Critique de film

Bienvenue à Cadavres-les-Bains

"Der Knochenmann"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Action, Comédie
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Wolfgang Murnberger
  • Pays d'origine : Autriche
  • Durée : 1h57
  • Scénariste : Wolfgang Murnberger, Josef Hader, Wolf Haas
  • Musique : Sofa Surfers
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Josef Hader, Josef Bierbichler, Christoph Luser, Birgit Minichmayr, Simon Schwarz, Gorka Gryllus, Stipe Erceg, Edita Malovcic, Ivan Shvedoff, Gerti Drassl
  • Récompenses : Aucune

Vienne, de nos jours. Berti, concessionnaire sans états d'âme, emploie Brenner pour retrouver les imprudents propriétaires de voitures impayées. Cette fois, il s'agit de retrouver un certain Horvath et une New Beetle jaune. L’enquête mène Brenner à la campagne, au restaurant de Löschenkohl, réputé pour son poulet frit à la Viennoise. Brenner ne se contente pas de rechercher Horvath, il est également chargé par le fils du patron d'enquêter sur le maitre des lieux. Mais le Löschenkohl est truffé de pièges, et pas seulement pour les volatiles…

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Bone Man - Bienvenue en Autriche !
Par : Quentin Meignant




Cinéaste autrichien renommé et multi-primé qui avait déjà été faire un tour du côté du BIFFF en 2004 avec son excellent Silentium, Wolfgang Murnberger était de retour durant la 28ème édition de l’événement bruxellois avec, cette fois, une comédie ayant déjà marqué pas mal de points dans d’autres festivals, Bienvenue à Cadavre-les-Bains, aka The Bone Man. Si le titre en version française paraît surtout inspiré par un effet de mode, les spectateurs pouvaient compter sur le réal pour leur faire découvrir un humour noir assez sophistiqué et, surtout, quelques pans d’une culture nationale assez méconnue. The Bone Man met en scène un détective un peu loser, Brenner (voir FLASHBALL), qui doit retrouver un certain Horvath et une New Beetle jaune, pour une affaire de voiture impayée. L’enquête le mène en pleine campagne autrichienne, dans une auberge réputée pour son poulet frit et ses bals costumés. Mais les lieux sont truffés de secrets, d’envies, de pièges, et pas seulement pour les volatiles…

Fort de son expérience de presque 30 ans dans le métier, Wolfgang Murnberger, au moment de s’attaquer au roman éponyme (Der Knochenmann) et Wolf Haas, fit appel à ce dernier afin de retranscrire l’histoire dans un script bien ficelé. Travaillant de concert, les deux hommes purent aussi compter sur l’influence de l’excellent acteur Josef Hader, qui tient ici le rôle principal et qui eut un impact prépondérant sur la finalisation du scénario. Les spectateurs ne peuvent d’ailleurs s’y tromper : dès les premiers instants de la bande, une ambiance froide, laissant d’emblée transparaître un humour noir du meilleur goût, est mise en place avec un grand savoir-faire.

L’ensemble étant dirigé vers les mimiques et, surtout, le manque de charisme du héros principal, Josef Hader n’éprouve aucune difficulté à instiller à l’œuvre un grain de folie fort proche de celle déployée par Alex de la Iglesia dans ses diverses créations. Dès lors, l’aventure dépeinte dans The Bone Man revêt un aspect pour le moins sympathique, les rebondissements de l’histoire et les incertitudes de l’enquête servant instantanément à amplifier le caractère comique du tout. Dotée d’un score parfaitement maîtrisé par les Sofa Surfers, la seconde partie parviendra même à donner lieu à quelques séquences épiques et violentes, toujours teintées à merveille d’un second degré très prononcé.

Attachant et très souvent hilarant, The Bone Man constitue une surprise plus qu’intéressante et un coup de poker gagnant pour les organisateurs du BIFFF 2010. Flirtant parfois avec la qualité d’un humour à la de la Iglesia, Murnberger livre un ensemble maîtrisé de bout en bout.


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