Critique de film

The Human Centipede III (Final Sequence)

"The Human Centipede III (Final Sequence)"
affiche du film

Dans la prison qui affiche le taux de violence le plus élevé des Etats-Unis, le directeur prend une décision radicale: greffer tous les détenus les uns aux autres à la façon des films The Human Centipede 1 & 2, et ainsi rétablir l'ordre et la discipline

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Human Centipede 3 (Final Sequence) - Horreur, malheur !
Par : Damien Taymans

Bill Boss, le directeur de l’une des prisons les plus famées des Etats-Unis, est l’un de ces chefs d’entreprise que tous craignent : son assistant tremble à la simple évocation de son nom et sa secrétaire plie les genoux et ouvre la bouche pour plaire au patron. Mais une poignée (à peu près 500) d’irréductibles lui résistent toujours : les taulards ne montrent pas une once de respect pour ce dictateur dont le principal loisir est d’endosser le costume de bourreau pour ses détenus. Et pour les mettre littéralement à genoux, Bill Boss n’a pas d’autre alternative que de suivre les conseils de son assistant, fana de la saga The Human Centipede. Il envisage de plus en plus sérieusement de composer un mille-pattes colossal à partir de toutes ces raclures qui ne cessent de le menacer...

Entamée il y a sept années, la franchise Human Centipede avait dès ses prémisses été pensée pour devenir une trilogie. Et le Néerlandais Tom Six, géniteur du projet, ne s’est jamais caché de son insatiable envie de repousser toujours plus loin les limites dans l’abject et l’absurde, tout en restant férocement attaché à son iule humain. Cet ultime volet se pose donc comme l’apothéose d’une montée crescendo dans l’horreur et, il faut l’avouer, dans le portnawak le plus complet. Ce Final Sequence ne s’encombre nullement de la moindre cohérence scénaristique, parachutant les deux acteurs de ses précédents épisodes (Dieter Laser, le médecin-fou de First Sequence et Laurence R. Harvey, sociopathe de Full Sequence) gestionnaires d’une prison remplie de la vermine de la pire espèce. Six s’affranchit même de la moindre psychologie puisque lesdits prisonniers ne sont que de la chair à canon pour le tout-puissant Bill Boss qui réalise des prouesses dans l’art de la torture et rassasie ainsi l’amateur de sordide et de glauque.

Au menu de ce digestif somme toute indigeste : un prisonnier est ébouillanté, un autre émasculé, les tripes volent en éclat, les blessures deviennent des orifices destinées à l’immersion de quelque objet phallique. Sauf qu’à balancer à tout-va des séquences censément vomitives, Six compose une oeuvre proprement inoffensive qui ne confine ni au dégoût ni à l’amusement. Ce musée des horreurs lourdement achalandé et mal huilé compte en plus sur un des maîtres de cérémonie les plus imbuvables qui soit. Pourtant convaincant dans la peau du docteur Heiter, Dieter Laser chausse de manière exécrable les santiags de Bill Boss et cabotine à outrance pour donner un peu plus d’épaisseur à un personnage creux comme un pain surprise éthiopien.

The Human Centipede 3 (Final Sequence) est une aberration cinématographique, une anomalie qui clôture bien mal une franchise qui conservait un équilibre entre le côté malsain et absurde. Cet ultime segment fait sauter toutes les coutures dans la seule quête de la surenchère. Un épilogue qui se gargarise dans l’onanisme navrant (Tom Six y apparaît dans son propre rôle, les deux premières oeuvres deviennent des "monuments" de l’horreur) et ne fait montre d’aucune inventivité.


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