Critique de film

The Zombie diaries

"The Zombie diaries"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Michael Bartlett, Kevin Gates
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h25
  • Budget : 500 000 dollars
  • Scénariste : Michael Bartlett, Kevin Gates
  • Musique : Stephen Hoper
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Russell Jones, Craig Stovin, Jonnie Hurn, James Fisher, Anna Blades, Imogen Church, Kyle Sparks, Alison Mollon, Victoria Nalder
  • Récompenses : Aucune

Au début du 21e siècle, un virus inconnu se répand sur toute la planète. En quelques semaines, il contamine la population, des plus petits villages aux grandes villes. Après la mort du porteur, le virus transforme ses victimes en morts-vivants. Ainsi commence le voyage dans le monde de Zombie Diaries. Cette expérience sera racontée à travers trois histoires parallèles. Tout dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de The zombie diaries - Fait divers
Par : Damien Taymans






Début du 21ème siècle, un virus inconnu s’est développé en Asie pour finalement gagner petit à petit le reste du monde. Les contaminés meurent quelques instants après pour se réveiller de plus belle, attaquant les pauvres humains afin de dévorer leur chair moelleuse. Cette invasion apocalyptique est vue à travers trois journaux différents, fragments vidéo retrouvés mettant en scène ces attaques violentes…

Désireux de se lancer dans le cinoche indépendant, le néophyte Michael Bartlett se lance sans bagages dans le monde très fermé du cinéma contactant pour l’occasion quelques cinéastes indie anglais afin de leur faire part de son projet. Après quelques mails échangés avec Kevin Gates qui vient juste de bosser sur The Unseen, un projet de court-métrage est mis sur les rails, sorte de croisement entre Le projet Blair witch et un zombie flick. A l’arrivée, un long-métrage qui se révèle effectivement bâtard de ces deux influences à tel point que la comparaison avec le Diary of the Dead de Romero devient inévitable. Un parallèle au raccourci trop simpliste tant les deux œuvres diffèrent dans l’utilisation des personnages et dans le message explicitement délivré même si les deux oeuvres se rejoignent dans la description d’un monde apocalyptique et dans leur manière d’utiliser le style documentaire récemment revenu à la mode avec de nombreuses péloches qui envahirent les écrans telles que Rec ou Cloverfield.

En guise de rupture avec ce style documentaire amateur, le tandem décide de morceler le métrage en trois historiettes définissant temporellement les grandes étapes de l’invasion zombiesque, de ses prémisses à l’agonie en effeuillant peu à peu les minces espoirs de survie qui restaient dans les rangs des victimes. Un découpage qui s’avère fatal car, si le premier segment met en haleine en utilisant quelques ruses astucieuses, se rapprochant pour le coup des exemples précités, le reste sent peu à peu le réchauffé en raison des répétitions incessantes de situations similaires d’un segment à l’autre. Scénario minimaliste au même titre que le message distillé, en accord avec le genre zombiesque instauré depuis le génie de Pittsburgh, puisque les réals optent pour l’habituel credo déjà effleuré lors du premier volet de la franchise romérienne à l’égard des hominidés et de leur comportement plus atroce que celui des morts-vivants qui agissent, eux, par instinct et non par vengeance. Centré sur les personnages au détriment des undeads, The zombie diaries colmate comme il peut le budget anémique dont il dispose et n’offre à cet égard que de trop rares confrontations entre créatures zombiesques et humains, choisissant du coup de se situer davantage dans la fable moralisatrice avec une toile de fond horrifique que dans le flick pur et dur qui légitime ses lacunes scénaristiques au moyen du manque budgétaire et des impératifs du tournage.

Contrairement au minutieux journal romérien, The zombie diaries fait office de fait divers à la limite du commérage. Comblant les incohérences de sa mise en scène (y a des moments où on se demande qui filme) par le biais d’un anthropocentrisme saisissant, le métrage souffre pourtant d’un cruel manque de rythme imputable au morcèlement inutile de son intrigue et d’une dimension horrifique trop peu enlevée.


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