Critique de film

The Gene generation

"The Gene generation"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Action
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Pearry Reginald Teo
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Budget : 2,5 millions de dollars
  • Scénariste : Pearry Reginald Teo, Keith Collea
  • Musique : Scott Glasgow, Ronan Harris
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  • Bande annonce
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  • Casting : Bai Ling, Parry Shen, Alec Newman, Michael Shamus Wiles, Faye Dunaway
  • Récompenses : Aucune

Dans un monde futuriste, Michelle vit quotidiennement un combat contre des hackers d'ADN qui utilise leurs compétences pour pénétrer dans les corps des gens et les tuer. Michelle est une tueuse qui fait face à ses démons intérieurs et tente de garder son frère Jackie, un jeune homme extraverti, dans le droit chemin. Quand ce dernier est impliqué dans un vol, il est propulsé dans le monde des hackers d'ADN mené par Shylocks. Michelle va prendre les armes dans ce monde immoral...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Gene Generation - Où y a des gènes...
Par : Damien Taymans


Transfuge de Singapour, Pearry Reginald Teo est le premier cinéaste indigène à percer à Movieland. Après avoir réalisé deux courts métrages dans le domaine de l’horreur (Liberata Me dans lequel un gars se faisait tatouer une planche ouija sur la peau et Children of the Arcana), Teo passe au format long avec The Gene Generation, projet doté d’un budget famélique en regard des prétentions narratives de l’écrit originel. Un écrit touffu sous forme de série bd, érigé par le réalisateur et adapté pour l’heure par Keith Collea qui était chef op’ sur le précédent court de Teo et assistant vidéo pour Titanic, Godzilla et Pearl Harbor.

Hautement condensé, le récit peine à retranscrire la richesse du matériau d’origine. Situation décrite à la sauvette en voix off, quelques peintures minimalistes de l’univers ambiant, des effets de caméra lourdingues pour atterrir dans le milieu de Michelle, tueuse à gages toute de cuir vêtue. Une combinaison seyante qui, en plus de rendre l’héroïne excessivement sexy, lui laisse une marge de manœuvre au niveau des mouvements, à l’instar de la jolie Trinity de la trilogie des Wachowski. Pour tenir le lead role, la charmante Bai Ling, habituellement utilisée comme égérie exotique et érotique (son apparition dans le peep show d’Edmond), qui dut subir un entraînement intensif et multiplier les cascades extrêmes sur fond vert. Car, dotée d’un budget rachitique (à peine 3 millions de dollars) en regard de l’entreprise, l’œuvre se noie sous les CGI qui composent la grande majorité des plans dans lesquels courent et s’époumonent des personnages peu crédibles, venus figurer des créatures hideuses attirées par la gloire dans un monde aussi cradingue que leurs fringues.

Prétexte à la scission manichéenne, le gant aux vertus de panacée se trouve au centre de toutes les préoccupations sans que son rôle ne soit clairement explicité. A trop vouloir distinguer les écarts de conduite, Teo livre une faune aussi brouillonne que ne l’est sa mise en scène. Hackers d’ADN, médecins en quête d’aide universelle, petits voyous en proie au désir de tout voir péter, drogués aux jeux et à l’argent facile, tout ce petit monde se côtoie et s’affronte pour une cause des plus floue rendue encore plus complexe par les machinations incompréhensibles d’un troupeau de crapules qui jouent aux échecs avec tous ces pions boiteux qui tâtonnent aveuglément dans un univers dystopique aux limites inconnues rendu par un entassement de palettes numériques amenant à l’overdose. Au point que la métaphore sous-jacente sur la dérive technologique ne se trouve au final qu’effleurée, calfeutrée par cet amas bariolé et par les culbutes maîtrisées de la bombe en simili-cuir.

Oeuvre pessimiste qui prête à rire (un comble), The gene generation est une gageure immonde. Teo allant même jusqu’à nous faire croire que Bai Ling est une actrice. Excessif en tout, le métrage n’est destiné qu’à devenir une oeuvre pour fétichistes à l’instar des immondes Barb wire et Bloody Mallory.


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