Critique de film

Tremors 5: Bloodlines

"Tremors 5: Bloodlines"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h39
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Les monstres s’invitent en Afrique du Sud… L’aventurier Burt Grummer ressort son calibre aux côtés de son acolyte Trevis Welker pour affronter une nouvelle mutation de Graboïd ! Auront-ils raison de ces terribles monstres mangeurs d’hommes, ou bien finiront-ils en collations terrifiées ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tremors 5 : Bloodlines - Retour en forme !
Par : Fred Pizzoferrato

La saga Tremors débute en 1990 avec une excellente série B revisitant avec brio le film de monstres à l’ancienne. Situé dans le cadre très western de la petite ville perdue bien mal nommée de Perfection, la bande de Ron Underwood (qui ne fera jamais mieux !) confrontait Fred Ward et le débutant Kevin Bacon à des créatures féroces, les Graboïdes, rejetons dégénérés des vers de sable géants de Dune.

Modeste succès en salle, le film gagna ses galons de « classique » culte au fil du temps, générant une franchise destinée à la vidéo qui débute dès 1996 avec Tremors 2 : Aftershock. Après une seconde suite (Tremors 3 en 2001), une préquelle (Tremors 4 en 2004) et une série télévisée en treize épisodes diffusées en 2003, la série disparaît des écrans. Toujours populaire, la saga se voit réactivée en 2015 : on parle d’une nouvelle série télévisée et on évoque des rumeurs de reboot mais c’est tout d’abord une nouvelle séquelle destinée à la vidéo qui débarque : Tremors 5 : bloodlines.
Rien de novateur au programme de ce cinquième opus si ce n’est le déplacement géographique de l’intrigue au cœur de l’Afrique du Sud (le film ayant été tourné dans une véritable réserve animalière), ce qui lui donne évidemment une ampleur inédite via des paysages hautement photogéniques. Les diverses créatures répondent, elles, toujours présent, des classiques Graboïdes aux plus délirants Ass-busters qui peuvent voler en pétant (littéralement !) des flammes. Du côté des acteurs, Burt Gummer, toujours campé par le vétéran de la série Michael Gross, remet le couvert en héros d’une émission de téléréalité style « Man Vs Wild » et s’embarque pour l’Afrique afin de combattre les énormes bestioles. En chemin, il croise la route de son fiston, issu d’une brève liaison quarante ans plus tôt durant un concert des Grateful Dead.

Spécialiste de ce genre de productions, Don Michael Paul s’en sort avec les honneurs (le résultat s’avère nettement plus convaincant que son piteux Lake Placid - chapitre final) et livre une petite série B à la fois très old school et bénéficiant d’effets spéciaux soignés. Ceux-ci se situent bien au-dessus des standards habituels des DTV à la SyFy et crédibilisent énormément un scénario classique mais efficace.
Si le rythme se montre parfois défaillant et l’intrigue très prévisible, les morceaux de bravoure se succèdent de manière suffisamment énergique pour rendre le spectacle divertissant, les attaques des monstres étant nombreuses et hargneuses. Les interprètes sont, en outre, étonnamment crédibles pour ce genre de film et l’indispensable Michael Gross conduit les troupes avec une bonne humeur jamais démentie qui contribue grandement à la réussite de l’entreprise.

Bien fichu, distrayant, sans prétention, bourré d’humour, Tremors 5 : bloodlines est loin du chef d’œuvre mais n’en constitue pas moins une réussite et un des meilleurs DTV horrifiques de ces dernières années. Au point qu’on espère retrouver tout ce petit monde dans un prochain épisode.


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