Critique de film

Terminator Renaissance

"Terminator Salvation"
affiche du film
  • Genre : Science-Fiction
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : McG
  • Pays d'origine : USA, Angleterre, Allemagne
  • Durée : 1h48
  • Budget : 200 millions de dollars
  • Scénariste : John D. Brancato, Michael Ferris
  • Musique : Danny Elfman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Christian Bale, Anton Yelchin, Sam Worthington, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood, Common, Jadagrace Berry, Helena Bonham Carter, Roland Kickinger
  • Récompenses : Aucune

En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Terminator Renaissance - La guerre des robots n’aura pas lieu
Par : Geoffrey Marmonier




Terminator Renaissance n’était pas vraiment attendu comme le messie, mais il faut avouer que les déclarations de son réalisateur, McG, ainsi que les magnifiques bandes-annonces, avaient tendance à redonner confiance. Le film promettait de découvrir enfin sur grand écran la fameuse guerre entre humains et machines, ce qui forcement motivait la plupart des fans de la saga. Et puis Christian Bale en John Connor, voila une nouvelle qui faisait plaisir. Mais malheureusement, Terminator Renaissance vient cruellement rappeler qu’entre les belles paroles et la réalité, il y a souvent un fossé.

Alors certes, le film a été remonté par le studio, expurgé de pas mal de sa violence et amputé d’une trentaine de minutes, mais cela n’explique pas tout… Certes, on peut imputer à ce remontage sauvage le fait d’assister à une succession de scènes d’action sans développement des personnages, mais le bât blesse à d’autres endroits. Cela n’explique par exemple pas pourquoi on a l’impression de voir tout sauf un film de la série Terminator. C’est bien simple, du début à la fin, on a la désagréable sensation d’assister à un spectacle mis en boite par un fan maladroit qui pioche de bonnes idées où il peut. On a donc droit à des robots géants à la Transformers, à des « paniers à humains » comme dans La Guerre des Mondes, à des sortes de robots anguilles rappelant farouchement les pieuvres de Matrix, à un final repompé à la fois sur celui des deux premiers Terminator et sur Alien 3 (le coup du métal en fusion ensuite refroidi pour tuer le monstre). Pire, les références aux autres opus de la saga (enfin aux deux premiers) sont soit lourdement amenées (les ridicules « Come with me if you want to live » et « I’ll be back ») soit totalement illogiques (le cameo de Schwarzenegger, irréprochable en termes visuels, n’a aucun intérêt au niveau scénaristique).

Et surtout, le film cumule les incohérences scénaristiques et les frustrations. Qu’en est-il de la guerre promise entre humains et machines ? On a juste droit à un road trip de Marcus Wright (Sam Worthington, plutôt crédible) et à deux pauvres affrontements. Skynet attire John Connor dans un piège pour l’éliminer ? Il n’envoie qu’un seul et unique T800 pour faire le job alors qu’il les fabrique à la chaine. Pas très pressé d’en finir le Skynet… Plus grave, le film peine à raccrocher les wagons avec la trilogie initiale, multipliant les incohérences. On a par exemple du mal à comprendre pourquoi Skynet tient tant à éliminer Kyle Reese, vu que Sarah Connor a bien pris soin de dissimuler le fait qu’il est le père de John Connor. Comment le super ordinateur s’est-il procuré l’info ? Mystère et boule de gomme… Mais au-delà de toutes ces tares, il faut avouer que Terminator Renaissance est un spectacle plutôt agréable à regarder. Il bénéficie d’un casting solide, même si sous-exploité (Bryce Dallas Howard et Michael Ironside font de la figuration), duquel émergent surtout Christian Bale (même s’il passe un peu trop de temps à refaire son Batman) et Sam Worthington, attachant en hybride mi-homme mi-robot (merci au studio pour avoir spoilé cette révélation dans toutes les bandes-annonces). Le film est aussi joliment photographié, les couleurs délavées rendant bien l’impression de fin du monde. Et puis surtout McG manie plutôt bien sa camera, arrivant à rendre les scènes d’action très lisibles (et c’est rare) et dynamiques, même si elles manquent d’originalité. Les effets spéciaux sont irréprochables et constituent l’un des points forts du film.

Terminator Renaissance se suit donc sans déplaisir, mais avec tout de même un sentiment de frustration prégnant devant le semi-gâchis scénaristique du film. Et dire que certains critiquent le sympathique troisième épisode, pourtant autrement plus fidèle et respectueux envers la série initiée par James Cameron…


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage