Critique de film

Terminator

"The Terminator"
affiche du film
  • Genre : Action, Science fiction
  • Année de production : 1984
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : James Cameron
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h48
  • Budget : 6 400 000 dollars
  • Scénariste : James Cameron & Gale Anne Hurd
  • Musique : Brad Fiedel
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton, Paul Winfield, Lance Henriksen,…
  • Récompenses : Grand Prix au Festival du film fantastique d'Avoriaz (1985); Saturn Award du meilleur film de science fiction, du meilleur scénario et des meilleurs maquillages (1985).

A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Terminator - He’ll be back
Par : Samuel Tubez




Trois ans après Piranha 2, son premier long, James Cameron nous balance à la tronche son Terminator qui le propulsera directement au rang de spécialiste du blockbuster qui défouraille sec. On est alors en 1985, le film remporte au passage le Grand Prix du Festival du film fantastique d’Avoriaz, et provoquera jusqu’à nos jours de nombreuses répercussions. La machine indestructible de Skynet était lancée.

Los Angeles, 1984. Des années avant qu’une guerre n’éclate entre humains et robots. Un cyborg surgit du futur, un Terminator, envoyé pour tuer Sarah Connor, une jeune femme dont l’enfant (pas encore conçu) doit sauver l’humanité en organisant la rébellion. La résistance humaine a également envoyé un émissaire dans le passé, Kyle Reese, afin d’empêcher la machine d’accomplir sa mission.

Très vite, la course-poursuite est entamée dans ce titre qui ne laisse que peu de temps au spectateur de s’apaiser. L’histoire, avec tous ses paradoxes temporels, ne nous sera dévoilée qu’en cours de route, lors des rares trêves que peuvent s’octroyer les deux héros poursuivis par un cyborg que rien (ou presque) ne peut arrêter. D’un côté nous avons Michael Biehn (que l’on retrouvera ensuite dans Aliens et Abyss, toujours signés par Cameron) et Linda Hamilton (qui restera essentiellement connue pour ce rôle). Lui, est parfait en homme du futur, incroyablement téméraire et transi d’amour pour celle qui enfantera le fameux John Connor, chef salutaire de la résistance. Elle, est impeccable en victime dépassée par les évènements mais qui, déjà au cours de ce film, évoluera doucement vers une Sarah Connor forte et revancharde que l’on pourra ensuite pleinement apprécier dans Le Jugement dernier. De l’autre côté, un homme prête ses traits à l’effroyable machine à tuer : Arnold Schwarzenegger. Un choix judicieux tant la stature et l’impassibilité de l’acteur conviennent au rôle. Une prestation d’ailleurs presque muette (à peine une vingtaine de phrases prononcées, toutes très courtes), pour l’acteur d’origine autrichienne qui trouvait là sans nul doute le rôle le plus important de toute sa carrière. « Sarah Connor ? », « I’ll be back », « Fuck you asshole »,… rares sont les comédiens pouvant se vanter d’être devenus cultes avec si peu de dialogues !

De son côté, James Cameron assure le spectacle en proposant un rythme fou où des scènes d’action de plus en plus intenses et violentes s’enchaînent presque sans répit. Le carnage dans le night-club, l’assaut du poste de police, le face à face final avec Sarah,… autant d’instants jouissifs qui, appuyés par les magnifiques effets spéciaux de feu Stan Winston (Predator, Jurassic Park ou dernièrement Iron Man), impressionnèrent tous les spectateurs de l’époque. Qui n’a pas été ébahi en assistant à cette fameuse scène où, dans la chambre d’un hôtel poisseux, le Terminator se répare l’avant-bras et s’extraie un œil de l’orbite ? Et puis cet endosquelette animé image par image, quelle merveille ! Des SFX qui peuvent paraître bien dérisoire aux spectateurs des années 2000, mais qui furent pourtant révolutionnaire à l’époque. Et quelle époque ! Schwarzenegger, Cameron et Winston : trois grands noms qui brillèrent alors de mille feux dans leurs activités respectives pour livrer un des sommets du film d’action des années 80. Pour notre plus grand bonheur, ils réitéreront l’exploit au début des années 90. Mais ça, c’est pour le second épisode…

Sans se soucier d’un éventuel message politique ni d’une quelconque dénonciation de la violence, Terminator fixe le spectateur à son siège pour de l’action non-stop saupoudrée d’effets spéciaux dérangeants et impressionnants. Un divertissement pur premium qui marqua son époque et lança une saga qui traversa une poignée de décennies pour écraser davantage tout sur son passage (Terminator 2) ou tenter en vain de réitérer le succès d’antan sans faire preuve de beaucoup de talent (Terminator 3 et sa bimbo-cyborg). Sûr que lorsque l’on passe après un type comme James Cameron, on a intérêt a en avoir du talent…


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