Critique de film

Vampire Girl vs Frankenstein Girl

"Kyûketsu Shôjo tai Shôjo Furanken"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur - Gore
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Yoshihiro Nishimura, Naoyuki Tomomatsu
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h24
  • Scénariste : Naoyuki Tomomatsu, Shungiku Uchida
  • Musique : Kou Nakagawa
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jiji Bû, Erina, Cay Izumi, Sayaka Kametani, Yukie Kawamura, Sayako Nakoshi, Aya Nishisaki,...
  • Récompenses : Troisième place du grand prix du film le plus énergique au Festival Fantasia 2009

Deux écolières sont entichées du même garçon. Mizushima est un mec séduisant avec sa coiffure adroitement négligée, ayant une singulière allure dans son uniforme dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vampire girl vs Frankenstein girl - Crazy gore girls
Par : Samuel Tubez






Le réalisateur de Tokyo gore police, également responsable des effets gores de plus de 40 films complètement barrés (de Suicide club à Samurai Princess, en passant par Machine girl et Robo-geisha) commet un nouveau méfait avec ce Vampire girl vs Frankenstein girl aussi con que gore. Jamais la rencontre de deux légendes du fantastique n’aura fait autant de dégâts !

Au sein d’un lycée complètement frappadingue (une sorte de Collège fou fou fou version gore), deux écolières jettent leur dévolu sur le même garçon. Pour la St-Valentin, Monami (c’est la vampire) offre des chocolats fourrés au sang contaminé au jeune crétin, qui va s’empresser de s’empiffrer. Découvrant cela, la petite amie de ce dernier décide d’éliminer sa rivale mais fait une chute mortelle du toit d’un immeuble. Pas grave cependant, puisqu’elle sera ranimée par son scientifique de père, qui conçoit ainsi une créature horrible aux pouvoirs étonnants. Le combat entre la belle Vampire girl et la rafistolée Frankenstein girl peut débuter.

A l’origine de Vampire girl vs Frankenstein girl, il y a le manga éponyme de l’auteur controversée Shungiku Uchida, qui a également œuvré en tant qu’actrice dans des œuvres telles que Gemini, Nightmare detective 2 ou encore Visitor Q. Une jolie réunion de talents on ne peut plus barrés qui engendre aujourd’hui cette adaptation cinématographique totalement décomplexée. Moins inventif que Tokyo gore police du point de vue des maquillages extravagants, l’ouvrage (ou plutôt devrait-on dire l’outrage) ici présent accumule toutefois sans honte les plans gores et les séquences débiles à un rythme totalement immodéré. Dans Vampire girl vs Frankenstein girl, le sang gicle à torrents, se solidifie pour former des armes tranchantes, les crânes volent et les membres trouvent des utilisations inédites (comme ce bras posé sur la tête pour servir d’hélice). Un grand n’importe quoi totalement assumé, orné d’une critique sociale outrageuse en la présence de ces clans d’étudiantes imitant la communauté black américaine ou organisant des concours de tranchage de veines (!). Tous ces débordements, additionnés à un récit romantico-con, laissent le spectateur en perpétuel état de consternation devant la pellicule azimutée qui défile devant ses yeux écarquillés. Finalement, le spectacle est tellement excessif et débile qu’il en devient affligeant à défaut d’être véritablement fun. Soulignons malgré tout, pour terminer sur une note un peu plus charmante, les prestations des deux actrices principales, Yukie Kawamura et Eri Otoguro, qui n’hésitent pas à donner de leur jolie personne en nageant dans l’hémoglobine ou en se transformant en machines à tuer aux protubérances peu excitantes. Chapeau, les gore girls !

Moins fun qu’un Machine girl et moins inventif que Tokyo gore police, Vampire girl vs Frankenstein girl déverse ses hectolitres de sang et ses kilos de membres arrachés dans une atmosphère excessivement survoltée et abrutissante. Plus con et gore que ça, tu meurs !


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