Critique de film

Twilight: Fascination

"Twilight"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Vampires
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Catherine Hardwicke
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h01
  • Budget : 37 millions de Dollars
  • Scénariste : Melissa Rosenberg, Stephenie Meyer (roman)
  • Musique : Carter Burwell
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Cam Gigandet, Jackson Rathbone, Rachelle LeFevre, Justin Chon, Peter Facinelli, Elizabeth Reaser, Nikki Reed, Ashley Greene, Kellan Lutz, Taulor Lautner, Billy Burke,...
  • Récompenses : Aucune

Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Twilight : Fascination - Romantic Vampire
Par : Quentin Meignant


Depuis 2004, la saga romanesque Twilight, créée par l’écrivain Stephenie Meyer, s’est transformée en véritable phénomène de société aux Etats-Unis. Battant même, lors de la sortie du quatrième opus, les résultats enregistrés par le septième tome des aventures d’Harry Potter, Twilight s’est rapidement positionné comme un monstre commercial qui a convaincu les producteurs de Summit Entertainment (American Pie, Memento, Détour Mortel) d’adapter l’œuvre au cinéma. Le succès retentissant des écrits de Stephenie Meyer dépassant rapidement les frontières américaines permettait en effet à la société de production d’organiser une sortie mondiale, drainant dans les salles des millions de fans. Cette histoire de vampires teintée de romantisme et mise à la sauce teenagers, où l’aspect dramaturgique revêtait une grande importance, méritait l’apport d’un réalisateur d’exception, capable de cerner les personnalités fort détaillées de chacun des protagonistes. Le choix se porta sur Catherine Hardwicke, néophyte dans l’univers du fantastique mais responsable du très bon Seigneur de Dogtown. La prise en charge de l’adaptation d’une œuvre à succès est tout sauf chose aisée et le poids reposant sur les épaules de la cinéaste était donc important.

Dès les premiers instants, cette dernière rassure malgré tout quant à la qualité de l’adaptation. En respectant le style du récit original et en employant une voix off narrative illustrant les pensées de l’héroïne, Hardwicke place d’emblée son film dans la lignée de l’œuvre de Meyer. De même, dans une première partie assez calme au niveau de l’action, elle prend le temps de détailler les personnages et leur psychologie. Certes, le rythme de l’ensemble en pâtit quelque peu mais cette volonté de poser les bases démontre sans aucun doute le désir de créer une véritable saga où les spectateurs s’attacheront à l’un ou l’autre protagoniste. A l’inverse d’un Harry Potter qui a vite fait la part belle à l’action et au fantastique, Twilight s’ancre donc dans une thématique plus dramatique et flirte savoureusement avec les bons sentiments inhérents au roman de base.

Dès lors, après ce long round d’observation parfaitement réussi, l’œuvre se décline sans embûche. D’un esthétisme poétique d’une rare intensité, chaque décor, qu’il soit champêtre ou urbain, offre aux comédiens la chance d’évoluer dans un environnement aussi grandiose que réaliste. Ces derniers réalisent d’ailleurs une prestation cinq étoiles avec, en figure de proue, un Robert Pattinson au sommet de son art. L’ensemble, jouissant de ces qualités scéniques inébranlables, monte alors petit à petit en tension, tout en conférant toujours autant de romantisme à une intrigue de bon goût. Bercée par un score tantôt doux (guitare électrique), tantôt trépidant (basses agressives), la deuxième partie offre une bonne part de mystère et, surtout, d’action de très bonne qualité. Malgré des effets spéciaux parfois un peu trop prétentieux et inutiles, les multiples combats se déclinent alors à un rythme appréciable jusqu’à un dénouement spectaculaire d’une efficacité incroyable. Malheureusement, alors que ce dernier aurait pu faire office de fort bon final, Hardwicke peine à clôturer son métrage et se perd quelque peu en conjectures inutiles et ennuyeuses.

Voilà sans doute la seule véritable déception d’un film qui fait office de premier opus ravageur pour une saga qui n’a pas fini de faire parler d’elle. Véritable machine à box-office, Twilight offre, en ce sens, tout ce qu’un spectateur peut attendre d’une œuvre fantastico-romantique mettant en scène des teenagers. Familial, prenant et teinté d’agréables bons sentiments, l’œuvre consacre fidèlement à l’écran un roman de très bonne qualité. A découvrir !


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage