Critique de film

Substitute (The)

"Vikaren"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ole Bornedal
  • Pays d'origine : Danemark
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Ole Bornedal, Henrik Prip
  • Musique : Marco Beltrami
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ulrich Thomsen, Paprika Steen, Jonas Wandschneider, Nikolaj Falkenberg-Klok, Emma Juel Justesen
  • Récompenses : Bodil Award de la Meilleure photographie en 2008
    Nominé au Bodil Award de la Meilleure actrice (Paprika Steen) en 2008
    Nominé aux Robert Awards de la Meilleure actrice (Paprika Steen), de la Meilleure photographie, Meilleur montage, Meilleurs costumes, Meilleur maquillage, Meilleur son, Meilleurs effets spéciaux et Meilleur acteur de second rôle (Ulrich Thomsen) en 2008
    Mention spéciale au BIFFF 2008

Des collégiens accueillent une remplaçante qui est supposée les amener à une compétition. Mais ils remarquent qu'elle n'est pas tout à fait ce qu'ils espéraient. mauvaise, méchante, elle lit leurs pensées... mais leurs parents se sont laissés convaincre qu'elle est formidable et ne croient pas du tout leurs enfants lorsqu'ils annoncent qu'elle serait.. une alien?

Les critiques à propos de ce film

Critique de The substitute - Pas vraiment flippante, la remplaçante !
Par : Quentin Meignant


Ole Bornedal qui revient sur le BIFFF, c’est un peu comme un grand vent de nostalgie qui a soufflé sur les habitués du festival. En effet, Nattevagten (le fameux original de Nightwatch) avait brigué, contre toute attente, le Prix Pégasus du public en 1995.

C’est donc motivé que le public, néanmoins relativement peu nombreux, s’est pressé à la projection de The substitute, film présenté en compétition internationale. Et, comme à son habitude, Bornedal nous a livré une entame de film bien prometteuse.

Dans une ferme clairement nordique, qui n’est pas sans rappeler le superbe film irlandais, Isolation, le réalisateur nous propose une séquence aussi sombre que mystérieuse et hilarante. Le gros plan d’une poule bien vite bousillée par une énigmatique boule venue du ciel lance le film sur les chapeaux de roues. C’est alors qu’une mystérieuse instance sort de cette boule pour prendre possession d’une fermière en train de roupiller.

Le plan suivant enchaîne avec une classe de jeunes adolescents à qui l’on va présenter le nouveau professeur et, ô surprise (à peine prévisible !), voici Ulla, notre vieille fermière possédée, qui fait son apparition.

Les scènes qui s’ensuivent sont aussi drôles que dérangeantes. Notre amie l’extraterrestre s’amuse à être la plus ordurière possible avec des gamins franchement têtes-à-claques. Certes, ce n’est pas vraiment ce que l’on attend d’un film fantastique (il est vrai que celui-ci est lancé par la mort d’une poule), mais on tire une certaine jouissance de ces insultes et rabaissements à répétition.

C’est ainsi que l’on peut voir la prof se moquer de la dentition ou de l’obésité de certains ou encore dévoiler toutes les histoires amoureuses de toutes ces petites têtes blondes (vraiment très blondes !) en classe grâce à ses dons de clairvoyance.

Cette véritable mente religieuse venue d’une autre planète charme aussi les parents des gamins afin de ne pas trop vite se faire virer et sort même un clone du ministre de l’intérieur de sa boule extraterrestre.

Les gamins sont donc seuls conscients de la menace qui pèse sur eux et commencent donc à mener de véritables infiltrations dans les lignes ennemies. C’est ainsi qu’ils peuvent assister à une magnifique scène où Ulla dévore une poule bien vivante (Décidément, Bornedal doit être gallinophobe ! Brigitte Bardot ne va pas être contente !)

Mais voilà, hormis ces quelques qualités humoristiques et d’ambiance, on a clairement l’impression d’assister à une aventure du Club des Cinq contre le méchant Martien ! Les enfants sont véritablement énervants et notre plaisir sadique de les voir mourir dans d’atroces souffrances n’est jamais assouvi, que du contraire !

Le petit Carl va même donner pas mal de fil à retordre à une Ulla bien molle pour quelqu’un qui n’éprouve aucun sentiment ! Le ministre de l’intérieur créé par celle-ci est d’ailleurs proprement ridicule et tout à fait inefficace ! Il met 5 minutes montre en main pour ouvrir 7 porte de toilettes à un mètre de distance, histoire sans doute de nous montrer ses grands pouvoirs…

Le final est quant à lui vraiment simpliste car bâclé. Il n’apporte aucune émotion supplémentaire dans un film qui en compte finalement bien peu. Le métrage n’est même pas sauvé par un casting assez peu expressif qui n’apporte rien, que du contraire, à un film qui en aurait eu fortement besoin.

Résolument tourné vers les 80’s, ce film de Bornedal ne laissera donc aucune trace dans l’histoire du cinéma de genre. Contrairement à ce qu’il avait fait avec Nattevagte, le réalisateur danois n’aura pas su surprendre un public trop vite lassé par cette aventure bien trop conventionnelle.

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