Critique de film

X-men 2

"X²"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Science-fiction
  • Année de production : 2003
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bryan Singer
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h03
  • Budget : 110 millions de dollars
  • Scénariste : Michael Dougherty, David Hayter, Bryan Singer, Zak Penn
  • Musique : John Ottman
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, James Marsden, Hugh Jackman, Halle Berry, Anna Paquin, Rebecca Romijn-Stamos, Bruce Davidson, Alan Cumming
  • Récompenses : Saturn award du Meilleur film de SF en 2004
    BMI Film Music Award en 2004

Toujours considérés comme des monstres par une société qui les rejette, les mutants sont une nouvelle fois au centre des débats alors qu'un crime effroyable commis par l'un d'eux relance la polémique autour de l'Acte d'Enregistrement des Mutants et le mouvement anti-mutants, dirigé par l'ancien militaire William Stryker. Quand ce dernier lance une attaque contre l'école de mutants du Professeur Charles Xavier, les X-Men se préparent à une guerre sans merci pour leur survie, aidés de Magnéto, récemment évadé de sa cellule de plastique. Parallèlement, Wolverine enquête sur son mystérieux passé, auquel Stryker, dont on dit qu'il a mené de nombreuses expériences sur les mutants, ne serait pas étranger...

Les critiques à propos de ce film

Critique de X-men 2 - Singer in the move
Par : Damien Taymans


Alors qu’ils sont toujours rejetés par la société, les mutants doivent affronter un mouvement anti-mutants (anti-eux quoi !) mené par William Stryker, heurté par la mutation de son rejeton, légumineuse à roulettes capable de maîtriser les pensées des gens. Une attaque à l’encontre de l’école du professeur Xavier est donc lancée par Stryker afin de retrouver la trace de tous les anormaux via le Cérébro et de les exterminer une fois pour toutes…

Après le succès financier du premier volet, une suite est mise en chantier. Disposant d’un budget quelque peu exhaussé (plus de 100 millions de dollars), Bryan Singer se remet à la tâche afin de multiplier le potentiel qu’il dispose entre ses mains, à savoir une multiplicité de personnages dont els aventures furent dépeintes sur plus de 30 années. Ancien néophyte reconverti en fan inconditionnel des héros estampillés X, Singer crée une nouvelle aventure s’apparentant davantage à une refonte évolutionnelle qu’à une séquelle. Le cadre n’a pas bougé d’un iota. L’intégration des mutants en est toujours au point mort et les humains semblent peu enclins à accepter ces entités étranges capables de les voler et de violer leurs filles en toute impunité, sans compter que le drame de la Maison blanche jette une vague d’effroi sur une population peu sécurisée. Les personnages, quant à eux, ne changent pas ou peu : hormis l’introduction de seconds rôles glissés à la sauvette (le jeune Pyro, Diablo, Deathstrike, Colossus, tous effacés), Wolverine est toujours au centre des préoccupations du réal. Reprenant les ingrédients indispensables d’une adaptation marvelienne, Singer laisse en sus une plus grande place aux affrontements dotés de superbes chorégraphies.

Plus de héros, plus d’action, plus d’argent... pue le projet mercantile à plein nez bouffé par une surenchère de tous les instants. Loin de tomber dans cet écueil imbécile, le réalisateur étend son métrage et cautérise les plaies du premier volet. Si le nombre des personnages a augmenté, ceux-ci sont davantage fouillés voire carrément mis sur le côté au profit des individus-phares du métrage (Wolverine, Stryker, Magnéto, Mystique). Si les combats se voient multipliés, c’est uniquement dans l’optique d’améliorer le spectacle sans pour autant miner la narration. En somme, (dont le titre évoque une surenchère exponentielle) est à son premier épisode ce que Batman returns était au Batman originel : grâce à un approfondissement des personnages (la quête de réponses quant à son passé de Wolverine, focalisation sur Stryker et son fils, Mystique en égérie du Mal), à l’insertion d’une certaine noirceur (l’ostracisme humain représenté par Stryker, les méthodes de Magnéto) et à une élévation rythmique, la seconde œuvre surpasse son modèle, asseyant du même coup la maîtrise et l’acclimatation évolutive d’un réalisateur avec les créatures qu’il a sous son emprise.

En résulte une création plus fouillée et moins éparpillée que le X-men premier du nom. Les digressions au sentimentalisme fiévreux du triangle (peu équilatéral) constitué par Wolverine, Cyclope et Jean Grey sont habilement contrebalancées par des scènes spectaculaires (l’attaque de la Maison blanche, à couper le souffle) se déroulant sur un rythme effréné.


Oeuvres liées :

X-men (2000)
X-men, l'affrontement final (2006)

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