Critique de film

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Cujo

"Cujo"
affiche du film

Triste jour pour Donna et son fils Tad. Leur voiture est tombée en panne au beau milieu d'une cour déserte. Les secours arrivent sous la forme d'un Saint-Bernard enrage qui les assaille inlassablement. Un film sur l'angoisse qui n'est pas sans rappeler "les Oiseaux" d'Hitchcock.

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Trailer - Cujo (1983)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cujo - Un film qui a du mordant
Par : Damien Taymans

Cujo n’est pas une œuvre inévitable dans la bibliographie du grand Stephen King. Au contraire même, le livre n’a jamais reçu l’accueil attendu et a vu quelques fans se détourner du maître de l’horreur. Ceci dit, s’il est une chose sur laquelle tout le monde était d’accord, c’est que l’histoire méritait d’être portée à l’écran. Pour ce faire, Stephen King lui-même propose un réalisateur qui l’a charmé grâce à Alligator, son premier métrage. Ainsi, Lewis Teague prend les commandes du film en se basant sur un scénario rédigé par Don Carlos Dunaway.

Le scénario est semblable à la nouvelle de Stephen King et le script n’omet en aucun cas ce qui faisait également la force du bouquin, à savoir le brossage des caractères qui composent l’œuvre. Nous voilà en face d’une petite troupe de personnages assez caricaturaux : un couple en difficulté et un enfant qui a peur du monstre du placard, un garagiste alcolo qui trompe sa femme et méprise tout le monde, son ami encore plus idiot que lui, … Et puis, il y a Cujo, un saint-bernard sympathique au pelage magnifique qui, peu à peu, va se transformer en véritable monstre.

Si l’histoire peine franchement à démarrer et si le métrage ne nous offre que très peu d’actions (surtout dans la première partie où on s’ennuie souvent), il faut souligner le travail remarquable effectué pour la créature féroce qu’est Cujo. De nombreux procédés sont utilisés pour nous montrer la mutation totale qui assaille le chien : amplification sonore qui rend chaque bruit (même le plus anodin) assourdissant, travellings généreux et vibrations de la caméra laissant présager un basculement dans la folie et, surtout, dégradation physique qui se veut graduelle. Du mignon petit toutou ne reste plus qu’une bête répugnante, dégoulinant de sang, de sueur et de bave (qui fait aussi peur que Cantona dans les rues de Manchester)…

Malheureusement, si la tension augmente au fur et à mesure du film, Teague prend trop de temps à installer cette atmosphère et nous embête longtemps avec des considérations psychologiques qui nous intéressent très peu et n’amènent rien dans l’histoire. Et puis, il faut également accuser l’âge du film qui a fortement vieilli et que beaucoup considèrent comme une série B comme les autres. En somme, on en vient à se demander si l’histoire méritait vraiment d’être portée à l’écran…

Malgré tout, le film reste une série B plaisante avec une apothéose qui se fait attendre mais qui légitime à elle seule ce temps perdu. Si ça ne vous convainc pas, je peux toujours lâcher mon chien : « Vas-y, Cujo, attaque ! »


Critique de Cujo - Les monstres existent
Par : Samuel Tubez

Si adapter un écrit de Stephen King est une chose osée, retranscrire cette histoire dont la majeure partie de l’action se déroule dans une voiture immobilisée était un pari plus que risqué. Mais Lewis Teague (Alligator, Cat’s eye) s’en tire plutôt bien, livrant même des moments claustrophobiques et angoissants inoubliables.

Le début du film, lui, s’évertue à nous présenter une poignée de personnages plutôt caricaturaux et plus particulièrement la famille Trenton dont le couple formé par Donna (excellente Dee Wallace Stone) et Vic (Daniel Hugh Kelly) semble battre de l’aile. Les époux ont un fils adorable qui, comme tous les gosses, a peur des monstres qui se cachent dans sa chambre. Son père a beau lui dire que ces derniers n’existent pas, sa rencontre avec le chien enragé Cujo prouvera au fiston qu’ils existent bel et bien et qu’ils ont les crocs ! Mais nous y reviendrons. En attendant, Tad se retrouve seul avec sa maman puisque le paternel est parti en voyage d’affaire. Suite à de fâcheuses circonstances, voilà que Donna, accompagnée de son fils, tombe en panne dans la cour du garagiste. Elle ne va alors pas tarder à découvrir qu’à l’extérieur, Cujo, le Saint-bernard du mécano, rôde la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang. C’est que ce brave Cujo s’est fait mordre par une chauve-souris lors d’une poursuite champêtre et, petit à petit, le chien est devenu fou furieux, attaquant et détruisant tout sur son passage. Enfermé dans leur voiture avec un véritable monstre qui les épie dehors, la mère et l’enfant se retrouvent prisonniers du tas de ferraille.

Bien que l’interprétation de Dee Wallace Stone soit à la hauteur et que sa rage animale éclatant lors du final soit des plus admirables, la star du film est bel et bien Cujo, le gentil chienchien à sa mémère. Sa personnalité ainsi que sa transformation sont mises en scène de façon bien plus captivantes que les digressions présentes dans le scénario. Ainsi, on se fiche un peu (beaucoup) de l’histoire entre Donna et son amant qui n’apporte rien à l’histoire mais par contre, dès que l’on retrouve Cujo, l’intérêt reprend. Le réalisateur semble aimer les monstres et puisque nous aussi, on ne peut que s’en réjouir. Mais Cujo n’est pas un monstre par nature. Au départ, la bête souffre, réagit à son environnement, elle est agacée par le bruit qui l’entoure (excellent travail sur le son) ou bien énervée par l’attitude de son maître. Son comportement et son apparence basculent alors vers une sauvagerie sans précédent, le transformant en un redoutable prédateur. Il faut le voir errer autour de ses proies, aboyer en leur faisant face de l’autre côté de la vitre ou foncer tête baissée dans les portières. Par des astuces de cadrages et un montage parfaitement maîtrisé, tous les assauts de la bête s’avèrent diablement convaincants et aucune animatronique ou maquillages grossiers ne viennent gâcher l’authenticité des attaques. Des années avant l’utilisation du numérique, ce film démontre qu’avec un brin de savoir-faire, on pouvait faire des merveilles et créer l’illusion. Certains cinéastes actuels feraient bien d’en prendre de la graine, plutôt que de choisir l’option « facile » du tout numérique.

Malgré ses longueurs, Cujo s’avère être un pur film de monstre sans prétention qui fait preuve dans sa seconde partie d’une sauvagerie sans nul autre pareil. En terme d’attaques canines pure et dure, Cujo n’a rien à envier à qui que ce soit. Il ferait même plutôt figure de classique. Le film rappelle même quelque peu les films de la Hammer, notamment lors d’une fin on ne peut plus directe. La créature n’est plus, le film est fini. The End.

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