Critique de film

WAZ

"W Delta Z"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Serial killer, Vigilante
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tom Shankland
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h44
  • Budget : 5 millions de Dollars
  • Scénariste : Clive Bradley
  • Musique : David Julyan
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Stellan Skarsgård, Melissa George, Selma Blair, Ashley Walters, Paul Kaye, John Sharian, Barbara Adair, Peter Ballance, Lauren Hood, 'Sean' Brian Jordaan, ...
  • Récompenses : Aucune

Une série de meurtres plus horribles les uns que les autres continue de terroriser les habitants de la ville. Très vite, l'inspecteur Argo et sa nouvelle partenaire comprennent que les victimes ont dû choisir entre mourir... ou tuer la personne qu'elles aimaient le plus.

Les critiques à propos de ce film

Critique de WAZ - Vengeance de pacotille !
Par : Quentin Meignant


Tom Shankland n’est pas à proprement parler un inconnu des cinéphiles. Le cinéaste a en effet été nominé à deux reprises dans la catégorie du meilleur court-métrage aux BAFTA, pour son drame Bait en 1999 et pour Going Down en 2000. L’homme s’est ensuite occupé de la réalisation de diverses séries avant d’adapter un roman d’Agatha Christie, Miss Marple – La plume empoisonnée, pour le petit écran. WAZ constitue donc la première aventure du réalisateur à la tête d’un véritable film, alors que The Children, dont le scénario est signé Paul Andrew Williams (Bienvenue au cottage), suivra un an plus tard. WAZ, alias W Delta Z, narre l’histoire de l’inspecteur Argo et de sa nouvelle partenaire qui sont aux prises avec un meurtrier particulièrement féroce qui torture ses victimes jusqu’à ce que celles-ci tuent un proche. Chaque corps est marqué d’un WAZ, équation scientifique signifiant la formule de l’égoïsme universel. Mais, très vite, nombre de surprises interviennent et la vérité est bien plus trouble qu’il n’y paraît...

Malgré un pitch flirtant fortement avec le thriller, c’est dans une ambiance de polar que Shankland choisit de présenter ses protagonistes. Corps à peine mutilé, entouré d’une dizaine de flics parmi lesquels discutent ce que l’on croit être les protagonistes principaux. Argo et sa nouvelle collègue se posent nombre de questions à propos de l’enquête, le tout sur une musique pas vraiment lugubre ni entraînante. Cette séquence d’entrée se voit encore handicapée par des mouvements de caméra pompeux qui se déclinent en travellings circulaires chaotiques inintéressantst. Une fois passé ce massacre visuel, le réal entre de plein pied dans une enquête menée avec une bonhomie affligeante par deux héros dont les affinités se limitent à un ramassis d’insultes et de railleries.

Ce ton assez convenu est encore renforcé par les liens qui se tissent entre les deux personnages au fil de l’action. D’une relation emplie d’animosité, ils se dirigent comme par magie (c’est-à-dire sans aucun élément probant) vers une certaine affection l’un pour l’autre. Moment choisi par Shankland pour hausser le rythme comme il peut, en balançant une ou deux séquences de tortures au gore hélas peu impressionnant mais aux idées parfois choquantes. Ces scènes, trop courtes que pour être efficaces, sont bien souvent coupées avant leur point d’orgue pour en revenir à l’enquête policière mais aussi à une petite guerre des gangs à laquelle on est bien en mal de croire. Malgré l’interprétation impeccable de l’ensemble du casting, le métrage sombre corps et biens au fil des défauts qui le parsèment. Et, au rythme trépidant du galop d’un âne nain, le métrage de se dirigier vers un final qui, à défaut d’être réellement spectaculaire (cadrage trop « gentil » sur les torturés), s’avère être particulièrement original. Le twist final exceptionnel et inattendu est une fois de plus sapé par les incohérences de la mise en scène et les longueurs excessives d’une ultime scène totalement inutile.

Le scénario de Clive Bradley méritait sans doute mieux que cette adaptation aussi molle qu’irritante. L’ensemble agace plus qu’il n’enchante et le manque de scènes marquantes aggrave encore le constat. L’ennui est presque total hormis dans un final réellement surprenant. Espérons que Shankland fera mieux avec The Children, film très attendu de tous les fantasticophiles.

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