Critique de film

The Cavern

"WIthIN"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Survival
  • Année de production : 2005
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Olatunde Osunsanmi
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h35
  • Scénariste : Terry Robbins, Olatunde Osunsanmi
  • Musique : Bryan Galvez
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Sybil Temtchine, Mustafa Shakir, Ogy Durham, Andrew Caple-Shaw
  • Récompenses : Meilleure photographie (Yasu Tanida) à l'A.K.A. Shriekfest 2005

En plein coeur de l'Asie centrale, 8 explorateurs découvrent une mystérieuse caverne. Ce qui les attend dépasse leurs pires cauchemars.

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Cavern - Osunsanmi n’a pas peur d’y aller profond !
Par : Quentin Meignant




Prenez quelques jeunz en manque de sensations fortes, quelques meneurs plus vieux et aigris par des événements passés et une grotte mystérieuse qui se transforme bientôt en véritable cauchemar. Non, ce n’est pas le fabuleux film de Neil Marshall, The Descent, mais bien l’une des œuvres qui lui ont succédé, The Cavern. Il faut dire qu’avec ses moments claustrophobiques intenses et son rythme à en perdre la raison, l’oeuvre qui a révélé le réal de Doomsday au grand public a indéniablement marqué les esprits. Ce n’est donc guère une surprise si certains cinéastes en manque de succès et certaines prods en manque de billets verts tentent tant bien que mal de proposer un spectacle s’approchant de celui de Marshall. Pourtant, Olatunde Osunsanmi ne donne pas l’impression d’avoir les épaules de l’entreprise malgré un seul court dramatique, Etat, parfaitement conduit en 2000. A l’instar des héros, c’est donc dans l’inconnu le plus total que l’on plonge en entamant la vision de cette série (presque) Z.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça commence plutôt mal. Olatunde passe en revue chacun de ses personnages, jeunes adultes décérébrés qui rient et geignent sans aucune raison. Alors que le métrage de Marshall commençait par un véritable feu d’artifice malsain et choc, celui d’Osunsanmi dépeint de manière maladroite des personnages mal campés par de médiocres acteurs et mis à mal par des dialogues inconsistants. Ce piteux état des lieux fait tout de même place à l’expression d’une photographie magnifique lors des premiers instants, au point d’en regretter que le film ne se déroule pas à la surface de notre chère vieille planète Terre. Une fois cet unique point positif passé, le petit groupe se dirige vers la grotte qu’il désire explorer mais, avant de plonger dans l’action, le réalisateur juge bon de laisser ses protagonistes à l’air libre le temps d’une nuit, sans doute histoire de planter le décor et de montrer les tensions naissantes entre les personnages.

Malheureusement, cette séquence, ainsi que celle, inutile, du couple faisant l’amour à l’entrée de la grotte, tombent littéralement à plat, du fait de leur vacuité lourdingue et faisant de leur dramaturgie de mauvais goût. Les fondations de l’histoire (mal) plantées, l’action véritable peut commencer, se transformant rapidement en un foutoir incroyable. Une bande originale sous forme de coups de boutoir tente de faire monter une pression jamais en phase avec la réalité des images. La caméra saute, virevolte, se plante dans tous les sens, rendant l’ensemble aussi incompréhensible qu’agaçant. Bien vite, le manque d’intérêt se fait donc sentir par rapport aux aventures de survivants geignards et mous. Malgré une séquence de cannibalisme particulièrement drôle, le métrage se dirige donc sans gloire vers un final invraisemblable, qui fait l’étalage de tous les défauts précités.

The Cavern constitue donc, à l’instar de La Crypte et autres pitreries du genre, une bien piètre alternative à The Descent. Osunsanmi prouve en tout cas toutes les limites de sa mise en scène au fil d’un métrage qui n’apporte rien de nouveau à ce cinéma underground et claustrophobique qui a donc pour maître définitif Neil Marshall.

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