Critique de film

The Haunting in Connecticut 2: Ghosts of Georgia

"The Haunting in Georgia"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Fantômes
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Musique : Michael Wandmacher
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

La famille Wyrick emménage dans une maison au lourd passé, au coeur de la Géorgie. Ils découvrent bientôt qu’il ne sont pas les seuls à avoir élu domicile dans la vieille bâtisse. Une entité venue des entrailles de la demeure menace tous ceux qui ont le malheur de se retrouver sur son chemin...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Haunting in Connecticut 2 : Ghosts of Georgia -
Par : Damien Taymans


Brisons le mythe tout de go : ces fantômes de Géorgie n’entretiennent aucune parenté avec ceux du Connecticut. Trop de bornes à traîner son boulet. Si l’intrigue prend place dans un autre État américain, c’est simplement par opportunisme. Pouvoir revernir le vieux panneau "basé sur des faits réels" n’a pas de prix. Or la crédulité des spectateurs en a un. Et leur satisfaction post-vision risque d’être inversement proportionnelle à leur promptitude à s’engouffrer dans une salle pour y découvrir une nouvelle histoire de spectres qui font "bouh !" sans crier gare, à l’abri du chef de gare. Parce que, glissement géographique oblige, une nouvelle comptine à faire peur, toujours tiré d’un fait divers exploité par un docufiction de Discovery Channel, est égrainée avec tout le background que cela implique. En l’occurrence, les nouveaux pensionnaires de la somptueuse demeure auront maille à partir avec une série d’esclaves noirs (d’anciens figurants d’Amistad d’après l’allure) qui transitaient par ce lieu avant de regagner une liberté bien méritée. Enfin, pas toujours : certains n’auraient jamais rejoint l’autre rive et leur disparition reste un mystère dont a priori tout le monde se tape...

Mais pourquoi diable viennent-ils traîner leurs chaînes ici alors ? Cette réponse sera fournie par l’habile David Coggeshall qui ne sait quel alibi scénaristique choisir pour justifier la mise en chantier de cette séquelle. Alors, quitte à tricoter, il pioche dans une dizaine de bouts de pelotes : la malédiction de la jeune enfant et de ses mère et tante, capables de voir les ectoplasmes, les créations d’un taxidermiste stakhanoviste, quelques pèlerins venus se recueillir sur les tombeaux inexistants de leurs frères morts dans l’anonymat le plus complet, un père (Chad Michael Murray, le Lucaaaaaas des Frères Scott) aux muscles minutieusement huilés mis en valeur par un singlet des plus seyant et, en guise d’accessoires, une poignée d’entités spectrales plutôt lubriques et fétichistes des salles de bains. Un impitoyable maelström qui ne peut qu’emporter le spectateur dans les abysses d’un script aussi dense que superficiel duquel on ne retiendra qu’une seule séquence de taxidermie un peu inventive...

Plus louable que son prédécesseur au niveau des intentions (le film de flippe cède sa place à une ambiance très Ghost Whisperer avec communication entre médiums et fantômes pour libérer ces derniers du purgatoire), cette suite se montre aussi inoffensive que l’affligeante hantise du Connecticut. Suite au prochain épisode, pour un nouvel Etat ricain. Au hasard : The Haunting in Connecticut and Georgia 3 : Ghosts of Texas...


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