Critique de film

The Amazing Spider-man

"The Amazing Spider-man"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marc Webb
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h16
  • Budget : 230 millions de dollars
  • Scénariste : James Vanderbilt, Alvin Sargent, Steve Kloves
  • Musique : James Horner
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Martin Sheen
  • Récompenses : --

Abandonné par ses parents lorsqu'il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd'hui au lycée, mais il a du mal à s'intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d'accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l'engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l'ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l'alter ego de Connors. En décidant d'utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin...

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Amazing Spider-man - Reboot lézardé
Par : Samuel Tubez






La trilogie de Sam Raimi achevée il y a maintenant cinq ans se voit donc aujourd’hui rebootée pour raisons purement mercantiles (des droits de licence étant en jeu) sans aucune intervention du génial réalisateur d’Evil Dead. Dites au revoir à la folie, l’imagination, la virtuosité, l’émotion, et dites bonjour à la platitude, la facilité, les clichés et l’ennui.

Reprenant tout depuis le début, The Amazing Spider-man commence comme un renouveau du type nouvelle génération (nouveaux personnages inclus) pour vite retomber dans le déjà-vu. Abandonné par ses parents étant enfant, Peter Parker est élevé par l’oncle Ben et tante May, a du mal à s’intégrer parmi les autres adolescents de son âge, a des vues sur la belle Gwen Stacy (impeccable Emma Zombieland Stone), part à la recherche d’informations sur son père au sein d’Oscorp, où il rencontre le docteur Curt Connors qui deviendra dans la seconde partie du métrage Le Lézard, et se fait bien sûr au passage piquer par une araignée de laboratoire qui le transforme en homme-araignée.

Les évènements s’enchaînent dans une totale prévisibilité, mixant les éléments d’une énième mouture du comic book avec le premier film de Raimi et les éléments laissés par celui-ci dans le troisième volet (la relation avec Gwen Stacy, l’émergence de Connors). Dévoyé sur cette délicate entreprise, le réalisateur Marc Webb (nom pourtant prédestiné ?), passe sans transition de la comédie romantique (500 jours ensemble) au gros film d’action fantastique, et cela s’en ressent. Insistant un peu trop sur les scènes- cliché d’amourette où Peter Parker se la joue séduisant timide, il en oublie presque l’action, qui manque ici cruellement d’ampleur. Lorsque Parker ne fait pas quelques galipettes « top hype » en skate, il expédie en quelques mouvements son ennemi Le Lézard sans trop de difficultés. Le manque d’enjeux est flagrant, les responsables de cette entreprise s’étant contentés de livrer le strict minimum, en nous présentant des storylines à peine développées qui serviront pour la(les) suite(s) (vous n’apprendrez rien de très consistant sur le père Parker). Pour le reste, on jette un coup d’œil dans le rétro, et on accumule les passages obligés sans y mettre la moindre audace ni ampleur (la mort de l’oncle Ben, l’attaque sur le pont). De l’ultra-convenu, donc, même si l’on doit bien admettre que l’ensemble ne présente rien de dégradant envers l’univers de l’homme-araignée, loin de là, et que le casting fait bien son travail. Mais franchement, tout cela était-il bien nécessaire ? Vu les résultats au box-office, « oui », répondront en chœur les exécutifs et investisseurs.

Le renouveau, pourquoi pas, mais avec de nouveaux et véritables enjeux et personnages, de nouvelles visions et approches. Mais marre des retours aux origines du super-héros qui découvre ses pouvoirs durant plus de la moitié d’un métrage ! C’est ce que propose cet Amazing Spider-man, qui, sans surprise, ne parvient évidemment pas à la cheville du film de Raimi et s’avère être un reboot d’une franche banalité. Pas honteuse pour autant, cette grosse machine se laisse regarder sans véritable passion, et, plutôt que de nous laisser un souvenir impérissable, elle parvient juste à nous faire regretter le départ du réalisateur de Darkman. Il n’y avait vraisemblablement que lui seul qui était en mesure de nous charmer avec un lézard géant portant une chemise de laborantin…


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