Critique de film

Urban Explorer

"Urban Explorer"
affiche du film
  • Genre : Thriller horrifique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Andy Fetscher
  • Pays d'origine : Allemagne
  • Durée : 1h28
  • Budget : 3 millions de dollars
  • Scénariste : Martin Thau
  • Musique : Robert Henke, Steven Schwalbe
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  • Bande annonce
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  • Casting : Nathalie Kelley, Brenda Koo, Max Riemelt, Nick Eversman, Andreas Wisniewski, Catherine de Léan, Klaus Stiglmeier
  • Récompenses :

Urban Explorer suit un groupe international de quatre explorateurs urbains qui embauchent un guide local, Kris, qui les conduit dans le labyrinthe de tunnels d’évacuation et de fortifications souterraines de la ville. Lorsque leur guide fait une mauvaise chute, deux des filles du groupe partent chercher de l’aide tandis que Denis, le jeune Américain, reste derrière. Armin, un ancien garde frontière d’Allemagne de l’Est surgit soudain de nulle part. Désespéré, Denis autorise Armin à les conduire, eux et leur guide inconscient, vers un endroit plus sûr, mais c’est à ce moment-là que Denis se rend compte qu’il vient de commettre la plus grosse erreur de sa vie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Urban Explorer - Souterrain scénaristique
Par : Quentin Meignant






Après avoir marqué les esprits avec son premier long-métrage, Bukarest Fleisch, Andy Festcher, jeune réalisateur allemand, se devait de faire ses preuves avec Urban Explorer, un métrage dont le script a été rédigé par Martin Thau, scénariste de la télévision. Urban Explorer, présenté en première internationale dans la Compétition Méliès lors du BIFFF 2011, suit un groupe international de quatre explorateurs urbains qui embauchent un guide local, Kris, qui les conduit dans le labyrinthe de tunnels d’évacuation et de fortifications souterraines de la ville. Lorsque leur guide fait une mauvaise chute, deux des filles du groupe partent chercher de l’aide tandis que Denis, le jeune Américain, reste derrière. Armin, un ancien garde frontière d’Allemagne de l’Est surgit soudain de nulle part. Désespéré, Denis autorise Armin à les conduire, eux et leur guide inconscient, vers un endroit plus sûr, mais c’est à ce moment-là que Denis se rend compte qu’il vient de commettre la plus grosse erreur de sa vie.

Le phénomène des explorateurs urbains allant grandissant en Europe, voire même dans le monde, provoquant son lot de drames et d’ennuis, Martin Thau a donc choisi un thème « dans le vent » pour mettre en place l’intrigue développée à l’écran par Andy Fetscher. Et le moins que l’on puisse dire est que le jeune réalisateur s’en sort comme un chef avec sa caméra. Appliquant à merveille tous les codes du genre, Fetscher parvient à mettre en scène de manière fluide et claire les divers aspects de son œuvre : procédant tantôt à des courses-poursuites échevelées, tantôt à des passages claustrophobiques du plus bel effet, le cinéaste prouve qu’il a de l’avenir dans la profession.

Malheureusement, l’usage outrancier d’une bande originale particulièrement stridente vient parfois à bout de la tension instillée tout au long du métrage, ayant l’effet inverse à celui escompté. Il en va de même pour un script qui, finalement, s’avère extrêmement convenu. Si Martin Thau parvient avec habilité à éviter tout parallèle avec The Descent, chose non négligeable pour ce genre de huis-clos souterrain, son scénario ne tient pas longtemps la route, s’enferrant petit à petit dans les clichés du genre, notamment au niveau de la répétitivité des situations.

Heureusement, la mise en scène d’Andy Fetscher s’avère totalement réussie de bout en bout et le métrage peut donc se targuer d’être une réussite d’un point de vue strictement technique. Souffrant énormément du manque d’inventivité et des inepties dont il fait preuve, le scénario d’Urban Explorer aurait suffit à lui seul à couler le film, mais c’était sans compter sur l’énorme talent de celui qui est désormais l’un des grands espoirs du cinéma européen.


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