Critique de film

The Signal

"Backlight"
affiche du film
  • Genre : Drame, Science-fiction, Fantastique
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Portugal, USA
  • Durée : 1h30
  • Budget : Environ 4 millions de dollars
  • Musique : Nuno Malo
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Un matin, le GPS de Jay se détraque, pointant sans relâche vers un mystérieux lac perdu au milieu du désert. Sur un coup de tête, il décide de suivre les indications. A destination, il réalise qu’il n’est pas le seul à avoir été guidé de la sorte : 5 autres personnes ont convergé vers ce lieu au même moment. Pur hasard ou signe du destin ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Signal - Destins entrelacés
Par : Quentin Meignant




Bien à l’ombre du gigantesque voisin espagnol, le cinéma de genre portugais n’est guère réputé pour son inventivité. Il arrive pourtant que, grâce à des moyens extérieurs, certains metteurs en scène puissent faire sortir leurs œuvres du confinement national habituel. C’est le cas de Fernando Fragata, qui, pour son quatrième long métrage, a pu compter sur l’appui d’investisseurs américains, avec succès à la clé. Backlight, depuis retitré The Signal dans le cadre de son exploitation vidéo sous nos latitudes, a glané quelques prix en festivals mais a aussi su s’imposer comme un film « autre » aux yeux de beaucoup d’observateurs. Le métrage suit les histoires de cinq personnages différents, torturés par une existence faite de malheurs qui, de façon inexplicable se retrouvent tous autour d’un lac en plein désert. Le lieu est propice aux miracles et leurs vies s’apprêtent à basculer à tout jamais.

The Signal démarre tel un drame en s’intéressant au triste de sort de Jay, campé par l’impeccable Joaquim de Almeida, jeune veuf qui ne parvient pas à faire le deuil de sa défunte compagne. Après plus d’un an de dépression, il prend la route grâce à un mystérieux GPS (le dernier cadeau de sa compagne) et part en pleine quête de soi. L’aspect road movie va de pair avec une sorte d’introspection, brillamment mise en scène par Fragata. S’appuyant sur des décors superbes et une photographie des plus limpide, le cinéaste portugais donne lieu à un espèce de huis-clos à ciel ouvert, qui n’est pas sans rappeler, la maîtrise en plus et l’aspect hallucinatoire en mois, le Strayed d’Akan Satayev.

The Signal fait heureusement bien plus que s’occuper d’un seul personnage puisque c’est la destinée de quatre autres protagonistes qui sera bientôt prise en compte. Si l’emploi d’ellipses nuit parfois à la fluidité du récit, l’intelligence de ce dernier permet aux événements de se recouper et aux situations diverses de s’entrelacer. Les liens ténus tissés entre les différentes personnes prennent alors tout leur sens dans un final brillant, qui évite notamment le piège du happy end total et joue une dernière fois sur les impressionnants décors choisis par la production. Hormis l’usage de ralentis inutiles dans le dernier quart d’heure, la réalisation s’avère être impeccable dans tous les domaines.

Distribué par Condor Entertainment et Seven7 sous nos latitudes, The Signal démontre avec force que l’inventivité en matière de cinéma de genre n’est pas l’apanage des quelques grandes nations. Le portugais Fernando Fragata en est la preuve et, en alliant drame, science-fiction et fantastique, offre un ensemble d’une originalité et d’une intelligence à toute épreuve.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage