Critique de film

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Dark Circles

"Dark Circles"
affiche du film

Alex et Penny viennent de fêter l'arrivée d'un heureux événement. Pour se remettre de leurs émotions, ils partent s'installer quelque temps à la campagne, loin de la ville. Cette mise au vert ne sera pas de tout repos...

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Trailer - Dark Circles (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dark Circles - The Mother
Par : Damien Taymans

"Un enfant, ça vous décroche un rêve" chantait Brel. "Ça s´endort de l´or sous les paupières et ça dort pour mieux nous faire rêver" Certes, Jacquot, mais c’est aussi un formidable casse-burnes, chronophage et qui peut légèrement taper sur les nerfs sitôt que le braillard refuse d’inscrire son rythme de sommeil sur celui de ses parents. C’est ce calvaire qu’endurent Penny et Alex, jeunes parents partis s’installer à la campagne pour éviter à leur progéniture une vie de stress. Leur petit nid paradisiaque a beau, comme l’enfer, être superbement pavé, il tient davantage d’un pet du Havre que d’un havre de paix. Et pour cause : un chantier tout proche où des musculeux tapent le marteau toute la sainte journée les empêche de roupiller et, la nuit venue, ils doivent en découdre avec le bébé qui couine et hurle et, cerise sur le sundae, avec un fantôme encombrant qui se paie de petites apparitions de temps à autre...

Paul Soter, l’un des sociétaires de Broken Lizard, à la tête d’un film d’horreur ? La promesse d’une péloche ultra-détendue mêlant avec vigueur comédie potache et splatter généreux, à la croisée entre Braindead et Super Troopers résonnait inévitablement à l’esprit juste avant de découvrir ce surprenant Dark Circles. Le traitement des premières minutes ne laisse plus aucun doute planer : malgré un côté très funky (de jeunes trentenaires s’offrent un ultime gueuleton avant de pénétrer dans la vie d’adulte), le film ne se départira que rarement du premier degré, si ce n’est dans sa peinture à la fois si juste et si stéréotypée du chaos d’une parentalité naissante. Les cernes jusqu’aux fémurs, l’œil vide, le teint blafard, les géniteurs du hurleur (les créatures extraterrestres de Paul Verhoeven n’aurait pas égalé la cacophonie du chiard) se rejettent la responsabilité de l’énergumène, et, d’incident en incident (une baby-sitteuse engagée sans références, un barboteur placé trop près des escaliers), naît un climat d’inimitié entre les amants. Et, tout près, la paranoïa. En double dose. Tournée vers l’hôte livide de l’armoire située sous l’évier et vers l’irresponsable en chef qui vit avec amertume le deuil de sa vie d’avant.

Libérée des artifices du huis clos traditionnel, cette production indépendante se concentre avant tout sur la situation dramatique qu’engendrent les événements, à savoir une érosion lente et malsaine de la cellule familiale. Le surnaturel se veut timoré, seul le réalisme prime, sans la mention rébarbative "tiré d’une histoire vraie". L’effort est louable.


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