Critique de film

Wasted on the Young

"Wasted on the Young"
affiche du film
  • Genre : Drame, Thriller - Rape and revenge
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ben C. Lucas
  • Pays d'origine : Australie
  • Durée : 1h37
  • Scénariste : Ben C. Lucas
  • Musique : Geri Green, Chris Rollans
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Adelaide Clemens, Oliver Ackland, Alex Russell, Nathan Coenen, Georgina Haig, Geraldine Hakewill, Patrick Cullen, T.J. Power
  • Récompenses : Aucune

Dans une école privée australienne, Zack et sa bande règnent en maîtres sur la population d'étudiants privilégiés avec autant de charme que d’arrogance. Darren est l’un de ces misanthropes timides et serait le souffre-douleur des autres élèves s’il n’était pas le demi-frère de Zack. Ce dernier tombe sous le charme de la belle et frondeuse Xandrie qui, en retour, refuse ses avances, étant plutôt attirée par l’introverti Daren. N’étant pas du genre à être rejeté, il planifie alors une vengeance digne de ce nom. Lors d’une fête dans la résidence à la fine pointe de la technologie des parents de Zack, elle est entraînée loin de ses amis dans une salle privée. Xandrie est alors droguée par les filles jalouses de cette soudaine attention, puis abandonnée entre les mains des garçons qui la violent et la laissent pour morte au bord de la mer. La pauvre survit, mais s’avère écorchée psychologiquement. Lors de sa convalescence, une campagne de diffamation envers elle prend d’assaut les réseaux sociaux fréquentés par les lycéens. Persuadé que quelque chose de terrible a eu lieu, Darren commence son enquête. Dès le moment où il découvre l’horrible vérité, il s’allie à Xandrie pour s’assurer que les responsables du crime soient punis. Une guerre va s’amorcer et elle aura lieu autant dans le monde réel que virtuel.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Wasted on the Young - L’enfer c’est les autres
Par : Quentin Meignant




Présenté dans le cadre des Films of the Third Kind du NIFFF 2011, Wasted on the Young symbolise la bonne forme des productions de genre australiennes, de plus en plus nombreuses à débarquer en Europe. Fuirt du travail d’un réalisateur néophyte dans le domaine du long-métrage, Ben C. Lucas, le film peut compter sur une brochette d’acteurs prometteurs, dont certains ont déjà traversé la planète pour faire le bonheur des producteurs hollywoodiens. Wasted on the Young se plaît à dépeindre l’univers d’étudiants livrés à eux-mêmes en l’absence de leurs parents. Zack et sa bande de jeunots toxicomanes règnent en maître dans une école privée pour enfants privilégiés. Organisant les plus belles soirées de la région, le jeune homme profite d’une de celles-ci pour violenter la pauvre Xandrie, jeune fille pourtant très saga au demeurant. Le problème réside dans le fait que Darren, le jeune frère de Zack, est amoureux fou de Xandrie et que toute exaction se paie…

Extrêmement stylisé dès son entame, Wasted on the Young se borne, dans sa première partie, à dépeindre une société adolescente friquée et livrée à elle-même. Etalage très sexe drogue et rock’n roll (ou plutôt techno pour le coup), le film semble s’orienter vers un propos plutôt léger, proche des American Pie sans les gags ou, sans doute plus encore, de la série Gossip Girl. Suivant les pérégrinations d’une jeunesse perdue, Lucas pose sa caméra sur certaines séquences d’auto-destruction qui dérangent et semble vouloir mettre sur pieds un drame en bonne et due forme.

Cette génération SMS ne laisse malheureusement pas le spectateur échapper à certaines scènes dignes des films d’écran les plus ennuyeux, tandis que le cinéaste tente de mettre en place les balises d’un thriller proche du style rape and revenge. Originale dans son déroulement (ce n’est pas la personne violentée qui se venge à proprement parler), la vengeance manque malheureusement de rythme et l’apport des nouvelles technologies dans l’intrigue, la bande lorgnant alors carrément vers Antitrust, rend le propos assez vain. Jamais réellement rythmée ou un minimum tendue, la seconde partie de Wasted on the Young semble tourner en rond malgré l’excellente prestation de la très prometteuse Adelaide Clemens.

Doté d’un score abrutissant et d’un scénario plutôt convenu malgré ses quelques innovations, Wasted on the Young ne parvient jamais à se montrer à la hauteur d’un style graphique pourtant attrayant. Ben C. Lucas, tout bon metteur en scène qu’il soit, livre dès lors une œuvre intéressante mais suffisamment mal balancée que pour se rendre détestable.


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