Critique de film

Vendredi 13, Chapitre 4 : Chapitre Final

"Friday the 13th : The Final chapter"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Epouvante
  • Année de production : 1984
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joseph Zito
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 90 minutes
  • Budget : 1,8 million de dollars
  • Scénariste : Barney Cohen, Martin Kitrosser
  • Musique : Harry Manfredini
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Corey Feldman, Crispin Glover, Judie Aronson, Camilla More
  • Récompenses : Aucune

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13, Chapitre 4 : Chapitre Final - Et ça continue, encore et encore...
Par : Romain Mollet


Après deux excellents premiers opus (je tiendrais presque à dire que le second de Steve Miner surpasse le premier) et un troisième épisode sympathique, mais impossible à voir en 3D (jusqu’au coffret prévu l’année prochaine, parait-il !), notre boogeyman préféré Jason Vorhees s’en donne à coeur joie dans cette suite réalisée par Joseph Zito (putain, il a le même nom que toi ! - ndlr) (Invasion USA, pour les fans de Dieu Chuck), l’une des plus efficaces d’une saga qui commence à tourner en rond.

Après le massacre général orchestré près de Crystal Lake, le corps de Jason est emmené à la morgue, où il est gardé par des médecins légistes qui pensent à tout autre chose, comme beaucoup de protagonistes d’ailleurs. Mais à peine a-t-il le temps d’être "installé" qu’il s’empare d’outils chirurgicaux et massacre les deux inconscients.
Et comme d’habitude, il retourne à Crystal Lake, son lieu de villégiature préféré, où il pourra décimer une nouvelle bande de jeunes, venue s’installer non loin de la maison des Lister. Dans cette demeure vit une charmante famille, dans laquelle se trouve Tommy, gamin geek avant l’heure, qui passe son temps à se confectionner des masques d’horreur.
Du côté des jeunes, une ribambelle de clichés : ça baise, ça boit, ça fait des bains de minuit, et surtout, ça commence à se faire démembrer...

Ce sont ces meurtres qui font partie des charmes de l’opus, puisqu’ils sont orchestrés par Tom Savini, à l’instar de l’original. On assiste donc à un défilé graphique assez gore et toujours inventif, avec l’utilisation de machettes, scie chirurgicale (culte !) et autres armes blanches, prêtes à transpercer de bas en haut de jeunes acteurs inconnus, parmi lesquels se démarque le surdoué Crispin Glover, futur George McFly de Retour vers le Futur. L’autre atout majeur du film, c’est la direction insoupçonnée qu’il prend : il marque en effet la première apparition de Tommy Lister, que l’on retrouvera dans les deux opus suivants (on en reparlera), joué de façon surprenante par Corey Feldman. Ce dernier est en effet épatant lors du dernier quart d’heure final où il passe du statut de petit détective à celui d’adversaire de Jason, qui en prend pas mal dans la gueule durant ce laps de temps (notamment une TV !). Une fin violente, sombre et déroutante, qui a pourtant pour principal but de nous dévoiler le nouveau visage d’un Jason méconnaissable et traumatisant. Un nouveau symbole mythique pour celui qui se cache pour l’éternité derrière un masque de hockey.

Un quatrième film qui, s’il ne casse pas trois pattes à un canard, a le mérite d’être encore regardable par rapport à certains des opus qui suivent. Car malgré tout, l’aspect old school de ce slasher résiste et parvient encore à procurer quelques plaisirs (sadiques) pour le fan avide d’hémoglobine. Pour faire court : pas mémorable, mais efficace.


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