Critique de film

Waxwork

"Waxwork"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1988
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Anthony Hickox
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Scénariste : Anthony Hickox
  • Musique : Roger Bellon
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Zach Galligan, Deborah Foreman, Michelle Johnson, Miles O'keefe, Patrik Mc Nee, Dana Ashbrook, David Warner
  • Récompenses : Prix de la peur au festival d'Avoriaz en 1989
    Corbeau d'argent au BIFFF en 1989

Cinquante ans après l'assassinat d'un collectionneur dans les années '40, son petit-fils, en visitant un musée de cire, est propulsé dans le monde des films d'horreurs...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Waxwork - La maison de cire
Par : Damien Taymans












Avant de se voir attribuer des sous-produits cinématographiques dénués d’intérêt (Hellraiser 3, Warlock 2, Jill le tueur), le réalisateur Anthony Hickox, fils de Douglas, avait marqué le cinéma bis de son empreinte grâce à son premier film.

Six adolescents sont invités à passer la soirée dans un musée de cire pour une représentation très privée. Accueillis par un majordome court sur pattes ressemblant étrangement au Tattoo de L’île fantastique, les six amis (avec en tête Zach Gilligan sans son Gizmo fétiche) visitent le lieu consacré entièrement aux figures emblématiques du genre horrifique. Peu à peu, les protagonistes disparaissent, happés par les scènes représentées par des statues maudites qui n’ont pour ambition que de renaître à la vie en se repaissant de sang humain...

Waxwork, hommage délirant aux œuvres fondatrices de l’horreur, est un digne représentant de ce cinéma très eighties qui n’hésitait pas à proposer des films dépourvus du moindre intérêt, un peu concon juste pour divertir le public. Pourtant, sous ses allures simplistes, Waxwork se révèle être bien plus qu’un simple prétexte à aligner des segments fantastiques, façon Contes de la crypte. Le musée de cire créé par Hickox s’apparente davantage à un énorme buffet horrifique qu’à un simple hors-d’œuvre parodique. Vampires, momies, loups-garous, morts-vivants, toutes les créatures fondatrices du genre sont reprises en un seul et même métrage, fournissant aux fans du cinéma d’épouvante le possibilité de se titiller le prépuce sans devoir se taper douze heures de plateau télé. Mais, à la différence d’un Club des monstres, ces figures sont traitées pour ce qu’elles sont et avec tout le respect qui leur est dû. Ainsi, les segments se succèdent de manière assez abrupte non sans avoir peigné furtivement les caractéristiques les plus élémentaires de tous ces monstres (évocation des balles en argent pour le lycanthrope, du crucifix et de la décapitation pour les vampires, …).

Empruntant à chacun des mythes horrifiques ses éléments constitutifs, Waxwork reproduit à merveille les ambiances propres à chacune de ces figures tout en se cantonnant dans une reproduction convenue et clichesque de ces univers particuliers. Certains taxeront le métrage d’imitateur raté, d’autres lui attribueront un satisfecit pour la fidélité des reproductions. Toujours est-il qu’on ne peut que prendre du plaisir face à cet étalage généreux de tripailles sur l’autel consacré aux personnages qui peuplèrent le genre depuis sa création grâce aux effets spéciaux signés Bob Keen (Dog soldiers, Hellraiser, Candyman). Le tout menant vers un joyeux bordel en guise de final avec le magnifique Patrick Macnee qui déboule, chaise roulante aidant, pour faire charcler toutes ces créatures démoniaques venues foutre le souk sur terre.

Sans être réellement transcendant, Waxwork se dresse comme un film-hommage extrêmement respectueux des mythes qu’il touche. Totalement décomplexé, bourré d’humour, le métrage offre même un déploiement jouissif d’effets gores, se postant du même coup clairement dans la catégorie bis de manière assumée.


Oeuvres liées :

Waxwork 2 (1992)

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