Critique de film

The Green Inferno

"The Green Inferno"
affiche du film
  • Genre : Aventures, Horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Musique : Manuel Riveiro
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un groupe d'activistes new-yorkais se rend en Amazonie et tombe entre les mains d'une tribu particulièrement hostile.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Green Inferno - Cannabis Holocaust ?
Par : Fred Pizzoferrato


Hommage assumé au classique Cannibal Holocaust et, de manière plus générale, au sous-genre du « cannibal flick » italien, le film d’Eli Roth mit deux ans avant d’atteindre les écrans. Pas vraiment une surprise étant donné la qualité très discutable du produit fini. Conçu comme une déclaration d’amour au long-métrage de Deodato, ce Green Inferno n’en retrouve pourtant jamais la force indéniable et reste même largement en deçà de la plupart de ses déclinaisons comme le divertissant Cannibal Ferox d’Umberto Lenzi. Le premier bémol, mais de taille, réside dans le temps que prend le cinéaste pour emmener ses victimes vers le lieu de leur trépas.

Durant près de cinquante minutes le spectateur se coltine donc les palabres d’une dizaine d’écolos bobos de la pire espèce décidés à sauver une tribu de sous-développés menacés par la civilisation. Nos guignols partent donc faire barrage de leur corps pour empêcher la déforestation et, au retour, crashent leur avion au cœur de l’enfer vert. Là, ils tombent sur une tribu de primitifs peinturlurés menés par une sorte de sorcière au look copié sur le Johnny Depp de Pirates des Caraïbes. A partir de cet instant (rappelons tout de même que nous sommes déjà à mi-parcours), le film devient un peu plus intéressant (il eut été difficile qu’il soit encore plus ennuyeux) et multiplie les scènes gore attendues avec tous les passages espérés : démembrements, éviscérations, corps dévorés par des fourmis, animaux exotiques menaçants (araignées velues, serpents, etc.). Rien de bien neuf, Green Inferno se contenant grosso modo de suivre la voie tracée par d’innombrables productions antérieures, de Lenzi à Mattei en passant par D’Amato. Les effets de maquillages à l’ancienne fonctionnent cependant de belle manière et assurent le spectacle pour ceux qui apprécient l’étalage de barbaque. Ils sont plus crédibles que les piteux effets visuels (peu nombreux) et plus convaincants que les comédiens, réduits le plus souvent à des stéréotypes qui déclament des dialogues rarement intéressants.

Malheureusement, le trublion sale gosse Roth va régulièrement désamorcer la tension par des scènes de comédie pouet-pouet dont l’inspiration pipi-caca finit par lasser. Entre la diarrhée d’une victime promise à l’immolation, la masturbation d’un type soucieux de se déstresser après un meurtre horrible commis devant ses yeux et la séquence (un peu plus amusante) où toute la tribu se met à rigoler après avoir involontairement absorbé de l’herbe fourrée dans un cadavre, Roth s’amuse et se fiche du bon goût. Mais sans jamais emporter l’adhésion.

Très attendu, ce Green Inferno à l’ancienne s’avère au final être un pétard bien mouillé et un gros ratage dont on sauvera seulement une poignée de scènes gore efficaces.


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