Critique de film

Bienvenue au Cottage

"The Cottage"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Paul Andrew Williams
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h32
  • Budget : 2,5 millions de livres
  • Scénariste : Paul Andrew Williams
  • Musique : Laura Rossi
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Doug Bradley, Andy Serkis, Reece Shearsmith, Steven O'Donnell, Jennifer Ellison
  • Récompenses : Aucune

Un kidnapping raté tourne au cauchemar pour les quatre protagonistes, perdus au fin fond de la campagne anglaise et poursuivis par un fermier psychopathe.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The cottage - Williams a la cote (age) !
Par : Damien Taymans


Après son thriller London to Brighton plutôt réussi, Paul Andrew Williams nous revient avec une comédie déjantée intitulée The cottage. Dans les rôles principaux, Andy Serkis (King kong, Le prestige) et Reece Shearsmith (Shaun of the Dead) en tueurs de pacotille un rien maladroits.

Pur produit british, The cottage est une nouvelle preuve que l’humour anglais a quelque chose d’indéfinissable qui plaît immédiatement. Les personnages principaux, David et Peter, viennent d’organiser l’enlèvement de la fille du parrain et partent se planquer dans un cottage aux abords d’un village isolé. Malgré un début des opérations assez réussi, l’enlèvement tourne rapidement en eau de boudin pour de nombreuses raisons : la captive est une tigresse, les kidnappeurs des abrutis et le parrain, un gars rusé qui a envoyé des tueurs professionnels à la trousse des ravisseurs. Les gags s’enchaînent alors à tout va et répandent cette ambiance bon enfant propre aux comédies grotesques d’outre Manche dont Shaun of the Dead et Hot Fuzz, deux films d’Edgar Wright, en sont le meilleur exemple.

Mais voilà bientôt que Williams décide de brouiller les pistes et de pratiquer à son tour un mélange des genres (très à la mode) afin de ne pas signer la énième comédie anglaise, lui attribuant de ce fait un certain manque d’originalité. Le réal effectue un virage particulièrement risqué en optant pour donner à son métrage une nouvelle tournure en optant pour le survival assez gore. Car, en réalité, ni le parrain, ni les tueurs engagés par ce dernier, ni la détenue ne seront les plus gros soucis de nos héros. Ils devront batailler avec un morceau d’un bien plus gros calibre qui n’était au départ pas prévu sur la feuille de match…

Dès la moitié du film, le revirement apparaît et permet ainsi au spectateur de ne pas se lasser devant les imbécillités des apprentis héros. Mais le ton ne souffre pas pour autant de ce glissement narratif. Au contraire, il n’en est que plus relevé puisque, ne se contentant plus uniquement de mettre dans la bouche des protagonistes des réflexions assez lourdingues, Williams les place désormais dans des situations compromettantes. Bien entendu, si les mots ne sont pas le fort des personnages, les actions le sont encore moins…

On pourra reprocher à The cottage son exagération de tous les instants qui ne permet pas de réellement prendre part au terrible fléau qui assaille les preneurs d’otage. A force d’amuser la galerie (et de fort belle manière !), le réalisateur renie tout pragmatisme et ne donne finalement à son tournant dramatique et horrifique que l’apparence d’une comédie lourdingue sans prise avec la réalité.

The cottage fait sans aucun doute partie des perles les plus inattendues du festival du BIFFF et charme incontestablement par son côté humoristique et par le rythme soutenu du début à la fin. On s’amuse, on prend même son pied et on regrette que les Anglais ne s’illustrent pas encore davantage dans le genre…


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