Critique de film

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Cyborg Girl

"Boku no kanojo wa saibôgu"
affiche du film

Un beau jour, Jiro, jeune étudiant solitaire et taciturne, rencontre la fille de ses rêves; mais comme souvent dans la vie, les bons moments ne durent qu'un bref instant et la mystérieuse inconnue repart vers d'autres cieux en un éclair de lumière. Se rongeant le sang au souvenir de la belle, Jiro va devoir attendre un an avant de la revoir... le même jour, sous les mêmes traits, mais sans savoir encore... que c'est un Cyborg.

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Trailer - Cyborg girl (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cyborg girl - In love with Terminator
Par : Wizzdumb

Film hybride et improbable, Cyborg Girl pourrait trouver son équivalent scénique si Schwarzie, endossant son rôle de droïde célèbre, se mettait à fredonner du Guy Marchand : « Destinée, Inutile de fuir ou de lutter, C’est écrit dans notre destinée,
Tu ne pourras pas y échapper, C’est gravé…
 ».
Dès le générique - rose et plein d’étincelles - ressemblant à un reboot de Candy, on hausse nos sourcils sceptiques de macho primaire. On regarde rapidement autour de nous pour voir si la zone du salon est sécurisée, prêt à zapper sur une chaîne de catch ou sur un film de boules crypté si madame fait irruption dans la pièce.

Que de précautions superfétatoires, en réalité ! Au bout de 25 minutes, Jae-young Kwak nous emballe une scène de fusillade splendidement exécutée (on se surprend à meugler virilement : « chérie, viens voir ça ! ») et l’on rentre dans cette histoire d’amour peu ordinaire avec un plaisir non dissimulé.

Kwak (le réalisateur, pas notre fameuse bière ambrée) jongle habilement avec ses thématiques alléchantes, optimise son 35mm par une photo splendide (merci à Jun’ichirô Hayashi qui, depuis, a également été chef opérateur sur le dernier Nakata, The Incite Mill) et nous sort des effets spéciaux dantesques, tout simplement à couper le souffle. En prime, il se risque à l’exercice extrêmement périlleux du voyage dans le temps, postulat par essence bancal mais qui tient miraculeusement la route ici.

Seulement voilà, il y a un (autre) kwak : si le réalisateur sud-coréen est connu pour sa comédie romantique Sassy Girl (remaké aux states par Yann Samuell en 2008), c’est pourtant bien le sentimentalisme qui pêche dans Cyborg Girl. La relation impossible entre Haruka Ayase (Ichi, The Incite Mill) et Keisuke Koide (spécialisé quant à lui dans les comédies musicales) est tout bonnement sous-exploitée : lisse et convenue, elle ne s’attarde jamais sur des questionnements existentiels (la perversité de tomber amoureux d’un Moulinex amélioré) et n’ose à aucun moment investiguer les zones plus sombres et bestiales d’une telle relation (pourquoi ne pas avoir tenté d’aborder le sexe façon Crash de Cronenberg, par exemple ?). S’il est, de toute évidence, impossible d’élargir la palette émotionnelle de madame Cyborg, le personnage de Jiro aurait par contre gagné en puissance sans sa timidité asexuée. Arguons qu’il s’agit là de la légendaire pudeur japonaise, éternellement tiraillée par sa schizophrénie créative (l’Empire des Sens en est l’exemple par excellence) qui empêche toute demi-mesure. Gnangnan ou sado-cul, en somme.

Et si Cyborg Girl confond souvent naïveté et candeur, le contraste avec les scènes les plus spectaculaires du film s’en ressent fortement : à l’instar du mec frustré qui doit se palucher la tige plutôt que de jouer la bête à deux dos, Kwak libère sa fureur dans un geyser destructeur impressionnant, palliant le manque d’érotisme par une noirceur nihiliste absolument jubilatoire. Un crescendo qui aurait pu terminer en apothéose, mais la dernière minute est la sucrette de trop, le cuberdon fleur bleue qui fait déborder le pot de Nutella sentimental, et on enrage parce que, à 60 secondes près, on tenait un petit chef-d’œuvre !

Œuvre inclassable, Cyborg Girl est une très bonne surprise, bénéficiant de scènes iconoclastes superbement chorégraphiées et d’effets spéciaux admirables, même si le noyau dur de l’histoire – l’amour de Jiro pour un cyborg – est aussi insipide qu’une bluette émasculée.


Commentaires sur le film

Cyborg Girl

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Wow ! J’ai vraiment passé un très bon moment, sa faisait longtemps. J’ai apprécié la candeur toute japonaise de l’histoire, les effets spéciaux sont très réalistes et les acteurs sont attachants.
L’histoire m’a même arraché un larme de joie. Bref je me retrouve bien dans l’article écrit par Wizzdumb, mais je vais donné une meilleures note, car j’adore les histoires de S.F.

12 juin 2013 à 08:06 | Par Chris Usaco

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