Critique de film

X-Men Le commencement

"X-Men: First Class"
affiche du film
  • Genre : Action , Science fiction
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Matthew Vaughn
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h10
  • Scénariste : Zack Stentz, Jane Goldman, Matthew Vaughn, Ashley Edward Miller
  • Musique : Henry Jackman
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon, Jennifer Lawrence, Rose Byrne, January Jones,…
  • Récompenses : --

X-Men : Le Commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle. Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata…

Les critiques à propos de ce film

Critique de X-Men le commencement - Nés sous X
Par : Samuel Tubez




Alors que les membres des Vengeurs tentent tant bien que mal d’exister sur grand écran, les X-men s’offrent une cure de jouvence des plus rafraîchissantes, sous la direction de l’excellent Matthew Vaughn (Kick-ass), expulsé à l’époque de X-Men l’affrontement final au profit d’un certain Brett Ratner. Un retour aux origines bien pensé pour coller aux films de Bryan Singer qui co-signe d’ailleurs le scénario et intervient au niveau de la production.

X-Men first class remonte dans les années 60, en pleine apogée de la guerre froide. C’est à cette époque que Charles Xavier, un jeune et puissant télépathe allié à la métamorphe Mystique, rentre en contact avec d’autres mutants grâce à la CIA, et décide de leur venir en aide. C’est ainsi qu’il rencontre Erik Lehnsherr, un mutant aux pouvoirs phénoménaux qui n’a pour seul but que de retrouver et tuer le Dr Schmidt, qu’il accuse d’avoir fait de lui un monstre. Bientôt rejoints par d’autres mutants (Le Fauve, Angel, Havok, Le Hurleur, Darwin), les deux hommes vont tenter de contrer les plans du manipulateur Sebastian Shaw, un puissant mutant capable d’absorber et de transformer toute source d’énergie en force surhumaine…

La grande force de cette préquelle est de mêler les mutants à certains grands évènements ayant bouleversé le Monde. Des camps d’exterminations en Pologne (la scène d’ouverture du premier X-Men est ici admirablement prolongée), à la politique de Kennedy en passant par la crise des missiles de Cuba, le script fait la part belle à l’Histoire avec un grand H. Le côté humain des mutants est ici la priorité, ce qui rend chacun d’entre eux unique. Ainsi, la dramaturgie primant sur les effets spéciaux, chaque scène d’action devient réellement palpitante et chaque personnage (à l’exception d’Azazel et de Riptide, quelque peu en retrait) trouve dans le film de Vaughn une caractérisation propre, lui permettant d’exister et d’évoluer de bien belle manière au sein de ce film choral extraordinaire. Évidemment, la relation fratricide entre Xavier et Erik est la pierre angulaire de cet opus, relation rendue d’autant plus intense grâce aux impeccables prestations des formidables James McAvoy (Wanted) et Michael Fassbender (Eden Lake, Inglourious basterds). Mais le reste du casting n’est pas en reste : épinglons en vrac une Jennifer Lawrence (Winter’s bone) parfaite en Mystique emplie de ressentiment, un Kevin Bacon en grande forme et charismatique à souhait dans la peau de Sebastian Shaw ou encore la plantureuse January Jones (Trois enterrements, la série Mad Men) dans la peau de la sexy Emma Frost. Des passages intimistes aux scènes d’action, on ne s’ennuie pas une seconde devant les raisonnements et les affrontements de ces jeunes X-Men plein d’avenir, et ce quel que soit le camp qu’ils rejoignent au final.

X-Men first class affiche une maturité et une intelligence que nombre de films de super-héros feraient bien d’adopter. En étoffant presque chacun de leur personnage d’une aura unique et solide, l’association Bryan Singer/Matthew Vaughn fait plus que des merveilles. Les personnages existent, les enjeux pullulent, les scènes d’action restent perpétuellement limpide et la musique, signée Henry Jackman (Monstres contre Aliens, Kick-ass) s’accorde parfaitement aux images (au point qu’on l’oublie parfois, un bon signe). Trépidant et intelligent, X-Men first class s’impose tout simplement comme l’un des meilleurs opus de la saga X-Men !


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