Critique de film

Zombie honeymoon

"Zombie Honeymoon"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : David Gebroe
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h23
  • Scénariste : David Gebroe
  • Musique : Michael Tremante
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Tracy Coogan, Graham Sibley, Tonya Cornelisse, David M. Wallace, Neal Jones, Phil Catalano, John Sobestanovich, Steve Szymanski,...
  • Récompenses : Aucune

Denise et Danny, jeunes mariés, nagent en plein bonheur. Tout s'écroule dès leur lune de miel, lorsque Danny est mordu par un zombie. Quelques minutes après l'annonce de son décès, il se relève pourtant frais et dispo... et se transforme lentement mais sûrement en zombie humain avec des envies irrépressibles de dévorer de la chair humaine...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie Honeymoon - Petit budget mais grand talent !
Par : Quentin Meignant


Les films de zombies, ce n’est franchement pas ce qui manque dans l’histoire du cinéma : de Franco (Une vierge chez les morts-vivants) à Romero (Zombie, Le jour des morts-vivants, Diary of the dead,…) en passant par Rollin (Le lac des morts-vivants) ou Stacy Case (Zombie King and the legion of doom), tous les amateurs du genre s’y sont essayé.

Par contre, ce qui est vraiment plus rare, c’est de réussir un film traitant de ces morts-vivants si chers à nos cœurs. Les ratés se sont multipliés dès les prémices de ce genre particulier et leur nombre n’a cessé d’augmenter depuis.

Aussi, la réussite de ce genre de film pour un jeune réalisateur, dont c’est le premier film d’horreur, tient carrément de la gageure. Pire, David Gebroe avait toute les chances de se vautrer lamentablement vu les faiblesses de son budget et aussi le regard décalé qu’il a décidé de donner à son œuvre.

Mais voilà, le talent ça ne s’invente pas et Gebroe en possède indéniablement ! Bien sûr, quelques petites imperfections, dues au manque d’expérience, viennent émailler le film mais ce Zombie Honeymoon a tout pour marquer les esprits !

Le grand point fort du métrage se situe dans le traitement différent qu’apporte le réalisateur au phénomène de zombification. En effet, pas question ici de monstrueux êtres déambulant lentement, nous avons juste droit à un mort-vivant, un seul, victime d’un mal qu’il ne comprend pas après s’être fait tuer par un zombie sorti de la mer.

Danny, changé en atroce cannibale qui se transforme petit à petit en cadavre ambulant, ne sait plus maîtriser ses pulsions et doit absolument tuer pour se nourrir. Il est d’ailleurs assez amusant de voir ce héros anciennement végétarien s’enfiler de la barbaque à la pelle !

Nous sommes donc face à un bien pauvre jeune homme qui ferait tout pour ne faire de mal à personne mais qui tue et dévore ses victimes. A ses côtés, on retrouve sa femme, Denise, morte de peur et de dégoût mais qui reste avec l’homme de sa vie, comme elle l’avait promis lors de leur mariage.

Cette femme si fidèle se met donc à couvrir les atrocités de son cher et tendre et, pire, elle y prend une certaine part. Cela nous donne droit à des scènes d’une intensité rare qui font ressortir toute l’horreur de l’intrigue. Voir cette jeune femme, tout à fait normale, sombrer petit à petit dans l’horreur a quelque chose d’extrêmement puissant et jouissif.

Jouissif est aussi le terme qui colle le mieux à une bande originale plus qu’appréciable. Alliant habilement un rock’n roll particulièrement énergique et de douces mélodies, Michael Tremante parvient à faire vibrer et à coller parfaitement aux sentiments éprouvés lors de la vision de certaines scènes horrifiques.

Ces séquences, parfaitement filmées par une caméra au poing (la plupart du temps), nous donnent l’occasion de constater que Gebroe touche sa bille côté gore ! Ainsi, lorsque Danny se met à manger l’employée d’une agence de voyage ou encore à bouffer des flics (vraiment sympa ce film, quand je vous le dis !), on a droit à un (petit) déballage de tripes et de boyaux.

Certes, ce n’est pas encore digne du géant Romero, mais on ne peut qu’applaudir un jeune réalisateur qui prend, avec une grande réussite, autant d’initiatives. Cela vaut néanmoins à l’ensemble de paraître parfois un peu long et, parfois, de faire le jour sur quelques approximations.

Ainsi, on se demande tout le long du métrage où est passé le zombie qui a attaqué Danny sur la plage. Cette question ne trouve hélas aucune réponse, tout comme le dénouement un peu bizarre qui ne rime pas à grand-chose.

De plus, Gebroe nous sort les violons avec un final aussi larmoyant qu’inutile qui dure tout de même 5 minutes sans qu’un son ne sorte de la bouche de Denise. Bref, ce n’est pas vraiment le final percutant que l’on attendait pour clôturer une œuvre vraiment bien agréable.

Le réalisateur a néanmoins montré de très belles choses et laisse entrevoir un réel talent dans le monde de l’horreur. Zombie honeymoon n’est bien entendu pas le film du siècle, mais ce film a le mérite d’apporter un peu de fraîcheur dans un univers parfois un peu trop formaté. Ca fait du bien parfois !


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