Critique de film

Return (The)

"The Return"
affiche du film
  • Genre : Thriller psychologique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Asif Kapadia
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Budget : 15 millions de dollars
  • Scénariste : Adam Sussman
  • Musique : Dario Marianelli
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Sarah Michelle Gellar, Sam Shepard, Peter O'Brien
  • Récompenses : Aucune

Joanna Mills est une jeune femme du Midwest, à la forte personnalité, décidée à découvrir la vérité qui se cache derrière les visions de plus en plus terrifiantes qui la hantent. Elle a entamé une belle carrière comme représentante dans une société de camions. Mais sa vie privée est difficile ; éloignée de son père, harcelée par son ex-petit ami, peu entourée, Joanna craint de perdre le contrôle. Elle voit, et ressent, le meurtre brutal d'une jeune femme qu'elle n'a jamais rencontrée, aux mains d'un tueur sans merci - un homme qui semble avoir choisi Joanna comme sa prochaine cible. Décidée à se battre, Joanna est guidée par ses cauchemars jusqu'à la ville natale de la jeune femme assassinée : La Salle, au Texas. Une fois là-bas, elle est attirée par un étranger, Terry et va découvrir que certains secrets ne peuvent être enterrés, certains esprits ne peuvent mourir, et que le meurtre qu'elle cherche à élucider est peut-être bien le sien.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The return - N’y retournez pas !
Par : Damien Taymans


Depuis son rôle dans The Grudge, version américaine, Sarah Michelle Gellar est devenue l’égérie de l’installation outre-Atlantique des spectres à longs cheveux qui surgissent de partout. L’affiche de The return abonde dans ce sens et donne d’emblée l’impression que le film va suivre la même lignée que l’importation du film asiatique Ju-On. Mais, hormis la présence de Gellar dans le rôle principal, les deux films ne présentent en réalité rien de comparable.

Point d’apparition chevelue donc mais de rares fantômes assez furtifs qui laissent une marque invisible tant ils passent plus vite que l’éclair. Une apparition dans un miroir, une radio serinant le même air inlassablement et des personnages assez mystérieux, ce sont les artifices utilisés par Asif Kapadia pour nous surprendre et il faut bien avouer que l’émotion n’est pas au rendez-vous. Il est même des moments où on se demande vers où fonce cette histoire extrêmement tirée par les cheveux et empreinte de peu de suspense. Grâce à des flash back inintéressants, on découvre l’enfance de Johanna (Sarah Michelle Gellar) et nous avons l’occasion de la voir se cacher sous une table dans une foire pour échapper à un inconnu. Puis, on nous balance la chère et tendre en plein Texas natal où elle fait la rencontre de tas de personnages inconnus qui sèment le trouble au sein de l’intrigue et ne brillent que par le côté superflu de leurs apparitions.

La pauvre Johanna est en prise à de vieux démons non encore extériorisés qui l’ont poussée à se martyriser et doit lutter contre des visions très imprécises déterminant un événement inconnu. Bizarrement, après avoir autant nagé dans le brouillard, on constate qu’il ne s’agit d’un remake de Carpenter avec Jamie Lee Curtis mais bine du dernier film de fantômes de Gellar. Il faut dire que le film se rappelle à notre bon souvenir vers la toute fin pour nous livrer une quinzaine de clés à la suite, nous permettant d’ouvrir des portes dont on a oublié l’existence depuis belle lurette.

Parlant de portes (quelle belle transition), le métrage se la joue plus Porte des secrets que The Grudge puisque Kapadia nous pousse à nous interroger avec Johanna sur la nature de ces visions. Sauf que, impossible de s’éprendre une seule seconde de ce personnage flasque dont la vie tout entière nous échappe et dont on se contrefout des problèmes. On sent trop souvent que Kapadia a des intentions louables qu’il ne parvient pas à mettre en œuvre. Alors, pour passer le temps, on fait des mots fléchés ou on contemple le dernier Playboy dans lequel figure… oh, surprise, Sarah Michelle Gellar…

Parlant de bonnes intentions, on soulignera ce passage sympathique dans lequel les deux histoires nous sont dévoilées avec un choix original au niveau chromatique puisque les scènes du passé sont éclairées au moyen de couleurs criantes tandis que le présent prend une teinte sépia. Un renversement intéressant qui ne parvient pas vraiment à nous faire oublier l’heure et demi d’ennui préalable.

En conclusion, sous ses dehors de film fantastique ou d’épouvante, The return cache maladroitement son aspect thriller et aimerait juste berner les spectateurs les moins avertis pour leur vendre de la bouse en boîte. Ne faites pas trop hâtivement l’association Gellar-fantômes ou vous risqueriez de vous en mordre les doigts (de colère)…

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage