Critique de film

Vendredi 13, chapitre 2: Le tueur du vendredi

"Friday the 13th part II"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Slasher
  • Année de production : 1981
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steve Miner
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h23
  • Budget : 1 million de dollars
  • Scénariste : Ron Kurz
  • Musique : Harry Gregson Williams
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirsten Baker, Warrington Gillette
  • Récompenses : Aucune

De retour au Camp Crystal Lake cinq ans aprés le massacre. Une bande de jeunes va comprendre que Jason rôde toujours dans le coin et quâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13, chapitre 2 - Le retour de Jason
Par : Seb Lecocq


C’est toujours difficile de parler d’une légende. Jason Voorhees en est assurément une. Avec 10 films originaux, un cross-over (Freddy Vs Jason) et un remake réalisé par Marcus Nispel, on peut dire qu’il a donné de sa personne et dédié sa vie à l’horreur et au genre. Plus que toute autre série, la saga des Vendredi 13 s’impose comme l’archétype du slasher. Elle en a d’ailleurs défini les codes : forêts, jeunes zazous ivrognes, libidineux et portés sur la fumette, armes blanches et masque mono-expressif. La recette miracle du film d’horreur campy à l’américaine.

Les présentations faites, attaquons nous à ce deuxième volet de la saga. D’abord exit Sean Cunningham, welcome Steve Miner. La différence n’est pas flagrante, aucun des deux réalisateurs n’étant une référence en matière de mise en scène mais tous deux appartenant à cette catégorie des artisans amoureux du genre. On notera juste une image et une réalisation un poil plus policée et moins roots de la part de Miner.

Le film commence par un « previously on Friday The 13th », histoire que tout le monde soit raccord et sache de quoi il en retourne. Il faut avouer que la scène, de plus de dix minutes, est très efficace, l’une des meilleures du film, et permet à tout le monde de rentrer directement dans le bain. On y retrouve Alice, seule rescapée du premier épisode et encore traumatisée, chez elle, tranquille… mais comme on s’en doute Jason, cette fois incarné par Warington Gillette (la perfection au masculin), va venir terminer le travail à coups de pic à glace. Le précédent opus étant complètement terminé, place désormais à la nouvelle bande de chair à saucisses, oups pardon, de jeunes. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retourne à Crystal Lake, enfin juste à coté et suffisamment près pour que Jason n’ait pas trop d’efforts à faire pour les retrouver. Même décor, nouveaux horizons : nouveaux moniteurs de camp d’été (tout beaux, tout neufs), côté garçons, des abrutis notoires portés sur la picole, côté filles, de la bimbo court vêtue qui ne pense qu’à se baigner.

Blagues potaches, autorité toute relative, insouciance, alcool et drogue, tout est réuni pour attirer notre mongolito préféré. Après avoir étranglé un péquenaud du coin avec un fil barbelé et opéré une chirurgie du cerveau à coups de marteau sur un policier trop curieux en guise d’apéro, il passe enfin à l’action, toujours décidé à venger môman. Un des jeunes est pris au piège et égorgé avec la machette. L’arme qui deviendra le symbole, avec le masque de hockey mais c’est pas pour tout de suite, de l’assassin entre en scène avec des effets dévastateurs. Ho Yeah baby, Jason still in the house !! Les meurtres vont ensuite s’enchaîner à un rythme soutenu pour atteindre l’honnête bodycount de 10 personnes. Un début tranquille pour Jason, toujours un peu rouillé après toutes ces années passées en milieux aquatique et sylvestre.

Machette toujours mais couteau de cuisine, fourche ou lance, pour une brochette humaine, clin d’œil au meurtre de Kevin Bacon dans le premier épisode, Jason varie les plaisirs et tâte de plusieurs instruments avant d’opter définitivement pour la machette, compromis parfait entre la puissance de frappe, la coupe et la taille (quel fin connaisseur, ce Jason !). L’arme est choisie mais pas le style. Jason se cherche encore (et un coming out, un) et opte en fin de métrage pour la taie d’oreiller sur le visage. Une initiative peu heureuse en somme mais bon soyons indulgent, il a encore huit films pour se refaire et affiner ses goûts en matière de mode. Cela étant dit, force est de constater que cet épisode reste un des plus efficaces de la série. Mise en scène sobre, scénario correct, bonne interprétation, rythme soutenu, filles nues (ben ouais ça compte aussi) et une dizaine de meurtres. Le film reste encore ancré dans un certain réalisme, ce qui ne sera pas le cas des prochains épisodes toujours plus « out of this world » et fantaisistes. Enfin je ne pouvais pas clore cette critique sans parler de l’excellent score d’influence Psychosienne signé Harry Manfredini qui participe vraiment à la réussite de l’ensemble. Certains vont me trouver bien indulgent avec ce film mais bon quand on est fan, on est fan hein.

Dans la droite lignée de Vendredi 13, cette suite directe est un très bon film, un modèle du genre pour une foultitude de copies conformes et ersatz plus ou moins inspiré dans les années à venir. Vendredi 13 : Le Tueur du Vendredi ouvre de la meilleure façon les années quatre vingt, La décennie du slasher.


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