Critique de film

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Dans ma peau

"Dans ma peau"
affiche du film

Esther, une trentenaire gaie et ambitieuse, effectue une mission dans un institut de sondage où elle espère bientôt être embauchée. Mais une blessure à la jambe la stoppe dans son élan professionnel et sentimental. Bientôt happée par une pulsion autodestructrice, Esther va lutter pous sauver sa carrière et surtout sa relation amoureuse avec Vincent.

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Trailer - Dans ma peau (2002)
Par : Damien Taymans


Dans ma peau - Bande annonce FR par _Caprice_

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dans ma Peau - In the blood for life...
Par : Gore Sliclez

Esther, une belle trentenaire ambitieuse, connaît une réussite professionnelle autant qu’amoureuse. Employée dans une société de luxe, elle se voit recevoir une promotion importante de son patron. Ayant tout pour être épanouie et heureuse, elle commence alors à concevoir des projets de vie commune avec son compagnon Vincent (Laurent Lucas) attentionné autant qu’impatient. Mais un jour, alors qu’elle sort prendre l’air dans un chantier en construction, elle se blesse gravement à la jambe, s’occasionnant une profonde blessure. Insensible à la douleur, elle ne prend conscience de son état que très tard dans la soirée, faisant fi par la suite des soins obligatoires pour une telle plaie. Pire, la jeune cadre se surprend à ressentir une réelle fascination et obsession pour sa jambe meurtrie et ses vilaines cicatrices. Plutôt que de se soigner correctement, Esther entre dans des états de transe et approfondit atrocement sa blessure par n’importe quel moyen au grand désarroi de son compagnon qui ne comprend pas cette soudaine attirance. C’est le début d’une lente descente en enfer…

Presque ignoré lors de sa sortie en 2002, Dans ma peau est le premier film de la réalisatrice-actrice-scénariste Marina de Van, jusque-là collaboratrice occasionnelle de François Ozon. L’œuvre prend le temps d’installer son histoire et fait preuve de multiples subtilités scénaristiques qui obligent consciemment le spectateur à chercher la vraie raison de la folie vécue par l’héroïne. Auto-cannibalisme, vampirisme d’un nouveau genre, auto-mutilation par scarification, refus d’une maladie dégénérative… autant de raisons qui vous passent dans la tête au cours du film pour comprendre ces gestes mutilateurs terrifiants totalement incompréhensibles au regard de cette vie qui semblait quasi parfaite pour cette charmante cadre nouvellement promue.

Les scènes sont insoutenables et viscérales, d’un réalisme impressionnant à l’instar de ces images fugitives de cicatrices abjectes et ces succions de chair très visuelles autant que suggérées. Le couteau plonge et découpe dans le bras et dans la jambe pour extraire un bout de chair qui sera aussi vite dévoré et sucé par une Esther en manque de sang… comme de raison. Elle collectionne, en vraie fétichiste, ses peaux séchées comme de vraies reliques. Remarquable d’intensité et filmé en gros plans, le passage dans lequel la jeune femme se met à se scarifier le bras en plein dîner d’affaires est insoutenable et surréaliste. Que dire de la scène de carnage qui s’ensuit dans une obscure chambre d’hôtel où Esther se livre à une crise sanguinaire et jusqu’au-boutiste absolument effroyable qui ne laissera par le spectateur indemne à la sortie du film.

On pense inévitablement au Crash de Cronenberg et ses héros mutilés dans leurs obsessions très SM, parce qu’il est humain de vouloir comparer à tout prix, mais il serait illusoire de voir dans le film de Marina de Van une quelconque affiliation à l’œuvre contestée du génial Canadien tant le présent métrage est profondément viscéral et personnel, interprété d’ailleurs par la réalisatrice elle-même. Tout au plus y découvre-t-on en commun avec Crash un certain érotisme étrange et malsain qui, pourquoi pas, est peut-être à la base de ce paradoxe étrange que nous ressentons, entre dégoût et fascination, pour ce film étrangement pervers.

Faux film d’horreur mais vrai film de genre (difficile de le classer autrement), entre surréalisme opiacé d’un William Burrough (Le Festin Nu) et pourquoi pas délire psychotique d’une Betty (Béatrice Dalle dans 37°2 le matin), Dans ma peau est une œuvre envoûtante, qui rebute, interpelle et entraîne le spectateur dans une folie sans nom aussi horrible qu’émouvante. Marina de Van est belle de souffrance et émouvante dans son impossibilité à s’extraire de sa condition et son addiction sanglante. Une œuvre unique qui laissera … des cicatrices dans la mémoire du spectateur.

Commentaires sur le film

superbe !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

excellent film très subversif et très bien construit !

2 novembre 2012 à 20:11

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