Critique de film

The Peach Tree

"Bok-sung-a-na-mu"
affiche du film
  • Genre : Drame fantastique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 1h46
  • Musique : In-young Choi
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Les jumeaux Jo Seung Woo et Ryu Duk Hwan ont passé les 30 premières années de leur vie sans n’avoir aucun contact avec l’extérieur. Leur monde change quand ils rencontrent et tombent amoureux de la même femme...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Peach Tree - Double Je
Par : Damien Taymans


The Peach Tree en question n’est même pas un pêcher, mais un arbre lambda dont les fruits ressemblent à des pêches. Les miroirs apposés sur chaque mur de la chambre de Dong-hyun ne comblent même pas le narcissisme du héros, ils permettent simplement au personnage de s’admirer simultanément de face et de dos. The Peach Tree ne vaut que par et pour son jeu de miroirs incessant, son refus des conventions, sa haine de l’image d’Epinal ou d’ailleurs. Les analystes du médium cinématographique disséqueront, plan par plan, le film de Ku Hye-sun, actrice sud-coréenne dont c’est le deuxième long métrage, pour en faire ressortir la substantifique moelle : la presque pêche est une métaphore vilipendant l’amalgame, cette compote indigeste qui consiste à prendre des vessies, des lanternes et à mêler sans vergogne le tout. Le prisme de l’analyse pardonne tout et, s’attardant sur détails et anecdotes, particularise ce qui vise pourtant l’universalisme. Et si...

Et si, The Peach Tree était tout bonnement une bouillie sans la moindre saveur, un miroir aux alouettes dans laquelle même le plus indulgent des spectateurs ne voudrait pour rien au monde se mirer ? La tactique est connue : l’analogie (celle de la pêche donc) serinée par petites touches tout au long du récit, une mise en scène plan-plan, de purs moments de contemplation, des émotions grossies à coups de focale et le martyr du héros pour bénéficier de l’aura du film socialement et moralement investi. Du raz-de-marée potentiel annoncé lors de la première séquence (la seule possédant un quelconque intérêt du fait qu’elle cultive le mystère et fait appel à des émotions viscérales retranscrites avec justesse) ne reste à l’arrivée qu’une vaguelette égarée sans la moindre force, bien incapable de dévaster le moindre château de sable, fût-il bâti en Espagne.

The Peach Tree est une fable naïve, sans puissance, atone. Qui entretient un jeu de dupe en forçant l’ambiguïté pour du vent. Et c’est là le moindre de ses pêchers...


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