Critique de film

Phénomènes paranormaux

"The Fourth Kind"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Olatunde Osunsanmi
  • Pays d'origine : USA
  • Scénariste : Olatunde Osunsanmi, Terry Robbins
  • Musique : Atli Orvarsson
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Milla Jovovich, Elias Koteas, Will Patton, Enzo Cilenti, Corey Johnson, Hakeem Kae-Kazim, Alisha Seaton, Daphne Alexander,...
  • Récompenses : Aucune

A Nome, en Alaska, un grand nombre de personnes disparaissent mystérieusement chaque année chaque année dans les 60’s. Le docteur Abigail Tyler commence a enregistrer des séances de discussion avec ses patients traumatisés par leur enlèvement...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Fourth Kind - Arnaque de premier ordre
Par : Quentin Meignant




Déjà coupable de l’affront au cinéma de genre (et plus particulièrement à The Descent) The Cavern, Olatunde Osunsanmi a visiblement su gagner la confiance des studios américains puisque, dans la foulée de Paranormal Activity, Gold Circle Film décida de lui confier la réalisation d’un film à l’approche plus ou moins identique. Présente en film d’ouverture du BIFFF 2010 et jouant aussi sur le thème du docu-fiction, The Fourth Kind est, comme son nom l’indique, la description d’une phénomène extraterrestre visant à l’enlèvement d’êtres humains. Le film place son action à Nome, en Alaska où un grand nombre de personnes disparaissent et présente la « véritable » histoire d’Abigail Tyler qui, pour d’évidentes raisons de confidentialité, n’est que fort peu représentée sur les images d’Osunsanmi, le reste de ses aventures bénéficiant de l’interprétation illustrative de l’actrice Milla Jovovich. Celle-ci incarne donc une psychologue dont le mari s’est suicidé et qui commence à enregistrer ses discussions avec des patients souffrant de troubles du sommeil. Tous disent être espionnés par une mystérieuse chouette blanche…Très vite, Abigail se rendra compte que toutes les vérités ne sont pas bonnes à voir.

Profitant d’emblée du phénomène de mode docu-fiction, The Fourth Kind passe les premières minutes de son déroulement à présenter les faits de manière quasi-scientifique, faisant la part belle aux pseudo-images d’archive, tournée à la va-vite en cadrant une comédienne amorphe au jeu peu engageant et faisant preuve d’une mise en scène statique. La mauvaise qualité des images, censée apporter un caractère authentique à l’ensemble, tranche carrément avec la présentation de Milla Jovovich, incarnant le Docteur Abigail Tyler, personnage soi-disant réel. Souffrant elle aussi du syndrôme de manque de mise en scène Osunsanmi, l’actrice semble perdue et peu motivée devant une caméra qui, décidément, semble bien avoir du mal à se déplacer.

Cet ensemble statique connaîtra bien quelques soubresauts lorsque le metteur en scène tentera, bien maladroitement, de mettre en branle son énorme machine, mais les pseudo séances de trouille, adoubées de split screens inefficaces montrant soi-disant les images d’archive, ont tôt fait de réduire à néant les rares efforts de la bande. Arythmique de bout en bout, The Fourth Kind trahit même son principe à de nombreuses reprises, bon nombre d’éléments « réels » disséminés cà et là s’avérant tout simplement imbuvables. Excessivement énervant sur le fond, le métrage l’es donc aussi par sa forme, jamais capable de surprendre ni même d’amuser.

The Fourth Kind constitue, à l’heure actuelle, la plus grosse arnaque manifeste en matière de docu-fiction car, là où les autres productions du genre ne nous prenaient que pour des demi-imbéciles, celle-ci nous convie carrément à un dîner de cons. Confirmant ses bien mauvaises dispositions, Osunsanmi devrait sans aucun doute faire un break… un très long break.

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