Critique de film

The Snow Queen

"Lumekuninganna"
affiche du film
  • Genre : Drame fantastique
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marko Raat
  • Pays d'origine : Estonie, Norvège
  • Durée : 1h39
  • Scénariste : Hans Christian Andersen, Marko Raat
  • Musique : Sten Sheripov
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  • Bande annonce
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  • Casting : Helena Merzin, Artur Tedremägi, Toomas Suuman, Egon Nuter, Kertu Raja
  • Récompenses :

The Snow Queen suit une dame malade qui a besoin de froid et du sang d’un jeune homme pour guérir. Décrit comme assez sombre, le métrage est néanmoins l’occasion pour les pays baltes de se distinguer dans un cinéma de genre dominé par leurs voisins scandinaves.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The snow queen - Lady Glagla
Par : Damien Taymans


Le temps se radoucit, dirait-on. A peine le bout d’un orteil à l’extérieur que déjà se figent les tétons et se racrapotent les testicules. Et encore, en Estonie, c’est pire. Et si certains râleraient d’avoir leur gillot-pétré, d’autres se satisfont de ce froid de canard. C’est que Hull, divinité des skis et de l’hiver, gèle les microbes et entrave la progression des métastases. La première satisfaite n’est autre que Naine, à la santé aussi trouble que le regard de Jean-Marie Lepen, qui dans son congélo de 150 m² voit sa durée de vie considérablement rallongée. Alors que les pines (dont le concours se tient toujours annuellement)... Mais c’est une autre histoire !

Auteur jusque-là du seul Nuga qui flirtait avec le norvégien Norway of life, le surréalisme en moins, Marko Raat extrapole avec The snow queen à partir des écrits d’Hans Christian Andersen. L’évocation ténue des amourettes entre un jeune homme et la reine des neiges bénéficie sous la plume du réalisateur estonien d’un développement considérable : jouez violons, résonnez Kleenex, la bombe lacrymale est lancée...

Tourné dans un froid glacial (moins 20 degrés) prompt à calmer les ardeurs déviantes de notre Vivadavidlynch, The snow queen est au cinéma ce que les bâtonnets de colin du Capitaine Igloo sont à la nourriture : un condensé de merde pané, avec les arêtes qui l’accompagnent. Malgré une photographie pâlotte qui soutient la froideur du propos et du climat environnant, ce second long métrage de Raat ne se cantonne qu’à mettre en lumière l’idylle inconvenante entre une femme d’âge mûr (précédant par définition l’âge pourri) et un ado en quête d’expériences, le tout dans un igloo géant garni de quelques créations mobilières plus glaçantes que les intérieurs en série de chez Ikea.

Absolument pas à sa place dans cette 29ème édition du BIFFF (même en sélection 7ème parallèle !), The snow queen refroidit dès son entame et ne permet au mercure de monter qu’en de trop rares occasions. En un mot comme inuit, ça congèle les burnes...


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