Critique de film

Vampire cop Ricky

"Heubhyeol hyeongsa na do-yeol"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Si-myung Lee
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 1h50
  • Scénariste : Jeon Soon-wook, Kang Seong-ryong, Kim Hyeong-gi
  • Musique : Dong-jun Lee
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jeon Ho-jin, Jo Yeo-Jeong, Kim Hie-jeong, Kim In-mun, Kim Su-ro, Oh Kwang-rok, Son Byung-ho
  • Récompenses : Aucune

Un policier un peu maladroit se fait piquer par un moustique-vampire. Dès lors, il se découvre des accès de vampirisme au contact de jeunes femmes séduisantes. Repéré par l'Ã

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vampire cop Ricky - Pique juste où il faut
Par : Damien Taymans






En pleine Transylvanie, un vampire isolé dans son château délabré se fait piquer par un moustique. Ledit insecte traverse les frontières pour trouver la victime idéale et son choix final se porte sur : Ricky, flic ripou aux méthodes peu orthodoxes qui n’hésite pas à trahir sa corporation pour quelques menus billets, histoire d’arrondir ses fins de mois. Ricky se voit transformé en créature de la nuit mais, piqûre lilliputienne oblige, cette métamorphose ne se présente qu’en des occurrences bien spécifiques : lors de moments d’afflux sanguins. Dès lors, notre vampiflic voit ses canines devenir démesurées et ses yeux prendre une teinte jaunâtre lors de ces érections involontaires qui touchent la plupart des hommes lorsqu’ils ont sous les yeux une poitrine énorme. Manque de pot pour Ricky : obsédé sur pattes de nature, le ripou doit se coltiner une petite amie qui travaille dans une boutique de lingerie fine et investiguer sur des lieux pas toujours très catholiques…

La Corée nous a depuis longtemps habitués à des produits originaux s’adonnant volontiers au mélange de genres immuables pour fournir des parodies excentriques singulières. Vampire cop Ricky, le deuxième long métrage de Si-myung Lee, déjà auteur du mitigé 2009 : Lost memories, n’échappe pas à la règle. Reprenant les bases du mythe vampirique (jusqu’à aller en puiser le sang dans ses origines les plus lointaines), le métrage détourne quelque peu les ingrédients du genre pour en saupoudrer un ensemble tendance melting-pot qui navigue entre plusieurs domaines cinématographiques. Film fantastique à bien des égards (le titre suffit à le prouver), le métrage incorpore également des éléments du film policier traditionnel (via les enquêtes policières et les luttes qui opposent les flics aux tenanciers de maisons de jeux), de la comédie adolescente (eu égard des érections involontaires de Ricky et de sa passion pour les paires de loches) et du film de kung-fu (qui vire à la parodie, faisant du héros un ersatz ennuyeux de Bruce Lee).

Jubilatoire à certains moments, ennuyeux à certains autres, Vampire cop Ricky souffre du syndrome du fourre-tout cinématographique et propose un spectacle inégal, sans cesse écartelé entre ses influences cinématographiques et la cohérence de son intrigue. Les gags poussifs se voient succédés par une séquence éminemment dramatique et sérieuse avant que l’œuvre ne retombe dans ses travers humoristiques, cahots narratifs qui transforment le tout en une comédie douce-amère aux saveurs curieusement agréables. Car, avouons-le, empli de maladresses et d’approximations, le métrage parvient à se défaire de son étiquette de détournement cinématographique irrespectueux grâce à l’attachement suscité par son personnage central qui en fait des tonnes et surjoue à l’excès pour en devenir finalement plus sympathique que consternant.

Les pérégrinations de Ricky sous leur aspect un brin exagéré constituent un agréable moment de détente. Sans être particulièrement hilarantes, ses mésaventures parviennent à distraire un spectateur pourtant habitué à ces patchworks parodiques. Sans honte aucune, le spectateur lambda y prend du plaisir. Et sans honte aucune, le vieux pervers libidineux priera pour qu’un insecte volant vienne enfin lui offrir la succion dont il se passe depuis des années.

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