics visuels se voulant branchés et modernes. L’usage manifeste de câbles et l’abus de trucages numériques rend, hélas, la conclusion peu convaincante avant l’ultime pirouette, plus déstabilisante que réussie.
Même si certaines scènes fonctionnent agréablement, essentiellement grâce à une jolie photographie, le mélange de fantasy, de légendes, de romance et de drame ponctué d’une poignée de passages horrifiques reste inabouti. La mise en scène, qui joue la carte du spectaculaire dès le départ, et le montage très « cut », censé donner du rythme à l’intrigue, empêchent, au contraire, le spectateur de s’impliquer réellement dans cette histoire, racontée avec plus de bruit et de fureur que d’émotions. Impressionnant visuellement et riche en action, Dark Fantasy cherche surtout à rivaliser avec les blockbusters hollywoodiens récents au lieu d’imposer sa personnalité russe ou d’exploiter les légendes locales, pourtant riches et méconnues.

A l’image de la saga Day watch, le second long-métrage d’Anton Megerdichev s’avère rapidement fatigant mais possède toutefois une belle énergie et un rythme endiablé qui pourra, peut-être, émerveiller les adolescents biberonnés à Underworld. Dans l’ensemble, toutefois, Dark Fantasy déçoit et ne se montre guère à la hauteur des espérances.


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