Critique de film

Tarentules, le cargo de la mort

"Tarantulas: The Deadly Cargo"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1977
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stuart Hagmann
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : John Groves, Guerdon Trueblood
  • Musique : Mundell Lowe
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Claude Akins, Charles Frank, Deborah Winters, Bert Remsen, Sandy McPeak, Pat Hingle
  • Récompenses : Aucune

Suite au crash aérien d'un avion de transport venant d'Afrique du Sud, une invasion d'araignée se produit dans une orangeraie de Californie...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tarentules, le cargo de la mort - Huit pattes fois plein de pattes
Par : Damien Taymans


Guatémala. Sous un soleil de plomb, des hommes ramassent à la pelle des amas de grains de café afin de les revendre aux States à prix d’or. Pressés de terminer leur tâche ou complètement aveugles, ceux-ci embarquent négligemment une belle fournée de tarentules au venin mortel. Atterrissant tant bien que mal dans une petite ville de Californie, l’équipage (déjà moribond) amène avec lui un fléau difficile à canaliser : une attaque de monstres à huit pattes…

Tarentules, le cargo de la mort. Si ça s’est pas un titre qui laisse présager une sorte de Snakes on a plane tendance arachnophobique… Pourtant, malgré une introduction dans les airs aussi anxiogène (claustrophobie aérienne oblige) qu’ombrageuse (sans les hublots, impossible de les distinguer), le téléfilm de Stuart Hagmann, vétéran de la production télévisuelle d’habitude confiné aux drames romancés, quitte définitivement le septième ciel pour retomber sur la terre ferme direction l’orangeraie. Car, l’œuvre se veut extrêmement fidèle aux préceptes entomologiques et se révèle même une tendance documentaire introspective, dotant les tarentules d’une véritable passion pour les fruits de l’orangeraie d’à côté (à la recherche d’insectes, elles ne sont pas frugivores, bande de mécréants) et les affublant d’une peur incommensurable de leurs ennemies de toujours, les guêpes. Deux principes que le réal ne manque pas de respecter, attribuant un certain réalisme à son entreprise à défaut de soutenir une certaine tension.

A franchement parler, même si les bêbêtes ne rechignent pas à liquider au passage quelques humanoïdes venus se poster sur leur chemin (dont un gamin, assez rare pour être souligné), aucune atmosphère ne se distingue réellement, l’intrigue se déroulant au rythme des déplacements tortueux de ces monstres handicapés par quatre pattes de trop. Les gros plans sur ces créatures assassines n’améliorent que très peu le fixisme filmique d’une production télévisuelle formatée pour les sempiternels rebondissements épisodiques qui ajoutent encore au déroulement pour le moins haché de l’ensemble.

Documenté à défaut d’être soigné, plaisant à défaut d’être terrifiant, Tarentules, le cargo de la mort ravit par sa générosité en termes de body count (même si les meurtres ont toutes lieue hors-champ) et son exotisme documentaire. Déjà pas mal pour un métrage qui n’a pas connu les honneurs de la toile (un comble pour un film d’araignées).

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