Critique de film

Vendredi 13

"Friday the 13th"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Slasher
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Sean S. Cunningham
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Budget : 700 000 dollars
  • Scénariste : Victor Miller
  • Musique : Harry Manfredini
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Betsy Palmer, Adrienne King, Harry Crosby, Laurie Bartram, Jeannine Taylor, Kevin Bacon, Mark Nelson, Robbi Morgan, Peter Brouwer, Rex Everhart, Ronn Carroll
  • Récompenses : Nominé au Meilleur film à Mystfest en 1980

En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, mourut noyé au camps de Crystal Lake. L'année suivante, les deux personnes responsables du camps furent également tuées. L'endroit ferma mais il est réouvert par un jeune couple en 1980, le même jour anniversaire des autres meurtres. Lors de la préparation du camps pour l'été, les adolescents, employés par le couple, commencent à disparaître un par un...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13 - Les bases d’un mythe du samedi soir
Par : Chroniqueurs


Vendredi 13 est l’instauration d’une série culte de films d’horreur. Une franchise horrifique donc extrêmement vénérée par les connaisseurs du genre et par les adolescents. Et même si tout le monde s’accorde sur la décadence progressive des films, le tout premier (réalisé en 1980) ne fait pas pâle figure.

L’histoire se situe au camp de vacances de Cristal Lake. Un camp qui, pour les habitants du coin, est frappé d’une malédiction. Meurtres, noyades, feux de forêt, il porte sur lui le Mal incarné et personne ne se risque à l’approcher. Pourtant, en 1980, il rouvre ses portes grâce à l’action d’un homme qui refuse de croire à ces histoires de fantômes.

Le film ne révolutionne pas le genre de l’horreur et il existe aussi bien meilleur que lui. Son tueur n’est pas légendaire, pas terrifiant, son histoire n’est pas novatrice ou originale. Il ne présente rien à prévu qui ne sorte des sentiers battus. Et pourtant, il faut reconnaître que Vendredi 13 possède une force. Une force qui vient de sa construction même, une construction certainement issue du réalisateur Sean S. Cunningham.
Vendredi 13 est sa première réalisation, il avait été tout de même par le passé producteur du très célèbre La dernière maison sur la gauche de Wes Craven.

Cunningham a parfaitement conscience que son histoire ne casse pas la baraque, loin de là. Des jeunes coincés dans un camp de vacances et décimés les uns après les autres par un tueur psychopathe dont nous ignorons l’identité. Ce n’est pas donc pas avec son histoire qu’il va captiver (encore qu’est présent une petite mythologie, très petite). C’est grâce à l’usage de sa caméra, du montage et surtout de l’espace scénique que Cunningham frappera fort.

En effet, il choisit de filmer les actes du tueur (et ce dès le début du film) à travers une caméra subjective. La caméra subjective permet de ne jamais dévoiler l’identité du dingue, mais également de partager sa folie meurtrière.

Durant toute la première partie du film, le réalisateur prend son temps (le temps est la clé dans les films d’horreur, il ne faut jamais se précipiter !). Il plante son décor, ses protagonistes. Des jeunes qui s’amusent, qui font des blagues, qui s’embrassent, font l’amour et se laissent aller à quelques jeux érotiques. On se place dans l’insouciance et au milieu des plaisirs de la jeunesse. L’amusement vient avant le travail, et les responsabilités passent bien souvent à la trappe.
On apprend donc à sa familiariser avec ces jeunes très sympathiques mais surtout à l’environnement du camp de vacances. Sa situation par rapport à la ville, sa taille, son espace, etc…

Des connaissances qui seront primordiales quand le piège se refermera sur nous. Et oui, car la nuit venue, quand la tempête s’abat sur Cristal Lake, c’est la fureur meurtrière qui se déchaîne également. Là, le réalisateur devient véritablement maître de l’ambiance. Certes, ses placements de caméra sont parfois très maladroits (il élargit volontairement son champ pour faire apparaître une fenêtre. Il est donc évident que l’action viendra de celle-ci). Mais tout de même, il gère très bien l’espace du camp. Ainsi, les jeunes, qui ne le connaissent pas encore, s’y perdent et deviennent des proies très faciles pour l’impitoyable tueur. La tension va croissante, l’étau se resserre, il ne semble y avoir aucune échappatoire. Et la grande peur qui reste concerne l’identité du fou qui zigouille à tour de bras. Qui fait tout ça ? A quoi ressemble t-il ? Serons-nous pétrie de terreur à la vue de son visage ? Cunningham entretient son suspense et il fait bien, car la révélation du serial killer gâche un peu tout. Version féminisée de l’Anthony Perkins de Psychose sans le charisme de ce dernier.

Vendredi 13 n’en reste pas moins un très bon film du samedi soir. Cunningham n’est pas un maître, mais il livre un film correct qui donnera quelques sursauts.


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