Critique de film

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Dai Nipponjin

"Dai Nipponjin"
affiche du film

Pas facile tous les jours dâ

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Trailer - Dai Nipponjin (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dai Nipponjin - Little big man...
Par : Seb Lecocq

Dai Nipponjin est une nouvelle preuve que, pour ceux qui en doutaient encore, les Japonais ne sont pas comme nous. Le film, porté et conçu de A à Z par Hitoshi Matsumoto, star de la télévision nippone comme Takeshi Kitano, narre les mésaventures de Dai Sato, cinquième génération d’une famille de héros nationaux renommée et réputée. Mais pour les super héros, les temps ont bien changé. Autrefois adulés et traités en demi-dieux, les héros ne sont plus aujourd’hui que des citoyens de seconde zone conspués par le peuple qu’ils protègnt. Bref, Sato est au plus bas. Qu’à cela ne tienne, il engage une équipe de télévision afin de le suivre jour et nuit. Pas de doute là-dessus, un film de cet acabit serait impossible à monter en Europe ou aux States. Une fois de plus, ce genre d’OFNI ne peut provenir que de l’archipel nippone. Pour mieux comprendre le film, il est impératif de faire un petit zoom sur son auteur et réalisateur.

Hitoshi Matsumoto est un phénomène au Japon. Il se décrit d’ailleurs lui-même comme une « superstar de la tala japonaise » mais est totalement inconnu hors de ses frontières. Comme Kitano à l’époque, il officie dans un registre comique absurdo-nonsensique. Un beau jour, il a envie de faire rire plus de monde et se décide de faire un film. A force de persuasion, il obtient même un des plus gros budgets de l’histoire du cinéma nippon, l’équivalent de 30 millions de dollars, une montagne d’argent pour l’industrie japonaise. Faisant fi des aprioris, Matsumoto s’est lancé corps et âme dans l’aventure et signe là un excellent film.
Drôle, absurde et ne ressemblant à rien de connu à ce jour. Mais pas seulement.

Il profite de son personnage pour asséner quelques vérités sur la société japonaise et ses dérives symbolisées par l’impresario de Big Sato, prête à tout pour vendre des espaces publicitaires sur le corps de son poulain. Car qui dit émission de télé dit visibilité et qui dit visibilité dit publicité. De demi-dieu veneré par tout un peuple au siècle dernier, le super héros n’est devenu qu’un simple homme-sandwich employé par l’armée japonaise pour un salaire de misère afin de s’adonner à sa tâche première : défendre le pays contre les attaques de monstres géants en tous genres. Ah oui, j’ai oublié de vous dire…Dai Nipponjin a le pouvoir de grandir jusqu’à atteindre la taille d’un immeuble de trente étages, ce qui est plutôt utile pour combattre des ersatz de Godzilla.

Matsumoto signe un vibrant hommage au kaiju eiga (ndla : film de monstre japonais type Godzilla et Gamera) et au tokusatsu (ndla : aventures de héros genre X-Or, Ultraman ou Bioman) et malgré un budget plus que conséquent, il s’est mis en tête de conserver l’aspect naïf et bricolé propre au genre. Sur cette note d’intention, il signe une réflexion burlesque sur le sort du super-héros, le montrant désabusé, solitaire et aigri par ce qui lui arrive. Il faut dire aussi qu’il n’est pas le plus courageux ni plus habile de la corporation. Ce n’est pas rare qu’il fuie devant un monstre ou qu’il occasionne d’innombrables dégâts à la ville, facturés bien sûr, au contribuable. Mais malgré tout, il s’acquitte toujours de sa tâche devant les caméras de télévision.

Dai Nipponjin reste une comédie très drôle reposant entièrement sur les épaules de son géniteur. Le film alterne avec brio les scènes de confessions (Matsumoto s’exprimant sur divers sujets seul face à la camera) et scènes de combats plus surréalistes les unes que les autres. Et je ne vous parle même pas du look des ennemis qui oscillent des franchement farfelus aux carrément ridicules. Monstres péteurs, tête géante montée sur une seule jambe, monstre en rut, fils caché de Hello Kitty et de Hellboy,…j’en passe et des meilleurs. Les scènes de combats empruntent d’ailleurs beaucoup au catch japonais basé sur des clés de bras et des prises très techniques.

Dai Niponjin est donc un film totalement atypique dans sa conception, son fond et sa forme. Un film qui doit être absolument vu pour ses qualités de mise en scène, son humour nonsensique et la performance de son auteur aussi à l’aise devant que derrière la caméra. Marque des plus grands, il signe une fin semant le doute sur la véracité de tout le film. Et si Matsumoto nous avaient menés en bateau depuis le début ? Une comédie à base de monstres géants qui se permet le luxe de livrer une réflexion sur les médias et l’image, moi je dis qu’on tient là un grand film.

Commentaires sur le film

Dai- Nipponjin en dvd ???

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Est-il sorti en dvd avec sous titres en français ?

28 mars 2010 à 23:03 | Par melocity
Dai NIpponjin en dvd ???

0 etoiles

Non malheureusement aucun édition du film comportant de sous titre français n’est disponible. Les seule copie dvd sont seulement sous titrée en anglais.

20 avril 2010 à 10:04 | Par Evil Seb

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