Critique de film

The Human centipede

"The Human centipede (First sequence) "
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tom Six
  • Pays d'origine : Pays-Bas/Grande-Bretagne
  • Durée : 1h30
  • Budget : 1.500.000 dollars
  • Scénariste : Tom Six
  • Musique : Patrick Savage & Holeg Spies
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  • Bande annonce
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  • Casting : Dieter Laser, Ashley C. Williams, Andreas Leupold, Akihiro Kitamura, Ashlynn Yennie,…
  • Récompenses :

Spécialiste dans la chirurgie séparatrice des frères/soeurs siamois, le Dr. Heiter décide de faire évoluer sa spécialité en suturant des êtres vivants entre eux. Il débute d’abord avec des rottweilers, mais l’expérience étant un échec il se tourne vers les êtres humains. L’objectif final : créer un mille-pattes humain avec un seul système digestif. Comment ? En cousant la bouche de l’un sur l’anus de l’autre… Sa bénédiction arrivera lorsque tapent à sa porte deux jeunes américaines perdues et un japonais un peu fou…

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Human centipede - Chirurgie destructrice
Par : Samuel Tubez


Rien qu’avec son pitch barré (un scientifique veut créer un mille-pattes humain, imaginez un peu le délire !) et sa bande-annonce dérangeante, The human centipede a déjà provoqué un véritable petit buzz sur la toile et secoué pas mal de festivaliers à travers le monde. Typiquement le genre de bouche à oreille qui se propage à vue d’œil (oreille, bouche, œil, ce texte est décidément très clinique !)

Spécialiste dans la chirurgie séparatrice des siamois, le Dr. Heiter décide de faire évoluer sa spécialité en suturant des êtres vivants entre eux. Il débute d’abord avec ses rottweilers chéris, mais l’expérience étant un échec, il se tourne vers les êtres humains. L’objectif final : créer un mille-pattes humain avec un seul système digestif. Pour se faire, il les relie en cousant la bouche de l’un sur l’anus de l’autre… Alors en pleine recherche de cobayes compatibles, deux jeunes américaines qui se sont égarées frappent à sa porte…quelle aubaine !

Que ceux et celles qui doutent de la faisabilité d’une telle opération chirurgicale tremblent : d’après le réalisateur Tom Six (qui s’est soigneusement renseigné auprès d’un véritable chirurgien), c’est tout à fait réalisable ! Merci, nous voilà bien rassuré, Tom ! Cette idée barrée lui a en fait été inspirée par les horribles expérimentations menées par les nazis et les japonais lors des moments les plus sombres de l’Histoire de l’humanité. Pas étonnant dès lors de voir le docteur maboul du film prendre les traits d’un allemand aux tendances plus qu’extrémistes. Un personnage interprété par l’halluciné Dieter Laser, qui, sans être aussi charismatique et effroyable qu’un docteur Frankenstein ou un Herbert West, compose là un savant fou plutôt savoureux. De son côté, Tom Six exploite son pitch très honorablement, dans la limite du budget alloué (ne vous attendez pas à de l’action ni à pléthore de maquillages craspecs), en prenant son temps pour décrire l’horrible opération pour ensuite faire déambuler son répugnant résultat au cours d’un huis clos plutôt efficace. Même si l’ensemble manque cruellement de profondeur (on aurait aimé voir la psychologie du chirurgien un brin fouillée) et d’ambition (on ne peut s’empêcher de penser ce qu’aurait donné un tel pitch sous la direction d’un Miike ou d’un Cronenberg), The human centipede est au final un petit film à la fois choquant et cocasse, entre B et Z, rires et dégoût. Et ce n’est là que le début des mutilations, puisque ce Human centipede, sous-titré « First sequence », est la première partie d’une trilogie annoncée dont le second opus mettra en scène un mille-pattes humain composé d’une chaîne de quinze victimes. Décidément, on n’arrête pas le progrès !

The human centipede (first sequence), rien que par son pitch barré, offrira son lot de répugnances à tous les dépravés en manque de sensations fortes que vous êtes (et que nous sommes, rassurez-vous). Aidé par la prestation hallucinée de Dieter Laser, le film oscille entre l’horrible et le grotesque, et risque bien de marquer durablement l’un ou l’autre esprit grâce à ses abominations chirurgicales. Rien que pour ça, il rentrera peut-être dans les an(n)ales du cinéma déviant.


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