Critique de film

Y a-t-il un flic pour sauver l'humanité ?

"2001: A Space Travesty"
affiche du film
  • Genre : Comédie
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Canada, Allemagne
  • Durée : 1h36
  • Musique : Claude Foisy
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Le Président des Etats-Unis a été enlevé et est détenu en otage sur la Lune, dans une base secrète appelée Vegan. L'homme qui occupe actuellement le bureau ovale de la Maison Blanche est un clone du véritable chef d'Etat. Aussitôt connue cette incroyable nouvelle, le bureau fédéral de la police dépêche son meilleur élément, l'officier Richard Dix, sur l'enquête. Enthousiaste et naïf, celui-ci n'imagine pas qu'il va se retrouver au coeur d'un complot qui vise à détruire toutes les valeurs auxquelles il croit : la vérité, la justice et la vision qu'ont les Américains de la vie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Y a-t-il un flic pour sauver l’humanité ? - Parodie pas rôdée
Par : Damien Taymans


Ah, les cuistres, les félons. Conscients du désintérêt qui risquait de frapper cette nouvelle parodie mettant en scène Leslie Nielsen, trogne ultra-célèbre du pastiche ricain, les distributeurs ont eux-mêmes travesti l’œuvre pour l’intégrer à la fameuse série des "Y a-t-il un... ?" du trio ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker). On aurait tort de leur en vouloir : 2001 : A Space Travesty, l’intitulé original est intraduisible en l’état, étant donné que le récit n’emprunte rien au space trip de Stanley Kubrick. Nielsen enfile le costume de l’agent spécial Rick Dix ("Dick" dans la v.o.) chargé de confondre les comploteurs intergalactiques, planqués sur la ville lunaire de Vegan, qui ont osé placer un clone à la place du président des États-Unis. Pour accomplir sa mission, il reçoit l’aide de la charmante Cassandra Menage incarnée par la... (autocensure)... Ophélie Winter, bien décidée à passer l’hiver à Hollywood avant de revenir en Europe pour tourner She.

Le Canadien Allan A. Goldstein, après s’être fait remarquer avec The Outside Chance of Maximilian Glick, dirige Charles Bronson dans Un justicier dans la ville 5 (un must !), passe par la SF de série Z et alunit enfin sur Vegan pour mettre en boîte les niaiseries de son privé d’opérette qui aura presque l’honneur de pousser la chansonnette en présence de trois faux ténors, parodiant à leur tour Placido Domingo, Luciano Pavarotti et José Carreras, reprenant In the Navy des Village People sous les yeux admiratifs de dignitaires arabes et du pape. Avant de parvenir à ce monumental bordel, les scénaristes tentent en vain d’imiter la touche ZAZ : une voix-off commente au spectateur le contraire de ce qui se produit à l’écran tandis que l’agent triple zéro se retrouve dans des situations gagesques amenées avec si peu de finesse qu’elles font l’effet d’un pet odorant lâché en plein repas.

Pas l’ombre d’un quiproquo, pas une once d’absurdité ne vient émailler cette parodie pauvrette et désolante de bout en bout. Les aliens caoutchouteux rappellent le T-Rex qui fut compagnon de scène de Whoopi Goldberg, les sosies pourraient aisément se voir coiffés au poteau par des concurrents dans certains concours de TF1, les échanges de fluide ne cessent d’affluer pour inonder tout un chacun. Un fiasco qui doit encore aujourd’hui tourmenter le regretté Leslie...


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage