Critique de film

The Liability

"The Liability"
affiche du film
  • Genre : Action, Thriller
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h45
  • Musique : Victoria Wijeratne
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un jeune homme de 19 ans se retrouve embarqué malgré lui dans de sombres affaires et doit faire face à un redoutable tueur à gages, Roy.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Liability - Beneath the Darkness 2.0
Par : Damien Taymans


Tim Roth, autrefois tueur à gages instable marchant dans les pas de son mentor (John Hurt) dans The Hit, armé d’une solide expérience dans le domaine de l’analyse des micro-expressions grâce à Lie to me, prend du galon et incarne un ténor de l’assassinat de commande. En guise de commande, John Wrathall en réalise une belle : il couche sur papier un récit en théorie bandant, celui d’un immature officiant comme chauffeur par un tueur à gages vétéran. Avec en prime une pincée de road movie. Les longs silences et les regards ténébreux du Ryan Gosling de Drive semblent contaminer Tim Roth quand le jeune Jack O’Connell hérite du rôle de jeunot hyperactif horripilant des comédies policières de Guy Ritchie. C’est là le plus encombrant pour le film de Craig Viveiros (Ghosted), il reste constamment coincé entre deux tons, entre deux gammes et ne trouve pas sa tonalité propre. Peu de crimes, aucune arnaque, pas plus de botanique : The Liability tente de faire illusion en mettant en opposition des personnages prétendument charismatiques (le beau-père du jeune Adam, cet homme qui jongle avec les portables et fuit dès qu’il s’agit de parler business, ferait donc des saloperies avec de jeunes femmes dans des sous-sols ? ; la nana vengeresse hésite entre la torture et la séduction ??) dans des situations trop convenues.

Pourtant, ce n’est pas faute de bousculer les traditions et de mettre un violent coup de botte dans la fourmilière. Le gentil toutou en peluche opinant du chef sur la banquette arrière des bagnoles se retrouve ici sur le tableau de bord du mini-van, les flingues ne possèdent qu’un chargeur de cinq balles et la moindre bouffée de cannabis permet au consommateur de passer la soirée en compagnie de guerrilleros cubains. Les conventions volent en éclat, comme la crédulité du spectateur mise à rude épreuve durant une bonne heure et demie de pelloche. Au fil des hésitations entre le chemin classique et les sentiers contigus, des incohérences inouïes qui parsèment le script, le bousin fatigue davantage qu’il n’amuse.

Beneath the darkness (retitré Nuits noires chez nous) peut se targuer d’avoir une suite officielle avec ce nouveau simili-thriller aussi creux qu’une chanson de Faudel.


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