Critique de film

Terreur point com

"Feardotcom"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Serial killer
  • Année de production : 2002
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : William Malone
  • Pays d'origine : USA, Canada, Allemagne, Luxembourg
  • Durée : 1h42
  • Budget : 42 millions de dollars
  • Scénariste : Moshe Diamant, Josephine Coyle
  • Musique : Nicholas Pike
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Stephen Dorff, Udo Kier, Natascha McElhone, Stephen Rea, Jeffrey Combs, Gesine Cukrowski, Amelia Shankley, Nigel Terry, James Cone, Alain Douchin
  • Récompenses : Nominé au Grand prix du festival d'Amsterdam (2004)
    Grand prix d'argent du Meilleur film au Fantafestival (2003)
    Nominé au prix du Meilleur film à Sitgès en 2002

Mike Reilly, un jeune inspecteur new-yorkais, se trouve confronté à plusieurs morts horribles, probablement consécutives à une mystérieuse épidémie. Epaulé d'une ambitieuse chercheuse du Département de la Santé, Terry Huston, il découvre l'existence d'un site Internet, Terreurpointcom, sur lequel les victimes se sont connectées deux jours avant leur décès. L'épidémie dissimulerait en fait une série de meurtres, orchestrés par une "veuve noire" qui hante le réseau et cherche à se venger. Mike ne tarde pas à se connecter au fameux site. Il dispose dorénavant de 48 heures pour trouver et détruire cet esprit démoniaque, sinon il subira le même sort que les autres victimes.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Terreur point com - Le film maudit
Par : Chroniqueurs


Par Dante

Décrié par les critiques, boudé par les fans, Terreur.com a tout du film maudit, destiné à rester dans les bas fonds du cinéma d’horreur bis américain. Pourtant, quand on voit les mêmes critiques s’extasier sur un énième slasher pour adolescents on peut se poser des questions sur la véracité de leurs dires.

Autant le dire tout de suite, Terreur.com n’est pas le film de l’année mais pas non plus le navet tant hué. Partant sur une base simple, un site internet qui tue, Malone (La maison de l’horreur) ne se risque pas hors des sentiers battus, à l’époque où l’on nous abreuve de K7 meurtrières, de téléphones vengeurs où de jeux vidéo retors. Mais malgré cette trame simpliste, le scénario réussit à tenir la route, en entrecoupant deux genres distincts, le film de tueur en série et le fantastique angoissant. Cohabitation un peu bancale, car le fantastique ne tarde pas à prendre l’ascendant sur le thriller. Pourtant, le spectateur est très malmené dans ce film. Le réalisateur oscille entre des tranches d’angoisse servies par des effets spéciaux plutôt réussis et des scènes de torture, certes suggérées, mais qui restent efficaces. Alors pourquoi autant de haine envers ce film, qui sent bon la série B classique mais tellement sincère ? Parce qu’on lui reproche, entre autres, d’être un fourre-tout incompréhensible.

De ce côté-là, il est vrai que Malone s’emmêle un peu les pinceaux, tirant son inspiration d’ici et là. On y croise donc des fantômes de fillettes (blondes cette fois) tout droit sortis d’un Ju-on, des corps blanchâtres et difformes à la The Ring, certains plans renvoient directement à Seven de Fincher, etc... Mais dans ce maelstrom de clins d’œil cinématographiques ou de plagiats (appelez cela comme vous voudrez), Malone se permet d’être le précurseur d’un genre qui n’avait pas encore percé au cinéma. Impossible en voyant les travellings sur les outils de torture de ne pas penser à Hostel. Impossible aussi de ne pas se rappeler Saw face au sadisme du tueur et aux plans hallucinés et clipés qui peuplent le film. Malone ose tout, rendant son film bancal mais hautement efficace.

Côté casting cette fois, c’est un sans faute, Stephen Dorff est excellent dans un rôle voisin de celui de Brad Pitt dans Seven, Natascha McElhone vient apporter une touche de féminité dans ce monde de brute. La palme d’or va à Stephen Rea en docteur sadique et méchamment secoué mais également à Jeffrey Combs toujours aussi talentueux, même quand il est recalé au rang de second rôle. À noter une apparition d’Udo Krier, rapidement expédie Ad patres.

Un film honnête qui a le mérite d’essayer d’innover, mais qui reste un film d’horreur pour adulte à l’ambiance malsaine même s’il recule parfois devant son aspect trop déviant. Loin du navet décrit, un film d’horreur de qualité et sincère. Pour une fois qu’on ne prend le spectateur pour un adolescent écervelé.

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