Critique de film

Zombie King and The Legion of Doom

"Zombie Beach Party"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique - Morts-vivants
  • Année de production : 2003
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stacey Case
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h17
  • Budget : 220 000 dollars
  • Scénariste : Sean K. Robb, Bill Marks
  • Musique : Steve Kratt, J. Mark Stewart
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jules Delorme, Jennifer Thom, Rob « El Fuego » Etchevarria, Nicholas Sin
  • Récompenses : Aucune

Une vague de meurtres perpétrés par des zombies terrifie la région. Les coupables sont-ils les zombies-catcheurs du cirque itinérant de Tiki ? Ou alors Zombie King, un lutteur qui ambitionne de devenir le maître du monde ? Ou encore son amie, French Vixen, qui tente de créer une armée dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie King - Sex, catch and Rock n’ roll !!
Par : Seb Lecocq


« Mesdames et Messieurs, enfants de tous âges, si vous avez menti à l’entrée. Le Blue Water Roadhouse a la joie de vous présenter une soirée de musique et de catch de morts-vivants ! » Cette phrase est prononcée par un des personnage du film de Stacey Case et résume bien les 77 minutes que composent ce Zombie King. Pour être tout à fait complet, il aurait dû ajouter du gore cheap et des bimbos dénudées tout aussi cheap. Le programme de tout bon film bis qui se respecte quoi. En effet quel concept génial que de mêler le film de zombie et le film de luchador. S’il est très méconnu chez nous, le genre « luchador » est un classique du cinéma fantastique mexicain, les aventures mettant en scène les véritables icônes (mais champions de lutte avant tout) que sont Santo, Blue Demon et autres Mil Mascaras. Cette idée de génie c’est Stacey Case, jeune réalisateur américain qui signe ici son premier long métrage, qui l’a eue et le résultat et des plus réjouissant pour tout amateur de zombie et de catch qui se respecte. Le film comporte son lot de défauts mais ne renie jamais sa vraie raison d’être : une délire potache, sportif et gore.

L’histoire met donc en scène plusieurs catcheurs masqués qui tenteront de venir à bout d’une armée de zombies créée par l’affreux Zombie King. Voilà c’est aussi simple que cela. La troupe héroïque est composée de Ulysse, le héros, Tiki, le loup solitaire, Mercedes, la lutteuse et Blue Sainte la tête brûlée. Une équipe hétéroclite. Dés les premières images, on est saisi par le comique de la situation. Chaque personnage garde son masque en toute circonstance : quand il dort, quand il boit, quand il conduit sa voiture et va faire ses courses ou encore quand il fume sa pipe en sirotant une bière. Le masque détermine le personnage et c’est avec le plus grand respect que le réalisateur applique cette consigne à la lettre. Il faut savoir que, pour un luchador, l’humiliation suprême n’est pas la défaite mais la perte de son masque et l’exposition de son visage au grand jour. Un luchador qui perd ou déchire son masque ne peut plus jamais remonter sur un ring, du moins au Mexique. Bref, terminons les cours d’histoire sportives et revenons à nos moutons heu…à nos catcheurs zombies. Et ils sont nombreux.

Le film est émaillé de combats exécutés selon les règles de l’art et chorégraphiés par une légende du catch : Rob « El Fuego » Etchevarria qui joue aussi le rôle de Tiki. C’est donc à coup d’avant-bras (les coups de poing sont interdits), de suplex, d’huracanrana et de multiples clés que nos amis déjoueront les plans de Zombie King et de son armée de morts-vivants. Ceux-ci, en plus d’être continuellement affamés, disposent d’énormes capacités catchesques et font très bonne figure lors des différents combats. Mais bon l’occupation première d’un zombie étant de dépecer et dévorer des êtres humains, ceux-ci ne dérogent pas à la règle et c’est à grand coup d’hémoglobine qu’ils éventrent et arrachent des membres avec une facilité déconcertante. Le zombie « romerien » dans toute sa splendeur quoi.

En parlant du maître, il prête son nom au film qui commence par un beau gros « George A. romero présente » et son ombre plane sur toute l’histoire. Au rayon clin d’oeil, Stace Case n’oublie pas de saluer les fans de fantastique en singeant les meilleures scènes de Freaks (One of us… One of us) et de Shockwaves, les amateurs de catch eux reconnaîtront Jim « The Anvil » Neidhart dans le rôle du shériff Logan.

Voilà donc un film généreux et original qui ne tardera pas à se gagner sa ceinture de « film culte » auprès des amateurs de délires Z. Le final est d’ailleurs un grand moment de n’importe quoi enchaînant combats, scènes gore et plans topless sur des demoiselles (vivantes ou non) peu farouches, le tout rythmé par une réjouissante bande son rock n’ roll. Toutefois la vision en groupe est conseillée afin d’accentuer l’atmosphère délirante et respectueusement foutraque du film.


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