Critique de film

The Eye

"Gin gwai"
affiche du film
  • Genre : Fantastique – Esprits
  • Année de production : 2002
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Danny et Oxide Pang
  • Pays d'origine : Hong-Kong, Angleterre, Singapour
  • Durée : 1h48
  • Budget : 2,6 millions de Dollars
  • Scénariste : Jo Jo Yuet-chun Hui, Danny et Oxide Pang
  • Musique : Orange Music
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Angelica Lee, Lawrence Chou, Chutcha Rujinanon, Yut Lai So, Candy Lo
  • Récompenses : Meilleure Actrice (Angelica Lee) aux Golden Bauhinia 2003
    Golden Horse Award de la Meilleure actrice (Angelica Lee) et des Meilleurs effets spéciaux au Golden Horse Film Festival 2003
    Nominé comme Meilleure Bande Son (Danny Pang) au Golden Horse Film Festival 2003
    Meilleure Actrice (Angelica Lee) au Hong Kong Film Awards 2003
    Nominé comme Meilleur Film, Meilleur son et Meilleurs effets spéciaux au Hong Kong Film Awards 2003
    Prix du mérite au Hong Kong Film Critics Society Awards 2003
    Prix du Public et Meilleurs Effets Spéciaux au Malag� International Week of Fantastic Cinema 2003
    Meilleure Photographie au Festival de Sitgès 2002
    Nominé comme Meilleur Film au Festival de Sitgès 2002
    Sélection Officielle du Festival Fantastic’Arts de Gerardmer 2003

Mann est aveugle depuis l'âge de deux ans. Dix-huit ans plus tard, suite à une transplantation très risquée de la cornée, elle recouvre l'usage de ses yeux. Mais il semble que son opération lui ait apporté plus que cela : une suite d'événements inexplicables perturbent désormais son existence. Des monstres terrifiants apparaissent et lui prédisent des morts à venir. Elle ne peut plus se regarder dans un miroir sans y voir le reflet de Ling, la jeune fille à qui appartenait la cornée. Ses visions cauchemardesques conduisent Mann au bord de la folie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The eye - Dans un grand vent de poésie...
Par : Quentin Meignant


Les frères Pang ont frappé fort, très fort même avec ce film qui lancera réellement leur carrière. Les réalisateurs de The Messengers nous livrent une oeuvre poétique, complète et assez affolante. Ce film est un modèle pour le genre film de fantômes asiatiques. Il fait bien plus que nous donner une histoire, il nous permet de comprendre la logique asiatique et aussi toute la beauté de cette culture.

Un peu comme l’a fait Mark Duffield avec son Ghost of Mae-Nak, ce film retrace un véritable voyage tant intérieur qu’extérieur d’une héroïne qui fait tout pour comprendre ce qui lui arrive. Ce voyage dans le passé d’une inconnue surpasse l’oeuvre thaïlandaise de l’ami Mark et impose The Eye et l’art des frères Pang comme un canon du genre !

Angelica Lee, l’actrice principale nous emmène à tambour battant sur un chemin entre deux dimensions : celle des morts et celle des vivants. Danny et Oxide ne font pas un seul pas de travers sur ce chemin et nous mènent tout droit vers la plus parfaite des réussites. Mais nous nous égarons tellement ce film est riche ! Revenons plutôt au propos qui nous occupait au début de ce paragraphe : la formidable prestation d’Angelica Lee. De mémoire de cinéphiles, nous avons rarement vu une actrice aussi brillante et d’aussi bien dans le ton d’un métrage ! La classe à l’état pur tout simplement pour cette actrice malaisienne, superstar à l’Est et pourtant complètement méconnue chez nous.

A vrai dire, l’ensemble du casting nous offre une prestation exceptionnelle. On constate que même le plus petit des figurants a été parfaitement dirigé par les frères, qui ont tiré un maximum de leur équipe. Ainsi, Yut Lai So interprète le rôle de Yingying, jeune enfant atteinte de la leucémie, avec une intensité et une justesse qui nous touchent au plus profond de notre être ! Et c’est bien là que ce métrage frappe fort : il est touchant ! Que ce soit l’histoire de Ling, celle de Yingying ou encore celle de Mann elle-même, tout nous incite à être ému à la vision d’images et d’émotions savamment distillées par le duo de réalisateurs.

De plus, entre ces tranches d’intense émotion s’insèrent de véritables moments de terreur où les spectres apparaissent, disparaissent, tourbillonnent à nous en faire perdre la tête ! Les effets spéciaux y sont pour beaucoup tant ils sont de qualité ! L’apparition des spectres est proprement hallucinante et démontre le grand talent de l’équipe.

La musique, réalisée par Danny Pang lui-même, enfonce encore un peu plus le clou et les battements de notre coeur s’accélèrent en même temps que cette musique digne de John Carpenter ! Tant de qualités dans un seul film, c’est de l’abus mais c’est tellement bon !

Une chose est sûre : vous sortirez pas de ce film comme vous y êtes entré ! Quelque chose aura changé dans votre vision des choses et votre vision du cinéma ! Les frères Pang vous auront offert une vraie petite merveille !


Oeuvres liées :

The eye 2 (2003)
The eye 3 (2005)
The eye (2008)

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