Critique de film

Vendredi 13, Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur

"Friday the 13th Part V - A New Beginning"
affiche du film
  • Genre : Epouvante - Horreur
  • Année de production : 1985
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Danny Steinman
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 92 minutes
  • Budget : 2,2 millions de dollars
  • Scénariste : David Cohen, Danny Steinmann, Martin Kitrosser
  • Musique : Harry Manfredini
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  • Bande annonce
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  • Casting : John Shepherd, John Shepherd, Dominick Brascia, Miguel A. Núñez Jr.
  • Récompenses : Aucune

Le jeune Tommy qui avait tué Jason a maintenant 18 ans et vit dans une maison de repos pour jeunes handicapés mentaux. Mais voilà qu'une série de meurtres atroces recommence. N'y aurait-il pas l'ombre de Jason derrière cette machette qui à, nouveau, fait couler le sang de victimes innocentes ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13 : Chapitre 5 - Le début de la fin
Par : Quentin Meignant






Moins d’un an après ce qui devait être le chapitre final de la franchise mettant en scène le tueur Jason Vorhees, Frank Mancuso Jr., poussé par le producteur Timothy Silver, décida une nouvelle fois de donner lieu à un nouvel épisode, bien entendu appelé Friday The 13th : A new Beginning, alias Vendredi 13 – Chapitre 5 : Une nouvelle terreur. Le jeune Tommy est sorti indemne de son combat contre Jason, mais traumatisé par ce qu’il venait de vivre, les médecins décidèrent de l’enfermer dans un hôpital psychiatrique. Aujourd’hui Tommy a 18 ans et son transfert dans une maison de repos est enfin à l’ordre du jour. Il débarque à Pinhurst où résident d’autres jeunes comme lui, fragilisés par la vie. C’est alors que plusieurs meurtres sont perpétrés dans la région. Au même moment, dans le centre, un résident abat froidement un adolescent à coup de hache… Réalisateur éphémère (ce cinquième volet des méfaits de Vorhees est d’ailleurs son quatrième et dernier métrage), Danny Steinmann se voit confier la réalisation de cette renaissance de la saga.

Malgré son manque d’expérience dans le domaine, Steinmann parvient, dès les premières secondes, à surprendre son monde en ne procédant pas, comme il avait été fait dans les opus précédents, à un long flash-back présentant la mythologie du tueur fou. Ancrant directement son récit dans une ambiance anxiogène et trouble, le cinéaste parvient à tirer la quintessence du tueur dans une séquence d’entame qui s’avère en fait être un rêve (ce qui est un brin décevant) de Tommy, le petit héros du quatrième volet, devenu un jeune homme perturbé par les mésaventures vécues dans sa jeunesse. Cette entrée en matière plutôt percutante laisse alors place aux ingrédients qui ont notamment fait le succès du deuxième apport de Miner à la franchise : l’humour.

Dépeignant des personnages totalement décalés (l’action se situe dans un centre semi-ouvert pour aliénés), Vendredi 13 : La Nouvelle Terreur parvient à imbriquer des dialogues savoureux dans un comique de situation et de répétition du plus bel effet. Entre nymphomanes et percés en tous genres, évolue donc le héros malheureux de cette nouvelle histoire, Tommy, qui, bien vite, doit faire face à une nouvelle vague de meurtres, notamment initiée par une scène pour le moins surprenante où un aliéné en tue un autre pour une peccadille. Le ton étant donné, Steinmann n’a plus qu’à dérouler les éléments d’une action qui coule de source, mais, contre toute attente, le cinéaste éprouve d’énormes difficultés à mettre en scène les nouveaux méfaits de Jason. Ne bénéficiant d’ailleurs plus de l’apport du précieux Tom Savini, remplacé par le tâcheron Martin Becker, le métrage ne tarde pas à s’en ressentir graphiquement tandis que le scénario se met à battre fameusement de l’aile. Ajoutant à cela une mise en scène faite de gros plans, histoire d’éviter les effets foireux de son équipe et, au passage, d’épargner un peu d’argent, Steinmann englue son œuvre dans une platitude indicible.

Procédant à un twist final relevant plus du thriller et du vigilante que du slasher à proprement parler, Steinmann détruit finalement les bases appréciables qu’il avait fondées. Vendredi 13 : La Nouvelle Terreur se termine alors comme il avait commencé : par un rêve aussi décevant que convenu et inutile. Il semble dès lors évident que la saga a déjà épuisé l’excellente veine que Cunningham et Miner avaient lancée.


Oeuvres liées :


Vendredi 13, chapitre 2 : Le tueur du vendredi (1981)
Vendredi 13, chapitre 3 (1982)
Vendredi 13, chapitre 4 : Chapitre final (1984)
Vendredi 13, chapitre 6 : Jason le mort-vivant (1986)
Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi (1988)
Vendredi 13, chapitre 8 : L'ultime retour (1989)
Vendredi 13, chapitre 9 : Jason va en enfer (1993)
Vendredi 13, chapitre 10 : Jason X (2001)
Freddy contre Jason (2003)

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